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Voir la version complète : Laurent Gbagbo : Les 10 clés de sa légitime victoire


nacer-eddine06
04/01/2011, 23h08
Publié le mercredi 5 janvier 2011
Le 28 novembre 2010, les Ivoiriens étaient dans les bureaux de vote à l’occasion du second tour de l’élection présidentielle. Il s’agissait pour le peuple de la Côte d’Ivoire de donner démocratiquement mandat à celui qui aura en charge la gestion du pays pour les 5 prochaines années. Selon l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, le choix des Ivoiriens devait s’opérer entre (1) : «le politicien le plus doué de sa génération et l’économiste le plus aguerri du pays». Entendez respectivement Messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Au passage, force est de faire observer que la fonction de Président de la République est d’abord et avant tout une fonction politique. Il ne fallait surtout pas se laisser distraire… Manifestement, nos compatriotes l’ont bien perçu.
Avec ce second tour, les Ivoiriens avaient là l’opportunité extraordinaire de solder définitivement nous le pensions, plusieurs années de crise. Le 28 novembre, Il nous appartenait de faire le bon choix en prenant en compte l’histoire contemporaine de notre pays. Cela était d’autant aisé que nous étions pour la plupart, témoins des évènements sociopolitiques récents qu’a connu notre pays. Personne ne pouvait en conséquence faire valoir des inepties ou pire, faire du ‘négationnisme’ impunément pour les besoins de la cause. Certains lieutenants de M. Ouattara ont tenté de faire croire, par exemple, que l’un des gendarmes égorgé de façon rituelle (aux premières heures de la rébellion) aurait été ‘ressuscité’ ou n’était pas vraiment mort. Nous avons encore en mémoire les propos de Touré Mamadou, l’un des porte-parole du candidat Ouattara. On ne sait plus que croire. Dans la foulée, nous avions espéré qu’il nous aurait annoncé le retour à la vie des milliers d’Ivoiriens exterminés par les rebelles comme des animaux de 2002 à cette échéance de l’avant scrutin. Nous attendons toujours la bonne nouvelle. En vain. C’est connu, les faits sont têtus, les commentaires libres. Encore que la morale nous impose des limites.
Depuis qu’il s’est engagé dans la politique, et en dépit de son esprit critique d’opposant, le Président Laurent Gbagbo a toujours mis un point d’honneur à respecter les Institutions de son pays. Mieux, en sa qualité de premier citoyen de ce pays depuis 2000, le Président Gbagbo a fait la preuve de son attachement viscéral au respect de tout ce qui touche à la dignité nationale. C’est certainement au nom de cela que parfois au plus fort de la crise, il y en a eu parmi ses concitoyens qui ont estimé qu’il était excessivement démocrate. A titre d’exemple, la composition de la Commission électorale indépendante (Cei) à l’issue de Linas-Marcoussis. Avec du recul, nous comprenons bien de choses. Eh oui ! C’est avec cette structure dominée outrancièrement par l’opposition à la fois politique et militaire que notre République allait être réhabilitée pour autant qu’il revenait aux Ivoiriens et non à la Cei d’élire le Président de la République. Dans sa grande majorité, le peuple souverain de Côte d’Ivoire a régulièrement réélu le champion de La majorité présidentielle relativement au délibéré du Conseil constitutionnel en date du 3 décembre 2010. Pour nous, le candidat Laurent Gbagbo devait sortir vainqueur du scrutin du 28 novembre 2010. Cette conviction, nous la fondions sur les dix raisons ci-après :
1.Grâce à son esprit de combattant (au sens noble du terme), la Côte d’Ivoire a survécu à la barbarie de septembre 2002. Question : où en serions-nous aujourd’hui, si le président n’était pas rentré d’Italie pour être le porte-étendard de la résistance républicaine ? La question reste encore posée… Et dans la conscience collective, cette donne vaut son pesant d’or.
2. Malgré les contraintes et difficultés inhérentes à la crise de septembre 2002, le Président Gbagbo a fait la preuve (pour ceux qui avaient encore des doutes), de sa grande vision pour la Côte d’Ivoire en mettant en place des outils démocratiques et en ouvrant des chantiers d’envergure.
3. Il a montré aux Ivoiriens qu’il était au pouvoir pour les servir et non se servir en décentralisant autant que faire se peut les centres de prise de décisions. Ce sont plusieurs corps professionnels qui ont également vu leurs conditions de vie et travail considérablement s’améliorer (la police, l’armée, les corps enseignant, préfectoral, diplomatique…)
4. A priori, cela n’a l’air de rien mais grâce à la conception de la politique du Président Gbagbo, on peut librement exprimer son point de vue sans craindre de se retrouver en prison. Cela dit, il nous faut juste avoir constamment à l’esprit que la liberté ne peut prospérer que dans la logique du respect des lois.
5. Des deux candidats en course, le champion de La majorité présidentielle était et demeure celui qui avait et a les coudées franches (parce que ne s’étant pas compromis avec des forces occultes exogènes) pour panser les plaies et stigmates engendrés par ces nombreuses années de crise.
6. L’élection présidentielle dit-on, est une rencontre entre un homme et le peuple. Laurent Gbagbo a une histoire positive avec le peuple de Côte d’Ivoire. Son action a été, de tout temps, de tirer notre pays vers le haut. Son concurrent peut-il en dire autant ? C’est moins sûr. Que de vies brisées, de drames à cause de lui et pour lui… Le comble, c’est que certains de ses fanatiques s’en revendiquent fièrement sans aucun état d’âme pendant que d’autres cherchent à travestir l’histoire. Ils peuvent tuer avec la caution de leurs soutiens. Le Tpi ou La Cpi, (entendez : Tribunal pénal international, Cour pénale internationale) ils ne se sentent pas concernés… pour l’instant.
7. Contrairement à son challenger qui a travaillé contre les intérêts de la Côte d’Ivoire, ces dernières années (et qui continue du reste), le Président Gbagbo s’est farouchement battu pour que notre patrie préserve la quintessence de son honneur et de sa dignité en dépit de nombreux coups tordus et adversités.
8. Le Président Gbagbo est et demeure un homme d’ouverture capable de fédérer les Ivoiriens au-delà des différences de quelque nature que ce soit. Son adversaire lui, cristallise les rancœurs et passe pour être sectaire. En plein précampagne, il a jugé utile de saluer ‘la justesse du combat’ des Forces nouvelles, pardon des rebelles à leur siège à Bouaké. Doit-on vraiment s’en étonner ? Les présents événements nous instruisent davantage… Enfin, spécifiquement pour les éternels sceptiques.
9. La Côte d’Ivoire post-crise a besoin d’un leader politique qui connaisse parfaitement les réalités socio-anthropologiques du pays. Sous cet angle, la connaissance du terrain et la qualité d’Historien du Président Gbagbo constituent des précieux atouts.
10. Le verdict du 31 octobre dernier avait déjà clairement démontré que le président-candidat Laurent Gbagbo disposait d’un électorat national contrairement à son challenger qui revendiquait un électorat tribalo-régionaliste. On comprend mieux les libertés prises avec la loi électorale dans la partie septentrionale du pays à l’occasion des deux tours du scrutin présidentiel.
En un mot comme en cent ou mille, le 28 novembre 2010, les Ivoiriens que nous sommes, étaient appelés à réhabiliter la République longtemps meurtrie et fragilisée en portant notre choix sur le candidat pour la Côte d’Ivoire qu’est Laurent Gbagbo ou à légitimer la rébellion et l’esprit qui la sous-tend avec l’autre... Un peu plus d’un mois plus tard, les faits sont là qui se passent de commentaires et achèvent de nous convaincre. Autrement, comment peut-on prétendre aimer un pays et ne pas en respecter ses lois et règles. A l’analyse, ce n’est pas vraiment nouveau pour qui connait la scène politique de la Côte d’Ivoire.
L’histoire récente de notre pays était assez éloquente, parlante qui ne pouvait que nous inspirer le vote salvateur et ce, en dépit des avis des responsables du Rhdp qui, enivrés par la haine de Gbagbo (et c’est peu dire) avaient fini par oublier que le suffrage universel ne se décrète guère. C’est le peuple souverain qui le confère à qui il veut, quand il veut et où il veut. C’est cela la démocratie ! Pour cette démocratie dont nous avons vraiment besoin pour hisser notre pays au rang des Nations émergentes, le Président Gbagbo dit ceci : «Je m’engage pour ma part à renforcer le sens de l’intérêt général et à lutter contre la corruption, à promouvoir le respect des valeurs démocratiques, à protéger et à défendre la liberté de la presse, et à enraciner la démocratie dans la culture ». (2) A ce propos, les premières actions du gouvernement du Premier ministre Gilbert Marie Aké N’Gbo s’inscrivent dans cette logique (respect des valeurs républicaines, probité morale exigée, déclaration des biens des ministres alors que la Constitution n’en fait pas obligation).
Le 28 novembre, il nous appartenait donc d’écrire notre histoire individuelle et par extension, celle de notre pays. Et quand il s’agit de protéger la terre de leurs ancêtres, les Ivoiriens ont toujours su se retrouver. Et se sont efficacement retrouvés. L’heure est à présent à la magnificence des valeurs positives, celles qui sont de nature à relever un pays martyrisé comme le nôtre : la paix, l’unité, le respect des lois, la discipline, le travail, la rigueur professionnelle, l’excellence, etc. La communauté internationale et ses ‘collabos’ locaux peuvent toujours prendre leurs fantasmes pour de la réalité. Le peuple de Côte d’Ivoire est assez mature et responsable pour savoir ce qui est bon pour lui et en l’occurrence, se choisir un Président. Dont acte ! Quoi qu’il en soit, l’émotion (si ce n’est déjà fait), finira par céder la place au bon sens, à la raison, au droit. Car c’est de cela qu’il s’agit, en réalité. Que vaut un pays sans lois, règles et procédures ? N’en déplaise aux grands de ce monde qui pour le coup sont tombés bien bas : en démocratie, ce qui vaut pour la France et les Etats-Unis d’Amérique, vaut également pour la Côte d’Ivoire. Leur mépris et leur arrogance n’y changeront rien. Les jours à venir nous réservent certainement bien de surprises en termes de considération et de réhabilitation de notre loi fondamentale, des règles et procédures qui en découlent à l’effet d’encadrer et de réguler notre vie commune. Ce ne sont ni les menaces, ni les intimidations et la psychose maladroitement orchestrées qui vont détourner les Ivoiriens de leur droit inaliénable à l’autodétermination. Nous connaissons parfaitement la leçon pour autant que comme le dit si bien le Président de la République M. Laurent Gbagbo, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Depuis plus d’un mois, on nous ressert des pseudo stratégies de déstabilisation cousues de… gros et vulgaires fils blancs.
Que le Très Haut garde sa main sur ce pays !

Valentin Zahui-Degbout
Sociologue, Gestionnaire des Ressources humaines

okba30
05/01/2011, 17h08
Qu'est ce qui fait courir Sarkozy ?

NICOLAS SARKOZY, ALORS MAÎRE DE NEUILLY, AVAIT CÉLÉBRÉ LE MARIAGE DU COUPLE OUATTARA

Dominique Nouvian (épouse de Alassane Dramane Outtara) , juive sépharade née en 1953 en Algérie, épouse en 1973 un professeur du lycée technique d’Abidjan, M Folleroux. Aidée par le ministre Bamba Vamoussa, un ami de son mari, puis par le gouverneur de la « BCEAO », Abdoulaye Fadiga, elle crée en 1979 une société immobilière, « AICI », et gère le patrimoine d’Houphouët-Boigny.


http://www.ibenin.com/uploads/2010/12/mariage-alasanne-dominique-ouattara.jpg



un maître mot à ce stade ! Le 4 septembre 2009, Djama Stanislas publiait sur « AllAfrica.com », une news en se référant à un article publié dans « La lettre du continent ».

Au sein du « Rassemblement des républicains (RDR) », l’information a enchanté plus d’un. Selon le bimensuel d’informations confidentielles « La Lettre du Continent », Alassane Dramane Ouattara, leur leader a pris l’apéro mardi en fin d’après-midi à l’Elysée avec Nicolas Sarkozy. Les deux hommes auraient eu un long entretien en tête-à-tête duquel rien n’a filtré. Quel sens donner à cette réception ? Le leader des républicains, ancien Premier ministre est, on le sait, un vieil ami du président français. Une amitié que les deux hommes partagent également avec plusieurs industriels français dont Bolloré, Bouygues, etc. D’ailleurs, leurs liens dépassent le cadre d’une amitié quelconque puisqu’en 1990, c’est Nicolas Sarkozy alors maire de Neuilly qui a célébré le mariage de Alassane Ouattara et Dominique Nouvian Folleroux.


Source : .aeud.fr

Bachi
05/01/2011, 17h14
Là oû les politiciens français mettent leurs sales pattes, il n'y a plus que corrompus et corruption.
Quand est-est-ce que l'Afrique va donner un bon coup de pied dans la fourmilière française ?

okba30
05/01/2011, 17h25
C'est un état de chose qui n'est pas prêt à s'estomper malheureusement.
Les adeptes de la Françafrique sont nombreux, on n'a qu'à voir les présidents africains envoyés chez Gbagbo, de vrais agents en mission, voir aussi la honte Amir el m... juste à coté.

Un article qui tombe à point :

Qui craint la vérité ?
La Chine arrive en Afrique. Elle n'y vient pas sur la pointe des pieds, mais au pas de course, Elle dérange peut-être mais c'est la meilleure chose qui puisse arriver à un monde monopolaire dominé par des puissances aussi hégémoniques que cupides, bien qu'impuissantes à stopper la roue de l'histoire. Et c'est dans ce contexte qu'il nous faut examiner le puissant, mais néanmoins douteux, alignement du «monde libre» dans le résultat électoral litigieux en Côte-d'Ivoire. Les capitales occidentales multiplient les déclarations et mettent le paquet médiatique, voulant à tout prix nous faire entrer dans la tête que c'est Ouattara le vainqueur. Ce que Gbagbo et ses partisans, fort nombreux, contestent et proclament que la victoire c'est eux qui l'ont remportée. Qui a raison et qui ment ? On ne saurait se prononcer sur le sujet. Ce qui est constatable en ce moment c'est que face à un Gbagbo poursuivant son chemin, sûr de son droit, Ouattara mobilise moins chez lui que dans les hiérarchies occidentales. A son habitude, Paris fait le plus de bruit, sont président se fait plus tranchant que les Ivoiriens eux-mêmes. «Le président de la Côte-d'Ivoire s'appelle Monsieur Alassane Ouattara», nous dit-il. Comme si les services d'Alliot-Marie ou ceux de Bajollet avaient participé au décompte des voix. En ce qui les concerne, les Algériens savent ce que valent des élections au goût de la Françafrique puisqu'elle en a savouré en 1948 et 1951 sous Naegelen. Sarkozy dit défendre la démocratie et le suffrage universel en Côte-d'ivoire alors qu'il les empêche et met le veto français à la protection des droits humains au Sahara occidental. Des fausses notes qui laissent penser que Paris ne sait plus comment retenir les «chasses gardées» qui lui filent une à une entre les doigts. Personne n'est dupe, tout le monde sait que si Gbagbo était suffisamment malléable, il aurait eu lui aussi son statut avancé dans la Françafrique. Pourtant, ce sont deux Français, qui proposent la solution la moins coûteuse en vies humaines et en argent. «Nous sommes pour le décompte de nouveau de toutes les voix (…) sous le contrôle international», disaient MM. Roland Dumas et Jacques Vergès, avant hier à la presse. «Je ne vois pas qui de bonne foi peut le refuser», ajoutait Me Vergès. Qui dit mieux ? M. Z.

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