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Gamal
01/04/2006, 17h10
Edition du 1er avril 2006 > Epoque



GRAND PRIX MAGHRÉBIN HIPPIQUE
L’Algérie remporte le titre
Le Grand Prix du Maghreb, qui ne s’est plus tenu depuis 1973, a été remis en selle le 19 mars dernier, à Tunis, où l’Algérie engageant quatre représentants a laissé une très forte impression, en s’adjugeant le titre suprême tant convoité grâce à la vista du pur-sang arabe El Djal, monté par le jockey Senoussi Kach de carrière (N. Lovamria), qui a figuré dans la combinaison gagnante (4e), tandis que Aïssane (6e) et Kalgon (8e) ont réalisé une production fort honorable quand on sait que ce grand prix du Maghreb a vu la participation de 19 supercracks défendant les couleurs de la Tunisie, du Maroc (le prestigieux Haras royal) et, tenez-vous bien, ceux du cheikh émirati Mansour Ben Zayed Al Nahyan dont le fabuleux Munjiz, vainqueur en titre en août dernier, à Deauville, de la plus grande course européenne et du grand prix de l’Etat des Emirats arabes unis d’une dotation de 60 000 euros.





Cette lecture faite, nous saisissons mieux les immenses mérites de nos représentants, particulièrement le néo-champion du Maghreb, El Djal et ses « camarades » qui ont, pour la petite histoire, effectué le trajet Alger-Tunis par route (van), tandis que leurs concurrents ont eu droit au confort des jets-cargos ! Selon Fayçal Cheikh, directeur de l’organisation des courses et chef de la délégation algérienne, les conditions de séjour ont été excellentes. Ne pouvant refréner son grand bonheur suite à une telle apothéose, il fait remarquer que les observateurs présents sur place ont été littéralement tétanisés par le comportement des purs-sangs arabes algériens qui faisaient figure de simples figurants devant leurs adversaires qui courent très souvent en Europe et montés par ce qui existe de meilleur comme jockeys (R.Dokuze, R. Marchelli, T. Thuilliez, T. Gillet...). Ce sacre, il faut le souligner, n’est point le fruit du hasard mais la conséquence logique du travail en profondeur mené de main de maître depuis cinq années par une équipe dirigeante, qui n’a ménagé aucun effort pour redonner à la société des courses hippiques et du pari mutuel le rayonnement avec lequel elle se permet de porter haut et loin les couleurs nationales, sans commune mesure, sur le plan des moyens financiers et humains, avec nos voisins marocains et tunisiens. Quant aux Emiratis... c’est David face à Goliath ! Seulement le pouvoir de l’argent ne représente pas tout.

L. H.

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