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Iska
07/01/2011, 19h00
WILCOUME au plus beau pays du monde

ça balance pas mal… plutôt mal

L’Office des changes a publié les chiffres de la balance de paiement du Maroc. Pour les cancres de fond de classe scotchés au radiateur, on rappelle que la balance commerciale d’un pays “est l’élément de comptabilité nationale qui répertorie et résume ses exportations et importations de biens et de services marchands” (merci Wikipédia). Voilà pour la définition. Voici pour les faits : la balance commerciale du Maroc est encore déficitaire, comme l’année dernière, l’année d’avant, la décennie précédente, le siècle dernier... Pourtant, on nous avait promis que, grâce au plan Emergence, à la vision 2010, Maroc vert, Maroc jaune devant et marron derrière, le pays allait réussir à combler son déficit commercial. Que dalle, aucun pays ne veut acheter du “made in Morocco”. Et encore, ce déficit aurait pu être abyssal sans les exportations de phosphate et les virements de nos cousins MRE. Pour le phosphate, il faut avouer qu’on n’a pas beaucoup de mérite : inutile de se retrousser les manches, il suffit de se baisser pour le ramasser. Et pour le cash qui vient de l’étranger, on ne sue pas plus sous les bras. On sait que les tontons du bled ne manquent pas de qualité de persuasion, quand il s’agit de demander à la marmaille résidant à l’étranger de cracher l’oseille. Entre don de Dieu et “mardi lwalidine”, le poids du Maroc S.A ne pèse rien dans la balance.


Droits de l’homme : à consommer
sans modération
“Les droits de l’homme c’est bien, mais il faut avouer qu’ils profitent surtout aux truands, car les honnêtes
http://www.telquel-online.com/455/images/image_wilcom.jpg
citoyens évitent les tracas de la justice au maximum”. Cette sentence populo-kafkaïenne est tirée d’un article de janvier de Police Magazine, organe de la maréchaussée marocaine. Pour illustrer son propos, l’auteur cite le cas du narcotrafiquant El Nene et “ses semblables” qui “le savent bien et en usent et abusent pour se disculper”. El Nene a joué sur sa double nationalité espagnole et marocaine pour retarder son extradition et rendre chèvre le Maroc. C’est un fait. Mais bon, dans les commissariats marocains, défilent tout de même plein d’inconnus qui, sans vouloir être procéduriers et tatillons, aimeraient bien ne pas se prendre des beignes pour un oui, pour un non. Contrairement à ce que pense Police Magazine, les droits de l’homme ne sont pas comme l’alcool. Leur abus n’est pas dangereux pour la santé.

Farès et karamtou


Lors du festival Rawafid Azawane de Laâyoune, le chanteur libanais Farès Karam semblait, de toute évidence, avoir perdu tous ses repères, confondant la ville du sud avec Beyrouth. Il n’a cessé de répéter qu’il était fier de chanter pour son pays, le Maroc, drapé dans un drapeau rouge et vert, avant de tresser une couronne de louanges à “Sa Majesté Mohammed VI”. Ses propos n’auraient pas dénoté dans la bouche d’un témoin de JT de la TVM, interrogé un jour de fête du trône. On a donc supposé un moment qu’il était né dans un douar de la Chaouia, qu’il s’appelait en fait Jilali ou Bouchaïb et que Farès Karam n’était qu’un nom de scène exotique, choisi pour faire carrière au Moyen-Orient. A Laâyoune, la géographie est trompeuse. Farès Karam n’avait en fait pas du tout perdu le nord, il orientait juste sa boussole avec pour azimut le discours officiel. Farès Karam est apatride par opportunisme et n’a qu’une devise : à Rome il fait comme les Romains. Appliquant cet adage dans tous les pays arabes, il est prêt à tout pour être adopté par le public local, même à épouser une fille du cru, à en croire ses déclarations d’amour servies à son auditoire féminin où qu’il se produise au sein de la Oumma. Une Marocaine quand il est chez Mohammed VI, une Tunisienne quand il est chez Ben Ali, une Egyptienne quand il est chez Moubarak. Farès Karam finira un jour polygame à force de multiplier les mariages d’intérêt.




TelQuel

SLOUGI
07/01/2011, 19h13
J'aime bien lire Wilcoume dans Tel Quel. Il faut juste préciser pour ceux qui ne connaissent pas Tel Quel que c'est un chroniqueur qui écrit un billet humoristique en dernière page.

Il remplace Zacharia Boualem (Guercifi à tendance paranoïaque comme il se définit) quand ce dernier est en vacances. Pour info, Zacharia Boualem est un pseudo car c'est en fait Reda Allali le leader du groupe Hoba Hoba Spirit.

Cell
07/01/2011, 19h14
trop classe le paragraphe sur la balance ....... :mrgreen:

Entre don de Dieu et “mardi lwalidine”, le poids du Maroc S.A ne pèse rien dans la balance.

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