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Voir la version complète : Algérie-UE: A quand un partenariat gagnant-gagnant ?


Pecos
30/12/2010, 08h59
" Déséquilibré ", c'est la conclusion à laquelle est arrivée la partie algérienne après cinq ans d'application de l'accord d'association avec l'Union européenne. Des années qui ont profité, de l'avis des experts, aux entreprisses européens qui ont bénéficié des avantages du démantèlement tarifaire au moment ou les sociétés algériennes peinent à se positionner dans un marché européen connu pour sa rigueur et ses innombrables barrières. Des pertes, il y en a eu du côté algérien, et elles se chiffrent en milliards de dollars. Plus grave encore, la tendance haussière est prévue pour les années à venir. Des chiffres officiels qui parlent d'un manque à gagner estimé à 1,5 milliard de dollars qui pourrait atteindre 7 milliards de dollars en 2017. Les projections sont ainsi négatives pour toute l'économie nationale, qui mise pourtant sur la diversification des ses ressources et la diminution de la dépendance vis-à-vis des hydrocarbures. D'où l'importance de la dernière réunion qui a regroupé les deux parties à Bruxelles au mois de juin dernier au cours de laquelle l'Algérie a réitéré son attachement à un accord gagnant-gagnant. L'évaluation faite, et le bilan est presque mitigé d'autant que l'Europe reste l'un des partenaires clé en matière d'échanges commerciaux avec des volumes en constante augmentation de " 80% " en quatre ans seulement. Première réaction et première décision prise par l'Algérie, la suppression des préférences tarifaires pour 36 produits importés du Vieux continent, et ce à compter du 1er janvier 2011. La liste comporte notamment des produits agricoles bruts ou transformés qui bénéficiaient auparavant d'avantages douaniers allant de 20% à 100%. En plus, l'Algérie " désire renégocier avec l'UE une liste négative de 1.740 produits industriels sur lesquels des droits de douanes seront imposés et le recul du démantèlement douanier et tarifaire de trois années (horizon 2020) au lieu de 2017 ". Mais le point nodal demeure le niveau des investissements directs européens en baisse ces dernières années. L'Europe reproche au gouvernement algérien son " protectionnisme ", dicté, il faut le dire par une conjoncture internationale où la crise économique à contraint les économies réputées les plus libérales à se replier sur elles-mêmes. Face à cette frilosité, le gouvernement algérien a décidé de changer de cap en matière d'IDE en précisant clairement que toute entreprise étrangère souhaitant investir en Algérie doit désormais s'associer à hauteur 51% avec des entreprises algériennes. Une mesure qui n'a pas été du goût de la partie européenne qui voit dans cette disposition un frein de plus à l'implantation des entreprise européennes, confrontées déjà comme elles l'ont souvent signalé aux lourdeurs bureaucratiques. Et ce n'est pas tout, l'UE trouve que les réformes économiques engagées par l'Algérie sont insuffisantes et le processus est aussi très long.
La zone de libre-échange sur laquelle les deux parties ont convenu depuis 2005 parait ainsi semée d'embûches et chaque partie tente d'en tirer profit même si dans la balance actuelle des échanges commerciaux, l'Europe est bien lotie alors que les exportations algériennes hors hydrocarbures ne représentent que 1,3 milliard de dollars en 2009. Situation inquiétante pour un pays qui offre pourtant des opportunités d'investissement et une aisance financière sans précédent.
Abdelghani M.

Une liste négative pour protéger l'outil de production
La menace est réelle, une année après l'adhésion de l'Algérie à la zone arabe de libre-échange. L'économie nationale fait face à un flux de produits importés de ces pays qui peuvent être préjudiciables à l'outil de production national. Des chefs d'entreprise ont tiré la sonnette d'alarme, déclarant que le risque de voir des unités entières mettre la clé sous le paillasson n'est plus écarté.
Le ministère était plus que sollicité pour trouver une issue à cette situation, pour le moins imprévue.
Cela dénote, en tout cas, à la fois la faiblesse des dispositifs mis en place pour anticiper de tels scénarii et aussi le niveau atteint par les autres pays arabes en matière du commerce extérieur, réussissant ainsi à exporter des produits de qualité puisqu'ayant trouvé preneur au niveau local.
En tout, ce sont pas moins de 1 500 produits inscrits sur la liste négative ou interdits d'importation. En face, peu de produits algériens ont réussi à s'imposer sur les marchés arabes. Comme quoi la réciprocité n'est pas du tout le slogan de ces échanges qui, une fois de plus, ne profitent pas à notre économie.
Le maghrebdz

Pihman
30/12/2010, 19h58
C'est le grand dilemme de l'économie algérienne (et de toutes les autres d'ailleurs)

"Faut il ouvrir l'économie pour devenir compétitif
ou
faut attendre de devenir compététitif avant d'ouvrir l'économie"


Personnellement je pense que l'ouverture est indispensable à condition que les vraies contraintes qui freinent les entreprises nationales soient posées sur table pour trouver les mesures adequates pour les lever


Par ailleurs, l'ouverture de l'économie VA NECESSAIREMENT provoquer la mort de certaines entreprises

Mais aussi le developpement et l'eclosion de nouvelles compététives et exportatrices

samarkand777
30/12/2010, 20h10
oui seuls les plus faibles vont disparaitre, et ca va obliger nos enreprises a innover pour pouvoir vivre.c'est bon pour le consommateur mais moins pour l'etat du moins a court moyen terme.

mais sur long terme, ona interet de pas se fermer et s'ouvrir progressivement si on veut pas etre dépassé pour de bon.

nano78
30/12/2010, 20h39
quand on applique la politique economique des annees 70 c est comme ca

samarkand777
30/12/2010, 20h45
oui nano au lieu de choisir le camps us + europe et celui de l'ouverture on a opté pour l'urss et un systeme socialiste d'industrialisation qui a ruiné l'algerie.

on attend toujours ces usine clés en main qui devaient faire de nous une puissance industrielle:22:

jawzia
30/12/2010, 20h48
"Faut il ouvrir l'économie pour devenir compétitif
ou
faut attendre de devenir compététitif avant d'ouvrir l'économieIl y a peut être une option "médiane".

Moduler l'ouverture en fonction de deux paramètres :
1. Le contexte local par l'instauration d'une liste négative (raisonnable)

2. Actionner des mécanismes "économiques" prenant en compte le d'ouverture degré d'ouverture du partenaire d'en face !

Pihman
30/12/2010, 21h00
Moduler l'ouverture en fonction de deux paramètres :
1. Le contexte local par l'instauration d'une liste négative (raisonnable)

2. Actionner des mécanismes "économiques" prenant en compte le d'ouverture degré d'ouverture du partenaire d'en face !


c'est très théorique

je suis convaincu que nos entreprises comme nos automobilistes sont rongé par le syndromee de la vignette auto

il attendent le 30 du mois dernier delai pour faire la queu de 500m pour payer la vignette alors qu'ils on eu un mois pour le faire

Aucun entrepreneur ne fera bouger ses fesses sauf si le produit concurrent n'est deja sur les étalages

aucune stratégie anticipatrice
aucune veille concurrentielle
rien

c'est le portefeuille qui declanche la reflexion



donc pour moi cela ne sert à rien à prolonger les protection
il faut mettre des dates butoires NON NEGOCIABLES

MARCHE OR DIE :twisted:

jawzia
30/12/2010, 21h03
c'est très théorique

Voici un cas pratique

Nathalie Kosciusco-Morizet, ministre française en charge des énergies renouvelables, justifie la nécessité de revoir le système de soutien à l’énergie photovoltaïque au motif que « l’on subventionne l’industrie chinoise à coup de CSPE ». Il est vrai en effet que les gros producteurs français d’électricité solaire achètent des panneaux chinois qui sont moins chers. Je constate simplement que le protectionnisme est partout y compris chez les plus libéraux. Le tout est de le savoir.


Liberté Algérie d'hier ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------






MARCHE OR DIELe libéralisme "sauvage" ne peut mener que vers le DIE (des petits voire même moyens)

maB2rOc
30/12/2010, 21h21
moi ce que je trouve dommage ces que les pays ayant du pétrole sont pris de fainéantise et ne veulent même plus travailler car argent et moujoud comme on dit , alors que les pays pauvre travaille ont va dire plus car il ont peur que leur peuple se révolte , et ce qui encore plus dommage ces que les arabes et les musulmans en général ont tous pour réussir , argent , une élite montante
il manque plus que unité.
j'ai lut un article d'un chercheur à époque ou Europe étais diviser et que les musulmans unis , un homme avait trouver le moyen d'éclater les musulmans , rentrer chez eux crée un nationalisme qui tuera unité de la communauté de Mohamed (saws) , et ces ce qui est arriver les européen se sont industrialiser et même quand il étais diviser (europe) , ils ont coloniser le monde et crée le nationalisme

jawzia
30/12/2010, 21h24
un homme avait trouver le moyen d'éclater les musulmans
Du Fellag voire du Gad ! :lol:

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