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rhesus
05/08/2004, 16h45
Zapatero maladroit sur la politique étrangère
Le Premier ministre espagnol, en exprimant sa position sur le conflit au sahara occidental a commis une première maladresse dans sa politique étrangère. Son

arrivée au pouvoir a été saluée par l'ensemble de l'europe car il portait l'espoir d'un changmeent avec la politique d'Aznar. La fin de règne honteuse du PP a donc permit à zapatero d'apparaître comme l'homme du consensus en espagne comme à l'étranger. Il a effectivement tenu sa promesse en retirant les troupes espagnols d'irak. Il s'est rapproché de paris et de berlin sur tous les points, y compris sur la politique étrangère.

Lors de sa visite à Alger, Zapatero s'est exprimé en faveur d'une troisième voie, rejetant la solution du référendum, ce qui est un changment de position important pour l'ancienne puissance occupante du sahara occidental. Ainsi Zapatero dans un souci de plaire au autorités françaises et marocaines, c'est détourné du plan Baker sans la moindre pensée pour les saharaouis. Les autorités algériennes ont très mal apprécié ce revirement espagnol à l'occasion d'une visite en "pays ami". L'espagne souhaite dans le même temps renforcer ses liens avec l'algérie en particulier au niveau économique, mais cette position est un pavé dans la marre.

extrait du site Middle East News

[Après avoir tergiversé sur la question du Sahara occidental, en affirmant que la péninsule ibérique se prononçait pour un règlement du conflit dans le cadre d’un dialogue entre l’Algérie et le Maroc, en plus d’une éventuelle rencontre entre la France, le Maroc, l’Espagne et l’Algérie, le gouvernement Zapatero vient à nouveau de changer sa position par la voix de son chef de la diplomatie. Miguel Angel Moratinos a, en effet, déclaré à Abdelaziz Belkhadem que l’Espagne soutenait toujours le plan Baker pour l’autodétermination du peuple sahraoui. C’était à l’occasion d’un entretien téléphonique entre les deux homologues. Par ailleurs, le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères, Bernardino Leon, a démenti les informations rapportées, notamment par la presse marocaine et selon lesquelles Madrid est en train d’élaborer, en étroite collaboration avec l’Elysée, un plan de substitution à celui de l’ancien représentant de Kofi Annan, James Baker en l’occurrence. Selon le diplomate espagnol, le plan Baker est considéré par l’Espagne comme «la référence pour une future solution. Un plan qui aura toutefois besoin de réajustement», sans pour autant en préciser les contours. D’autre part, M. Moratinos insistera sur la nécessité pour le Conseil de sécurité d’accorder au nouvel envoyé spécial onusien un mandat «étendu et général». Cet élargissement lui permettra, selon le chef de la diplomatie espagnole, «de pouvoir explorer et avancer dans la recherche d’une solution politique mais qui s’inscrive dans le cadre du plan Baker». Et Moratinos d’ajouter : «Nous n’avons aucun problème avec le plan Baker, ce que nous voulons, c’est que les parties l’acceptent. Nous avons voté une résolution en avril et si c’est dans le même esprit nous la voterons aussi.» Ce sont là autant de déclarations des hautes autorités espagnoles qui, faut-il le souligner, ont entretenu la confusion à un certain moment. Surtout que la presse marocaine s’en est saisi et fait ses choux gras en continuant à écrire que le problème du Sahara ne pouvait pas se résoudre en dehors de la participation de l’Algérie, qui est «à l’origine du conflit». Depuis l’avènement du nouvel exécutif de gauche, les Marocains n’ont eu de cesse de leur faire dire ce qu’ils n’ont pas dit même si ceux-ci ont quelque peu tergiversé avant de clarifier définitivement leur position. Et que les autorités algériennes ont mis le holà à toutes les spéculations sur de supposées rencontres d’un quartet. En effet, il y a à peine quarante-huit heures, les responsables de l’Etat algérien ont réitéré la position de l’Algérie quant à ce conflit. Elle est immuable et n’a pas de raison de changer, quand bien même le Maroc aurait levé l’obligation du visa pour les citoyens algériens désirant se rendre dans ce pays. «On ne peut pas penser que le conflit du Sahara occidental va se résoudre avec un forcing international, il faut que les parties discutent et dialoguent dans le cadre de l’ONU», a déclaré le chef de la diplomatie espagnole. Avant de renchérir : «Le droit d’autodétermination doit rester, mais dans le dialogue et dans le cadre de l’ONU. Le temps est venu de trouver une solution à ce conflit car tout le monde en souffre, et toutes les parties, dont le royaume du Maroc, veulent une solution définitive»]

Comme dans tout nouveau gouvernement il y a toujours une pérdiode de rodage. Mais ce cafouillage espagnol, ne révèle t-il pas l'inexpérience de l'homme Zapatero, sur des dossiers aussi importants que la décolonisation, et la place du sud méditerranéen dans l'europe de demain

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