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Voir la version complète : L'auteur de l'attentat au Mali est un Tunisien ayant "la haine de la France


arazi
06/01/2011, 15h45
L'homme qui a commis mercredi un attentat devant l'ambassade de France à Bamako, faisant deux blessés légers, est un Tunisien de 25 ans viendrait d'un camp d'Al-Qaïda dans le Sahara. Selon des témoins, l'engin explosif serait une grenade et non une bonbonne de gaz comme indiqué mercredi.

L'attentat qu'il a commis mercredi devant l'ambassade de France au Mali a fait deux blessés légers. On en sait un peu plus sur son identité et ses motivations : "C'est un jeune homme de 25 ans, de nationalité tunisienne. Il a, à titre personnel, la haine de la France", a affirmé une source proche de l'enquête jeudi, jointe par le correspondant de l'AFP à Bamako. Cette source policière a assuré que le jeune homme, interrogé par la brigade anticriminelle de Bamako, venait "d'une katiba" (camp de combattants islamistes) dans le Sahara, même s'il ne semble pas être un élément important de l'organisation.

* Attentat devant l'ambassade française du Mali

Un homme "de nationalité tunisienne", interpellé à Bamako après avoir fait exploser une bonbonne de gaz devant l'ambassade de France mercredi soir, "s'est revendiqué" devant les policiers de la branche d'Al-Qaïda qui séquestre 5 Français dans le Sahel. Il y aurait deux blessés léger.

Cet attentat commis en début de soirée mercredi a semblé mal préparé. Par ailleurs, le jeune homme ne portait pas de ceintures d'explosifs comme le font les kamikazes. Le ministère malien de la Sécurité avait déclaré mercredi soir dans un communiqué qu'"un individu de nationalité étrangère" avait "fait exploser une bonbonne de gaz devant l'ambassade de France à Bamako". Mais des témoins ont contredit ce récit, en disant que ce n'était pas une bonbonne de gaz qui avait explosé mais "une grenade" que le jeune homme avait jetée, blessant deux passants. "J'étais là, la bonbonne n'a pas explosé, c'est la grenade qui a explosé", a déclaré à l'AFP un témoin, sous couvert d'anonymat. Selon ce témoignage, le jeune homme avait par ailleurs "tiré sur le portail de l'ambassade" avec un pistolet. Une source sécuritaire avait indiqué mercredi soir à l'AFP que l'homme "était armé d'un pistolet automatique, d'un engin explosif et d'une grenade" et avait "tiré plusieurs coups de feu contre le portail de l'ambassade". A Bamako, le lycée français a annoncé mercredi soir qu'il serait fermé jeudi, selon un avis reçu par des parents d'élèves.

Les 5 otages français toujours aux mains d'Aqmi

Aqmi séquestre actuellement dans le Sahel cinq Français, un Togolais, un Malgache, enlevées en septembre 2010 à Arlit, site minier stratégique du géant du secteur nucléaire français Areva dans le nord Niger. Et c'est au Mali, pense-t-on, dans la zone de Timétrine, au nord du pays, que les otages français enlevés au Niger seraient retenus.

En août 2009, dans la capitale de la Mauritanie voisine, un jeune homme s'était fait exploser près de l'ambassade de France, blessant légèrement deux gendarmes français et une Mauritanienne. Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait revendiqué cet attentat suicide, dans lequel le kamikaze mauritanien avait péri. Aqmi avait ensuite de nouveau désigné la France comme cible après une opération franco-mauritanienne le 22 juillet 2010 contre une base de l'organisation au Mali, dont le but était de libérer un otage français, Michel Germaneau, 78 ans. Sept jihadistes avaient été tués pendant cette opération, mais l'otage n'avait pas été libéré et Aqmi avait ensuite annoncé l'avoir tué.

source lci

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