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Voir la version complète : Un générique du Subutex arrive en France


morjane
04/04/2006, 17h57
Le premier médicament générique du Subutex, un traitement de substitution à l'héroïne et autres opiacés, arrive en pharmacie en France, selon la firme Arrow génériques (Arrow ApS) qui en assure la distribution.

"C'est le premier générique du Subutex (de la firme Schering Plough) et le premier pays où il est commercialisé", a précisé mardi Florine Perri, chef de projet buprénorphine (nom scientifique du médicament) à Arrow génériques France, dont le siège social est à Lyon. Le médicament distribué par Arrow génériques (154 médicaments sur une douzaine de classes thérapeutiques) est fabriqué par le laboratoire Ethypharm, basé à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

Comme l'original, le générique se présente sous forme de comprimé sublingual (à faire fondre sous la langue) avec trois dosages de 0,4 mg, de 2 mg et de 3 mg. Le prix d'une boîte de sept comprimés, remboursé à 65 %, est respectivement de 2,73 euros, de 6,51 euros et 18,73 euros.

Le générique buprénorphine est "en cours de livraison chez les quelque 250 grossistes-répartiteurs et se trouve déjà disponible dans certaines pharmacies. Il sera dès la semaine prochaine dans toutes les officines du pays", indique Florine Perri. Le prix fabricant est de 20% moins élevé que celui du Subutex, dit-elle.

"Le recours à la buprénorphine comprimés dans la prise en charge des toxicomanes a été initié par la France en 1996. A présent, 17 pays lui ont emboîté le pas, tandis que nombre d'autres, comme l'Iran, y réfléchissent", commente-t-elle.

"Le comprimé du générique buprénorphine est plus petit, avec moins d'additifs ("excipients") néfastes en cas d'injection qui, par ailleurs, n'est pas du tout recommandée. Mais en faisant un générique, il n'était malheureusement pas possible de changer la formule pour empêcher qu'il ne soit dilué et injecté", remarque Mme Perri en faisant allusion à certaines pratiques relevées parmi les toxicomanes éprouvant des difficultés à se passer du geste de l'injection.

Le Subutex est prescrit "à environ 85.000 patients par an (contre 15.000 pour la méthadone, introduite en 1994)", selon l'Académie nationale de pharmacie.

Cette dernière fait partie de ceux qui, arguant de trafic et détournements, se sont déclarés partisans d'accentuer la surveillance des modes de délivrance du Subutex/buprénorphine en l'inscrivant sur la liste des stupéfiants.

Par AP

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