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Voir la version complète : Infrastructures de base Accélération, en 2010, des grands projets du programme quinquennal


RIM-K65
31/12/2010, 12h24
L'année 2010 constitue le début du programme quinquennal 2010-2014, qui comprend la réalisation de plusieurs infrastructures de base, à savoir le méga-projet de l'autoroute Est-Ouest, le métro et le tramway d'Alger, ou encore d'autres projets relatifs à l'extension et à la modernisation. Une importante ressource financières a été engagée à cet effet par les pouvoirs publics, pour l'achèvement ou la mise en chantier de nouvelles infrastructures à l'horizon 2014.

Projets autoroutiers

L'année 2010 est caractérisée également par la livraison d'importants projets autoroutiers et ferroviaires, dans le but de désengorger les régions des Hauts-Plateaux et du Sud, ainsi que la réhabilitation du transport public dans les villes. C'est ainsi que l'autoroute Est-Ouest, d'un coût de 11 milliards de dollars, a vu ses travaux toucher à leur fin à hauteur de 91 % de Tlemcen à Constantine.
La section restante, à savoir Constantine-El-Tarf est en voie d'achèvement après un retard dû à la nature du sol sur cet axe. Aussi, une moyenne de 5 des 14 stations service mobiles prévues ont été mises en place récemment sur cet important axe autoroutier national (1.216 km).

Projets de lignes ferroviaires

Concernant le programme de création de nouvelles lignes ferroviaires et de modernisation de celles existantes, le maillage ferroviaire actuel est de 3 500 km. Parmi les opérations concrétisées cette année, il convient de relever la réouverture de lignes reliant le nord et le sud du pays, à savoir Oran-Bechar (700 km), et Biskra-Batna-Constantine (240 km), inexploitées durant des années. Aussi, une bonne partie des voies ferrées a été réhabilitée durant l'année 2010. Quant aux travaux de la rocade des Hauts-Plateaux (Tebessa-Sidi Bel-Abbès) sur 1 106 km, ils "sont sur le point d'être engagés", avait souligné récemment le ministre des Transports M. Amar Tou. Même chose pour plusieurs liaisons à travers le pays, comme Guelma-Bouchegouf-Souk Ahras, Bouira-Sour El Ghozlane, ainsi que Chlef-Tenès, Relizane-Mostaganem entre autres, feront l'objet de la même opération, une manière de contribuer au développement local, et pour redonner goût aux voyageurs de se déplacer par train.

Transport urbain

Concernant le transport urbain, l'effort a été axé, en 2010, sur la poursuite des travaux du projet de métro d'Alger par la réalisation de nouvelles extensions, l'une devant relier la Place des Martyrs à la Grande Poste, alors que la seconde doit desservir Haï El Badr à El Harrach. Quant à la première ligne Grande Poste-Hai El Badr (9,5 km), elle sera opérationnelle à partir de 2011. Il s'agit d'un réseau qui sera intégré à celui du futur tramway, dont le premier tronçon (Bab Ezzouar-Borj El Kiffan sur 7 km) entrera dans la phase d'exploitation commerciale au début du deuxième trimestre de l'année prochaine. A terme, l'assemblage et la maintenance des rames du tramway d'Alger, d'Oran et de Constantine se feront en Algérie à la faveur de la création d'une société mixte entre l'entreprise du métro d'Alger (EMA) et Ferrovial d'une part, et Alstom-transports (France) et Alstom-Algérie, d'autre part. Une joint-venture qui permettra d'accompagner la concrétisation des 14 projets de tramway qui vont être réalisés dans quatorze (14) villes du Nord et du Sud.

Les bonnes performances économiques de l'Algérie réaffirmées en 2010
Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale ont réaffirmé à plusieurs occasions, durant l'année 2010, le maintien des performances économiques relatives de l'Algérie en dépit d'un contexte économique mondial marqué par une lente reprise et des incertitudes. ''La croissance hors hydrocarbures a été vigoureuse, l'inflation est restée faible et l'Etat a accumulé une épargne considérable dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) pour financer un vaste programme d'investissements public tout en ramenant les dettes publique et extérieure à de très bas niveaux'', a observé le conseil d'administration du Fonds dans le cadre de la revue annuelle des relations entre les deux parties.
Le FMI prévoit des taux de croissance positifs pour l'Algérie sur les deux années 2010 et 2011, en estimant que la croissance devrait s'établir à + 3,8 % en 2010, pour remonter à +4 % en 2011 (contre +2,4 % en 2009). Même pour la question de l'emploi, le Fonds relève que le taux de chômage connaît des baisses consécutives en Algérie, passant de 10,2 % en 2009 à 10 % en 2010 avant de se replier encore à 9,8 % en 2011. La Banque mondiale a, pour sa part, salué l'amélioration de la croissance économique de l'Algérie en 2010, conjuguée à une amélioration de la balance des comptes courants, tout en établissant des pronostics positifs sur l'année 2011. Pour ce qui est du partenariat stratégique entre la Banque mondiale et l'Algérie, en préparation actuellement, il est prévu la poursuite d'activités d'assistance technique en appui à certaines actions du gouvernement dans les domaines de l'agriculture, des finances, de l'environnement et de la prospective.
Sur le plan de l'économie verte, la BM a également observé que l'Algérie faisait partie des 14 pays à revenu intermédiaire ayant élaboré des programmes importants pour rééquilibrer leurs sources d'énergie en investissant dans les projets d'énergies renouvelables à grande échelle, en tant que sources fiables d'accès à l'énergie pour leurs populations. Cofinancés à des taux concessionnels par le Fonds pour les technologies propres géré par la Banque mondiale, ces programmes portent sur trois projets de centrales solaires hybrides à Naâma, Hassi R'mel et Meghair, sachant qu'avec un potentiel solaire considéré comme l'un des plus importants de la Méditerranée, l'Algérie ambitionne de porter à 6 % la part des énergies renouvelables dans sa production électrique à l'horizon 2015.
N. I.

Le Maghreb

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