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Voir la version complète : DEsertec: Il est impératif de fabriquer les équipements en Algérie


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23/12/2010, 01h01
L'implication de l'Algérie dans le projet Desertec reste conditionnée par un transfert effectif de savoir-faire et de technologie. Dans ce contexte, le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia a indiqué, hier, lors des réponses aux questions des sénateurs sur la déclaration de politique générale, que l'Algérie se doit d'abord de fabriquer les équipements nécessaires au développement des énergies renouvelables avant d'engager un quelconque partenariat. "Avant d'entrer en négociation avec les promoteurs de n'importe quel projet en la matière, Desertec ou autre, il est impératif de fabriquer les équipements nécessaires au développement des énergies renouvelables en Algérie ", a-t-il affirmé. Il a précisé que "l'Algérie s'attellera à développer les énergies nouvelles et renouvelables selon sa conception, ses besoins et ses aspirations pour l'exportation de cette énergie ". Aussi, a-t-il affirmé que le programme de développement des énergies renouvelables a été présenté au gouvernement qui l'examinera en Conseil des ministres au cours du premier trimestre 2011 afin d'élaborer un plan national pour le développement de ces énergies. "Des mesures de soutien financier public pour la réalisation de ce plan seront également prises", a-t-il soutenu.
Le Premier ministre a fait remarquer, dans ce contexte, que l'introduction des nouvelles énergies en Algérie signifie "plus d'austérité dans l'utilisation des énergies conventionnelles" dans la mesure où, a-t-il poursuivi, "le prix de ces énergies sera plus élevé".
Il a affirmé que "Sonelgaz, sans le soutien de l'Etat, aurait fait faillite", ce qui, a-t-il ajouté, "ne veut nullement signifier qu'une augmentation dans les prix de l'électricité et du gaz sera pratiquée prochainement". Pour rappel, le ministre de l'Energie et des Mines a indiqué dimanche à propos du projet Desertec, qu'il fallait "d'abord définir un programme national, ensuite, les partenaires, que ce soit Desertec, ou d'autres organismes ou d'autres pays, sont les bienvenus". Selon M. Yousfi, le programme national des énergies renouvelables permettra, d'ici 20 ans, de produire 40% de l'électricité à partir de ce type d'énergie et même d'exporter la même quantité vers l'Europe "si les investissements en partenariat se forment d'ici là".
Samira G.

Le Maghreb

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