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Zacmako
20/12/2010, 07h34
60% des marchandises écoulées au noir

Toutes les communes sont concernées par ce phénomène préjudiciable au consommateur, au Trésor public et au cadre de vie.


Délocaliser une partie des commerçants de l’ex-rue de La Lyre n’a pas été une sinécure : des échauffourées ont éclaté dans cette rue marchande et dans les ruelles adjacentes, longtemps occupées par des vendeurs. «La police est toujours présente à cet endroit, ce qui dissuade les jeunes de revenir. Mais ce qui intrigue, c’est que des commerçants qui bénéficient de l’impunité n’ont jamais été inquiétés.
Ils activent, surtout aux alentours de Djamaâ Lihoud (rue Amar Ali). Des mauvaises langues nous disent que ce sont d’anciens repentis que personne n’ose inquiéter», s’indigne un résidant de la rue du Lézard, passage adjacent à la rue Bouzrina (ex-rue La Lyre), occupée, durant plusieurs années, par les vendeurs.

A la Basse-Casbah, les vendeurs reprennent place à Zoudj-Ayoune, en dépit de la présence policière. «La présence policière ne semble pas dissuader ces jeunes de reprendre leur place à cet endroit», s’étonne ce riverain qui a vu son frère «délogé» de l’espace qu’il occupait à la rue Bouzrina. Passé toute la pression, les policiers n’empêchent pas ces vendeurs de réoccuper la rue de Bab El Oued, désertée durant quelques semaines. «Les vendeurs venus du marché de Bachdjarrah se rabattent sur cet endroit», insiste notre interlocuteur, casbadji pure laine.

Dans la commune de Bab El Oued, le marché informel des Trois-Horloges est toujours en activité. Cette situation n’est pas sans problè-mes : des bagarres éclatent entre les riverains et les vendeurs. Plusieurs résidants ont essayé d’approcher le nouveau DGSN. Peine perdue.
«Aucune instruction n’est venue faciliter le départ de ces vendeurs», se désole un habitant engagé dans un comité de quartier qui dénonce les autorités municipales qui promettent de réaliser un marché. Situé sur la rue adjacente à l’avenue Hassiba Ben Bouali, le marché Molière est toujours boudé par les commerçants qui préfèrent squatter les ruelles et les espaces réservés aux piétons.

L’espace destiné à abriter les étals des fruits et légumes clôturé par l’APC est quasi vide. Un marchand, qui bloque totalement l’accès au marché avec son étal, explique qu’il n’a rien à se reprocher. «Je travaille de façon réglementaire», nous assure-t-il. A l’extérieur, tous les trottoirs sont squattés et transformés en étals de fruits. Bananes, oranges, ananas, prunes, citrons et autres fruits sont exposés sous des parasols destinés initialement aux étals du marché.

Accès difficile
Très difficile pour les passants de se frayer un chemin entre les caisses et les cartons d’emballage traînant à même le sol. La rue Molière donnant sur le pont métallique liant Hassiba Ben Bouali à la station du 2-Mai 1945 est impraticable, puisque tout le périmètre est squatté. Les marchands se disent en «conformité». «Pourquoi s’attaque-t-on aux petits marchands.
Pourquoi ne s’intéresse-t-on pas plutôt à la provenance de ces fruits tous importés», s’est-il interrogé, furieux contre notre photographe. Destiné a absorber l’activité de la vente informelle au niveau de Bichat (ruelle longeant la face sud de Mustapha Pacha), le marché Molière n’a visiblement pas réalisé l’objectif escompté. L’APC de Sidi M’hamed qui a aménagé cet espace commercial en 2006 au profit de 40 commerçants se dit «impuissante» devant l’insistance des marchands.

«Nous avons tout fait pour intégrer ces vendeurs dans le circuit légal, mais cela n’a donné aucun résultat. La rue Molière et l’espace Bichat sont toujours occupés par les commerçants informels», se plaint-on au niveau de cette APC. L’APC compte aujourd’hui sur le projet de réalisation d’un centre commercial à la place du marché Molière pour délocaliser définitivement ces commerçants illégaux.
Selon le secrétaire général de l’APC de Sidi M’hamed, M. Oubahi, l’étude portant sur ce projet sera finalisée dans une quinzaine de jours. L’avis d’appel d’offres sera lancé juste après, informe-t-il. «Le lancement des travaux obligera ces vendeurs à quitter les lieux, et le site sera débarrassé automatiquement de ces indus occupants», promet-il.

Belouizdad, le grand bazar…
La commune de Belouizdad ne fait guère excep- tion : les vendeurs délocalisés il y a quelques années, sont revenus sur la rue Belouizdad. La police qui dépêche ses équipes ne fait qu’assister impuissante à ce retour des vendeurs à la sauvette qui ne se sauvent plus. «Une Vito est garée chaque matin à la sortie de la rue du marché Tnach, occupée de bout en bout par les vendeurs informels.
Aucun de ces derniers n’est pourtant inquiété. On remarque du nouveau depuis quelques jours : des vendeurs installent leurs marchandises à même le trottoir», se désole un commerçant légal. «Ils obstruent les rues devenues un grand bazar. C’est là que se retrouvent chaque jour des vendeurs venus des quartiers limitrophes d’Alger et même de localités des wilayas voisines : Larbaâ à Blida, Larbatache à Boumerdès ou encore de Koléa», poursuit-il.

«Il est ahurissant de voir ces policiers à cet endroit et qui ne font rien. L’Etat ne veut pas en finir avec ce phénomène. Les agents, qui n’ont pas reçu d’instructions de leurs supérieurs, ne peuvent rien faire.» «L’APC de Belouizdad a proposé d’ouvrir un marché aménagé, mais les vendeurs du marché Tnach, dont le projet de réhabilitation est abandonné, n’ont pas accepté d’y aller. Prétexte tout trouvé : l’endroit, un immense hangar désaffecté, servait d’étable au temps des colons», relève un résidant de l’ex-Belcourt.

Des structures inexploitées
Bien qu’ayant été complètement achevé, le projet de réalisation d’un marché couvert au niveau de la commune de Bordj El Bahri pose problème. Les locaux de ce marché flambant neuf n’ont pas été jusqu’à aujourd’hui attribués. Pis encore, ils se sont, au fil du temps, dégradés.Rappelons qu’il était question au départ d’éradiquer le commerce informel qui a envahi les moindres recoins de l’agglomération, et qui a fini par donner à cette petite ville du littoral est-algérois des allures d’un grand bazar à ciel ouvert.
Cet objectif n’étant pas atteint, la commune continue toujours de croupir sous le poids d’un désordre incroyable qui a non seulement enlaidi l’espace urbain, mais a engendré également des tensions sociales dues à l’accroissement sans précédent du nombre de chômeurs reconvertis en vendeurs illicites.

Les jeunes vendeurs qui ont élu domicile durablement dans les ruelles de la cité Cosider se sont heurtés aux forces de l’ordre, contraignant les autorités locales à cesser toute tentative visant à éradiquer le marché.
Elles avaient promis aux jeunes frondeurs l’attribution de locaux au niveau de cette nouvelle structure commerciale. Sauf que, jusqu’à l’heure actuelle, rien de cela n’a été fait.
La commune de Bordj El Bahri a bénéficié d’un projet de marché de proximité qui a été réalisé au quartier les Ondines, mais il est exploité partiellement. Les marchands informels de la ville n’ont pas voulu rejoindre dans leur totalité ce marché, qui ne répond pas, assurent-ils, aux normes d’usage puisqu’il s’agit uniquement d’un terrain vague sur lequel a été construit un mur d’enceinte.

A Bordj El Kiffan, les autorités locales ont aménagé un marché couvert à la cité Faïzi ; les locaux n’ont pas été exploités à ce jour, mais tout le marché a été amputé d’une très grande partie.Les travaux de la ligne du tramway ont nécessité la démolition d’une bonne partie de cette structure, nous dit-on au niveau de l’APC.
Cet état de fait renseigne en conséquence sur le peu d’intérêt accordé aux deniers publics.Dans le même registre, à El Marsa, la commune a bénéficié d’un projet de marché de proximité, mais qui se trouve également inexploité.

Les vendeurs illicites qui se trouvent dans le périmètre de la commune n’ont jamais daigné rejoindre le marché, ils préfèrent écouler leurs marchandises sur les trottoirs de la ville pour éviter de s’acquitter des charges qui leur sont exigées.
L’anarchie dans le domaine commercial se traduit également à l’est de la capitale par un désordre sans égal en matière d’agencement des commerces : les restaurants côtoient les ateliers de soudure des tuyaux d’échappement, ou encore les sculpteurs de marbre. «On se demande à quoi servent les services des l’APC qui ont à charge la mission de délivrer les autorisations pour l’exercice d’activités commerciales», se désole un citoyen de la localité. Ce qui revient à dire que les autorités locales n’accordent point d’importance aux enquêtes de commodo et incommodo.


25% des fruits importés écoulés dans l’informel
Selon l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), 25% des fruits et légumes écoulés dans le circuit informel proviennent de l’importation. Le reste, estime M.Boulenouar, porte-parole de cette organisation, est issu de la production locale, détourné du circuit de distribution bien avant d’atteindre les marchés de gros.

L’Ugcaa a recensé 100 points informels de vente, échappant au contrôle au niveau de la wilaya d’Alger. Selon la même source, 60% des produits sont distribués par le biais de l’informel. Les représentants des commerçants pointent un doigt accusateur les APC «qui ont échoué dans la lutte contre l’informel».

Le ministère de l’Intérieur, précise la même source, a instruit les wilayas et les APC de mener des campagnes de lutte contre ce fléau qui menace l’économie nationale, mais c’est au niveau des APC que cette lutte stagne, en raison du manque de surfaces commerciales de proximité.
El Watan

aborigene
20/12/2010, 09h41
Il faut que le social et le raisonnement par les sentiments et l'estomac cesse dans ce pays si vraiment on veux se développer....

Je suis a la recherche d'un plombier pour réparer un problème d'eau a la maison depuis des mois, et dès qu'ils se rendent compte qu'il s'agit de petites bricoles ében il trouvent tout les arguments du monde pour ne pas venir .....il cherchent de l'argent beaucoup d'argent sans généraliser bienûr ....

La raison de cette reflexion est simple, y'a du travail en Algerie, et si tout les parents avant de pousser leurs enfant a faire de l'informel ou du tbezniss comme on le sursomme, il feraient mieux de leurs apprendre quelque chose d'utile pour vivre et servir son pays.

Pareil pour les parking anarchiques, a chaque fois c'est des jeunes de la vingtaine parfois moins et en très bonne forme physique,

ça couterai quoi une année ou deux ans d'apprentissage ensuite se lancer dans la vie professionnelle avec honneur.......c'est la ou il faut travailler le plus, car le travail existe

Abo,

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