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Loubia
15/12/2010, 13h00
Nasri élu meilleur joueur français de l'année 2010



Après avoir été sacré meilleur joueur du mois d'octobre en première League, Nasri ajoute une nouvelle ligne à son palmarès individuel avec la quête du titre de meilleur joueur français de l'année par le magazine France-Football.


Depuis un an, Samir Nasri a pris une nouvelle ampleur et s'est affirmé au sein du collectif d'Arsenal © SIPA Samir Nasri pourra toujours se consoler de sa défaite contre Manchester en se gratifiant du titre de meilleur joueur français de l'année. Et au vu de ses dernières prestations, on ne peut pas dire que ce trophée soit volé. Au talent et à la grâce, le joueur d'Arsenal a ajouté l'efficacité et la régularité à son jeu. Passeur et animateur de son équipe, Samir Nasri s'épanouit aussi dans un rôle de buteur qui sublime Arsenal et enchante la première League. Ses pairs l'ont d'ailleurs récompensé avec le titre de meilleur joueur du mois d'octobre.

Laurent Blanc : « Il est bon partout »
Avec déjà douze buts à son actif, le Gunners a pris une nouvelle dimension et voit s'entrouvrir un avenir qui se dessine en bleu : « En ce moment, il est sur un nuage. Aujourd'hui, il va vers le but et on voit le résultat. Il peut jouer sur un côté, au-dessus, au-dessous. Aujourd'hui je le trouve très performant sur le côté droit. Mais il est bon partout, et il n'a que 23 ans », souligne un Laurent Blanc visiblement admiratif.

Nasri le timide est devenu un homme de caractère
Si sur le terrain le Marseillais a clairement pris de l'ampleur, il le doit surtout à un caractère qui s'est affirmé au point de devenir un leader naturel chez les Gunners. En l'absence de Cesc Fabrégas et de Robin van Persie, l'international français a clairement pris les commandes de l'équipe. Pour preuve, lundi soir sur la pelouse d'Old-Trafford, on l'a vu prendre le jeu à son compte et haranguer ses partenaires pour exercer un pressing sur la défense mancunienne.
Hier introverti et chahuté par une hiérarchie intimidante, Nasri s'est découvert un esprit de révolte à l'intention de ses anciens bourreaux. Le 20 novembre dernier, il rencontre son ancien partenaire de club et de sélection William Gallas. Le face à face entre les deux hommes est glacial. Le Marseillais ignore son aîné et refuse de lui serrer la main. Un affront comme une passation de pouvoir entre le Gunners et l'un des cadres de l'équipe de France, responsables de la mise au ban de l'impétueux Nasri lors de l'Euro 2008.

« pour le brassard de l'équipe de France, je ne dis pas non »
Aujourd'hui, l'international tricolore refuse de porter le costume du responsable du fiasco de l'euro 2008 (élimination au premier tour) et n'hésite pas à pointer les défaillances de ses aînés : « Ceux qui me traitaient de petit con après l'Euro 2008 se sont aperçus cet été que certains avec qui j'avais eu des problèmes à l'époque, on foutu, entre guillemets, la ***** en Afrique du Sud. » Nasri a mûri et prend désormais ses responsabilités comme lors du match face à Manchester après les propos d'Evra : « Je suis allé voir Patrice avant le match et je lui ai dit que ce n'était pas des propos à tenir ».
Exemplaire et leader sur le terrain, Nasri ne se fixe aucune limite, en club comme en sélection nationale, « pour le brassard de l'équipe de France, je ne dis pas non. »

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