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biskra
05/01/2011, 16h29
Sahara Occidental et Sahel
Provocations, manipulations et chantage
L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Christopher Ross, s'est rendu les 18 et 19 octobre dernier dans la région du Maghreb. Il a eu des entretiens avec les Algériens, les Marocains et les Mauritaniens.


Cette énième visite de l'émissaire onusien dans cette région sensible pour la sécurité du bassin méditerranéen et l'Europe occidentale ne s'est pas limitée au cadre du simple échange de points de vue. Le fait marquant est la récente adoption, à l'unanimité par la quatrième commission de l'Assemblée générale des Nations unies chargée de la décolonisation, d'une résolution réaffirmant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.



En termes géopolitiques, cela va forcément introduire des changements qualitatifs favorables au Front Polisario. Le Maroc, de plus en plus obstiner à changer le cours des événements en sa faveur, n’a pas tardé à se manifester en recourant à la provocation contre l’Algérie qu’il considère, pour des raisons multiples, comme son principal adversaire. Sentant le vent tourner à l’intérieur même de l’establishment américain, Rabat n’hésite nullement à utiliser le chantage contre Washington, en menaçant de faire quelques concessions aux cellules islamistes dormantes marocaines contrôlées par les services de renseignement du Marzhen.


Cette démarche, essentiellement basée sur une étroite conception des règles du bon voisinage, a toujours constitué un fondement de la politique étrangère marocaine, notamment quand il est question de l’Algérie. Depuis la fin des années 1980 et le début des années 1990, au moment où l’Algérie était menacée par le chaos terroriste, le Maroc n’a pas cessé de revendiquer auprès des Américains le statut de rempart solide contre toute menace extrémiste.les débats

biskra
05/01/2011, 16h31
Les lobbies marocains aux Etats-Unis, soutenus ouvertement par Israël, ont tout fait pour que les Américains considèrent le Maroc comme un allié stratégique dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Pour cela, la situation qui prévalait en Algérie jusqu’en 1999 n’était pas pour les gêner outre mesure. Bien au contraire, elle leur avait été profitable à plus d’un titre, à commencer par la mise en sourdine des revendications du peuple sahraoui éclipsées médiatiquement par l’actualité sanglante algérienne. Affaiblie économiquement, déstabilisée politiquement et isolée sur le plan international par un embargo dont le signal fut donné en premier lieu par la compagnie aérienne française Air France, l’Algérie n’a pas exaucé le vœu royal.


Elle est restée non seulement debout, mais sa position de principe concernant le droit des peuples à disposer librement de leur sort s’est affirmée davantage, adressant au Maroc, par la même occasion, un message de longue portée historique que l’on peut résumer en une phrase : le soutien à la cause sahraouie n’est pas l’affaire du pouvoir algérien ; elle concerne aussi les Algériens, de par le voisinage et les liens historiques et culturels, et l’ensemble des peuples épris de liberté. En 1999, l’Algérie est «tirée» de son cauchemar par un homme providentiel nommé Bouteflika que les Marocains connaissent parfaitement. Entre 2000 et 2004, elle entame avec un certain succès son retour à la normalité sur tous les plans. Elle ne manque pas aussi d’alerter le monde sur le caractère transnational du terrorisme. Les attentats du 11 septembre à New York, une tragédie à la mesure du gigantisme américain, ont forcé les Occidentaux à écouter enfin l’Algérie, devenue par la suite une voix autorisée dans le domaine de la lutte antiterroriste.


Il faut préciser que les Américains avaient compris, bien avant le 11 septembre 2001, la nécessité de coopérer avec l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme international ; il est utile cependant d’ajouter que cette date a accéléré le rapprochement entre les deux pays. Parallèlement à cette coopération sécuritaire de haut niveau, les relations économiques ont remarquablement progressé. En 2005, les Etats-Unis d’Amérique sont devenus le premier client de l’Algérie et son troisième fournisseur. Les Américains sont également conscients de l’importance du marché algérien, notamment le pétrole et le gaz naturel dans la région, mais très spécialement en Algérie. Pour ce qui est du gaz naturel, les spécialistes en la matière le considèrent comme la source d’énergie la plus apte à répondre aux attentes des pays consommateurs.



Illias sarkis, en expert avisé, formule une hypothèse qui pourrait éclairer certaines zones d’ombre planant sur les relations internationales. «Le problème de la sécurité des approvisionnements mérite d’autant plus d’attention que les échanges gaziers mondiaux progressent à vive allure et que les fournisseurs actuels et potentiels ne sont pas nombreux.
Contrairement, là aussi, à une idée reçue, la répartition géographique des réserves n’est pas moins inégale que celle du pétrole.



Qu’on le veuille ou non, l’offre sera de plus en plus dominée par trois grandes zones d’exportation : la Russie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, prévoit-il. Ainsi, l’Algérie est introduite dans la perspective de l’après-pétrole et dans ce contexte, les Américains sont appelés à revoir leur position sur la question sahraouie sous tous ses angles.

pyrhamid
05/01/2011, 16h31
SPS ? :mrgreen:

biskra
05/01/2011, 16h32
non les débats:mrgreen:

pyrhamid
05/01/2011, 16h34
ya la decharge publique si tu veux
un ragondin a ecrit un tres bon article dailleurs

megamax
05/01/2011, 16h35
Ainsi, l’Algérie est introduite dans la perspective de l’après-pétrole et dans ce contexte, les Américains sont appelés à revoir leur position sur la question sahraouie sous tous ses angles.

laisse moi deviner: l'algérie de l'après pétrole aura t elle un moyen de pression que l'on ne connait pas encore ?

biskra
05/01/2011, 16h37
laisse moi deviner: l'algérie de l'après pétrole aura t elle un moyen de pression que l'on ne connait pas encore ? megamax


tu le seras en 2068 soit patients (fin du pétrole):lol:

Allane
05/01/2011, 16h44
Elle est restée non seulement debout, mais sa position de principe concernant le droit des peuples à disposer librement de leur sort s’est affirmée davantage, adressant au Maroc, par la même occasion, un message de longue portée historique que l’on peut résumer en une phrase : le soutien à la cause sahraouie n’est pas l’affaire du pouvoir algérien ; elle concerne aussi les Algériens, de par le voisinage et les liens historiques et culturels, et l’ensemble des peuples épris de liberté. En 1999, l’Algérie est «tirée» de son cauchemar par un homme providentiel nommé Bouteflika que les Marocains connaissent parfaitement. Entre 2000 et 2004, elle entame avec un certain succès son retour à la normalité sur tous les plans. Elle ne manque pas aussi d’alerter le monde sur le caractère transnational du terrorisme. Les attentats du 11 septembre à New York, une tragédie à la mesure du gigantisme américain, ont forcé les Occidentaux à écouter enfin l’Algérie, devenue par la suite une voix autorisée dans le domaine de la lutte antiterroriste.
Trés bien dit! c'est qui la source????

biskra
05/01/2011, 16h45
un journaliste " les débats" presse algeriennes

Vollens
05/01/2011, 16h46
SPS ?

tant que c'est pas MAP !!....:22:

laisse moi deviner: l'algérie de l'après pétrole aura t elle un moyen de pression que l'on ne connait pas encore ?

ça ne te sert à rien de le savoir....pour le moment.

pyrhamid
05/01/2011, 16h49
map et sps cest du meme niveau yakouren

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