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Voir la version complète : Orascom corrige Sawiris : l’arbitrage international pour Djezzy n’a pas été encore engagé


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01/01/2011, 12h33
Le PDG et la porte-parole d’Orascom Telecom Holding (OTH) ont « corrigé » les déclarations de leur patron Naguib Sawiris : le bras de fer judicaire pour Djezzy contre le gouvernement algérien n’a pas été encore engagé. Il faudra que le Conseil d’administration le valide. Un demi démenti seulement. Les responsables d’OTH réaffirment que l’option reste sur la table en cas d’échec de solution amiable.

Le groupe Orascom Telecom Holding (OTH) a indiqué vendredi, qu'il ne peut, sans l'aval de son Conseil d'administration, engager de procédure en arbitrage international pour résoudre ses problèmes avec le gouvernement algérien au sujet du sort et de la valeur de sa filiale algérienne OTA-Djezzy. Manal Abdelhamid, le porte-parole d'OTH a ainsi "corrigé" son patron Naguib Sawiris qui dans une déclaration à Cnbc Arabia a indiqué que la procédure était pratiquement engagée. OTH n'a pas encore engagé une procédure en arbitrage international, a déclaré Manal Abdelhamid. Elle a affirmé que les déclarations de presse imputées à Naguib Sawiris au sujet du début de la procédure d'arbitrage "ont été interprétées de manière eronnée". Un demi-pas en arrière seulement après l'annonce de Sawiris. Le PDG d'Orascom Telecom, Khaled Bichara a indiqué de son coté ne pas avoir perçu d'avancée dans les problèmes rencontrés par Djezzy. "Nous n'avons pas perçu de développements positifs dans les problèmes rencontrés par notre filiale en Algérie. Nous cherchons toujours à trouver des solutions amiables pour résoudre les problèmes. Mais si nous ne parvenons pas à une telle issue amiable nous aurons recours à l'arbitrage international".

Impatience

Les responsables d'OTH tentent ainsi d'atténuer le propos de Naguib Sawiris tout en maintenant que l'option de l'arbitrage international est envisageable prochainement après l'aval du conseil d'administration. Mardi dernier, Naguib Sawiris, avait déclare Cnbc Arabia: « Nous allons recourir à l'arbitrage international pour résoudre le problème de l'unité Djezzy et nous commenceront prochainement les procédures arbitrales". L’annonce de Sawiris serait un signe d’impatience face au gouvernement algérien qui prend son temps et a démenti l’existence d’un délai pour conclure l’affaire Djezzy avant juin 2011. OTH doit rembourser au cours des deux prochaines années des dettes de l’ordre de 3 milliards de dollars. Une solution amiable dispenserait OTH d’une procédure arbitrale qui risque d’être longue, mais elle parait très improbable en raison de l’écart de l’estimation de la valeur de Djezzy entre les deux parties. Le gouvernement algérien n’a pas réagi à la proposition faite par un des principaux actionnaires de VimpelCom de faire de Djezzy une copropriété entre le groupe russo-norvégien et l’Etat algérien. A moins d’une évolution surprise, l’arbitrage international parait incontournable.

maghrebemergent

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