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Voir la version complète : L’Onep exporte son expertise en Mauritanie


centripete
21/12/2010, 17h53
· A travers un projet de renforcement de ses capacités

· 110 millions de DH à mobiliser


La Mauritanie vient de réaliser un grand pas en matière de sécurisation de l’eau potable au profit de sa population. Le 13 octobre dernier, il a été procédé à la mise en service de l’important projet Aftout Essaahli qui va permettre d’alimenter l’agglomération de la capitale Nouakchott en eau potable à partir du fleuve Sénégal. Le coût du projet s’élève à 450 millions de dollars. Sa réalisation est le fruit d’un travail de coopération avec des organismes étrangers parmi eux figure l’Office national de l’eau potable (ONEP) considéré comme un partenaire privilégié.
Comment gérer d’une manière efficace ce projet de grande envergure va constituer certainement un grand défi pour les responsables de la Société nationale de l’eau (SNDE) en Mauritanie. Ce qui va permettre de le pérenniser et généraliser l’accès de l’eau potable aux populations des autres régions du pays. Pour ce faire, l’Onep et la SNDE, avec l’appui d’autres opérateurs, ont lancé, à Rabat, en mars 2008, un projet de partenariat pour le renforcement des capacités et la modernisation de l’opérateur mauritanien. «Cette initiative constitue un projet pilote comme modèle de partenariat Nord-Sud-Sud et aide au développement dans le secteur de l’eau», indique Ali Fassi Fihri, DG de l’Onep.

Ainsi, la réalisation de ce projet a été le fruit d’un travail d’un groupe d’une dizaine d’experts de l’Onep, SCP, ONEA, et internationaux piloté par l’Institut de l’eau et de l’assainissement de l’Office marocain. Le contenu de ce rapport a été présenté aux organisations et bailleurs de fonds internationaux lors d’une conférence tenue dernièrement à Rabat.

Cette étude a été marquée par un diagnostic des fonctions de la SNDE et de son environnement. Ce qui a permis de mettre en valeur les points forts de cet organisme ainsi qu’un ensemble de difficultés aussi bien internes qu’externes. Ce travail de diagnostic a été d’une grande utilité pour l’élaboration d’un plan d’action intégré pluriannuel pour la période 2011-2013. Il est constitué de 4 composantes. Parmi elles figure un programme dédié au renforcement des capacités à travers la formation et le coaching. Cela pour permettre de renforcer les capacités en vue d’une prise en charge des attributions par les ressources humaines, et aussi le développement des outils managériaux correspondants.

Les actions d’expertise dans les métiers de la SNDE (management et technique) ainsi que l’assistance à la réalisation des études spécifiques figurent également au menu. «La préparation de nos ressources humaines figure parmi les préoccupations de notre entreprise», précise Yall Zakaria, DG de la SNDE. Pour ce faire, le rapport propose la création à Nouakchott d’un centre de formation dont la première mission est la préparation du personnel d’exécution.

Notons, par ailleurs, que le séminaire de Rabat a été une opportunité pour les promoteurs du projet pour faire du marketing auprès des bailleurs de fonds internationaux présents pour mobiliser le budget nécessaire à sa réalisation estimé à près de 10 millions d’euros.

D’autres chantiers

Outre le volet ressources humaines, le rapport propose un aménagement organisationnel de la SNDE. L’objectif est de pallier aux dysfonctionnements structurels identifiés dans la partie diagnostic. Au menu également, un programme pour les études spécifiques nécessaires à l’accompagnement du processus de modernisation de la SNDE. Sans oublier, enfin, le développement d’un environnement institutionnel favorable et un appui politique volontaire à la SNDE.

Noureddine EL AISSI

L'economiste

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