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Voir la version complète : Le bilan s'alourdit en Tunisie, les hôpitaux débordent.


RoboCop
11/01/2011, 16h34
Le bilan des émeutes en Tunisie continue de s'alourdir au lendemain de l'allocution du président Zine el Abidine Ben Ali, qui n'a pas empêché la contestation de perdurer dans certaines villes de province.

Le ministère de l'Intérieur a annoncé la mort lundi de quatre nouveaux émeutiers à Kasserine, dans le centre-ouest du pays, portant le bilan officiel des troubles à 20 morts, auxquels il faut ajouter deux suicides.
Ce bilan est de 23 morts selon Amnesty International et la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) fait état de 35 morts depuis le début du mouvement, le 18 décembre à Sidi Bouzid.
Des manifestants à Kasserine ont attaqué des postes de police avec des barres de fer et des cocktails Molotov et les policiers ont répliqué, a dit le ministère de l'Intérieur, sans préciser la nature de la réponse policière. Huit agents ont été blessés ou brûlés selon les autorités.
D'après plusieurs témoins dans les villes défavorisées d'El Kef et de Gafsa, le discours télévisé de Ben Ali, qui a promis de créer 300.000 emplois en deux ans, a été suivi de manifestations dispersées à coups de gaz lacrymogènes par la police anti-émeutes.

De violentes manifestations se sont également produites lundi dans la ville côtière de Bizerte, pour la première fois depuis le début de l'agitation sociale fin décembre.
Le déploiement de l'armée a semblé porter ses fruits à Thala, Kasserine, Seliana, Regueb et Meknassi, où aucune émeute nouvelle n'a été rapportée.

DES HÔPITAUX "DÉBORDENT" DE BLESSÉS

"Le bilan n'évolue pas, Dieu merci, de façon dramatique mais d'après les images que nous voyons, ce qui se passe à Kasserine, Regueb et Thala est absolument terrible", a dit à Reuters Souhayr Belhassen, présidente tunisienne de la FIDH.
"On ne connaît pas le nombre des blessés, en tous cas les hôpitaux de Sfax et de Kairouan débordent, on les envoie maintenant sur Tunis", a-t-elle ajouté.
Plusieurs arrestations ont eu lieu dans le milieu des bloggueurs et des opposants politiques, a-t-elle dit.
Les violences ont été qualifiées par le président Ben Ali d'"acte terroriste (...) dirigé par des éléments étrangers".
Pour endiguer la contestation étudiante, le gouvernement a ordonné la fermeture de toutes les écoles et universités du pays à partir de mardi et jusqu'à nouvel ordre.
Le gouvernement tunisien est confronté à une mobilisation persistante, et sans équivalent en 23 ans de pouvoir du président Ben Ali, qui se double d'une pression diplomatique nouvelle depuis l'annonce du lourd bilan humain du week-end.
La vie a paru reprendre son cours normal à Tunis, où, fait rare, des étudiants ont manifesté lundi.
Une centaine de journalistes leur ont succédé ce mardi, réunis au syndicat des journalistes tunisiens aux cris de "Liberté pour la presse tunisienne".
Le rassemblement d'une presse d'ordinaire complaisante envers le pouvoir avait de quoi surprendre. Les journalistes affirment être contraints par le gouvernement sur la manière de rapporter les évènements.
"Nous ne devons plus être les porte-parole de la propagande gouvernementale. Nous devons reprendre notre liberté", a dit Naji Baghouli, ancien président du syndicat des journalistes.

PRESSION DIPLOMATIQUE

Après le discours télévisé de Ben Ali lundi soir, le second depuis le début de la crise, les Tunisiens ont commencé à se présenter au compte-gouttes dans les agences d'emploi.
"Le discours du président nous a donnés un nouvel espoir", dit Hamdi, qui attend devant une agence de Sidi Bouzid, la ville où les manifestations ont commencé.
"J'ai un master d'économie et je suis au chômage depuis quatre ans. J'espère avoir de la chance et trouver un travail bientôt", ajoute-t-il.
Le président Ben Ali a annoncé une création globale de 300.000 emplois d'ici la fin 2012, dont 50.000 dans le secteur privé en échange de réduction d'impôts et de cotisations sociales pour les employeurs pendant dix ans.
Le gouvernement a également contesté lundi les accusations de restriction des libertés publiques, qui ne viennent plus des seules ONG.
Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a dit son inquiétude devant l'escalade de la violence et appelé à la retenue.
L'Union européenne a également appelé lundi "au respect des libertés fondamentales", tandis que Paris, partenaire historique de Tunis, déplorait pour la première fois les violences et le bilan humain des affrontements du week-end.
Mardi, la ministre française des Affaires étrangères a répondu à une question de l'opposition à ce sujet lors de la séance de questions d'actualité à l'Assemblée nationale.
Michèle Alliot-Marie a souligné, à propos de ce qu'elle a présenté comme "des mouvements sociaux", qu'"on ne peut que déplorer qu'il puisse y avoir des violences qui concernent des peuples amis".

Par Reuters
Avec Service France à Paris, Clément Guillou pour le service français, édité par Gilles Trequesser.

tenebre
11/01/2011, 16h40
comment est ce que sa salopard de ben ali peut il se regarder dans un mirroir après les multiples meurtres qu'il vient de commettre envers son peuple ,????

il est pré à tout pour rester au pouvoir !! même a vendre son humanité et sa dignité !!

RoboCop
11/01/2011, 17h06
Salam Tenebre,
D'après certaines langues et je ne dirai pas mauvaises, c'est sa femme qui dirige la Tunisie, elle est même préssentie présidente, lorsque son mari "cédera" le pouvoir.

Yakouren
11/01/2011, 17h10
Il ne faut pas que les tunisiens baissent les bras, au point où il en sont maintenant, ça ne peut se terminer que par le depart de Ben Ali ou deboucher sur un changement.

tenebre
11/01/2011, 17h13
Salam Tenebre,
D'après certaines langues et je ne dirai pas mauvaises, c'est sa femme qui dirige la Tunisie, elle est même préssentie présidente, lorsque son mari "cédera" le pouvoir.

de mieux en mieux !! maintenant c'est elle qui gère le pays comme si c'etait la boulangerie du coin !!

si c'est vrai ce que tu dis !! les tunisiens doivent se battre jusqu'au bout ! car si cette ***** prend les commande , je ne donne pas chère de la Tunisie !!

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