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Voir la version complète : Près de 400 morts dans les intempéries au Brésil


nassim
14/01/2011, 00h25
Les secouristes tentaient jeudi d'atteindre des régions isolées du Brésil ravagées par des inondations et des glissements de terrain, les plus graves depuis quarante ans, qui ont fait jusqu'ici près de 400 morts.

Des torrents de boue ont semé la dévastation dans la région montagneuse de Serrana, à une centaine de kilomètres au nord de Rio de Janeiro, détruisant des dizaines de maisons et ensevelissant des familles entières pendant leur sommeil.

Depuis mardi, il est tombé sur la région l'équivalent d'un mois de pluie.

"Dans certains coins, on dirait qu'il y a eu un tremblement de terre. Trois ou quatre quartiers sont complètement détruits (...), toutes les routes et tous les ponts ont disparu", a dit Jorge Mario, maire de Teresopolis, où 158 personnes ont trouvé la mort. Dans toute la région, on dénombre 375 morts.

Treize personnes ont par ailleurs péri dans l'Etat de Sao Paulo, ce qui établit le bilan provisoire pour l'ensemble du pays à 388 morts.

UN BÉBÉ DE SIX MOIS SORTI DES DÉCOMBRES

Plus de 13.500 personnes sont sans abri, a précisé la Défense civile.

Deux hélicoptères de la marine participent aux secours et un hôpital de campagne est en cours d'acheminement.

La présidente Dilma Rousseff a signé un décret débloquant 780 millions de reais (460 millions de dollars) pour financer des opérations de reconstruction dans les régions touchées.

Les services météorologiques annoncent encore de fortes pluies dans les jours à venir.

La zone la plus durement touchée est celle de Nova Friburgo, une localité rurale fondée au début du XIXe siècle par des immigrants suisses et allemands, où il y a eu 168 morts.

Dans le centre-ville de Teresopolis, faute de place dans la morgue, des dizaines de corps sont alignés devant un commissariat, en attente d'identification. Ils sont ensuite portés dans une église voisine.

"J'ai vu des gens avec dans les bras des enfants morts enveloppés dans des couvertures. D'autres marchent au hasard dans les rues, en larmes", raconte Vinicius Bittencourt, un chauffeur de taxi.

A Petropolis, qui servait de résidence d'été à la famille impériale au XIXe siècle, on compte 36 morts, et 13 autres à Sumidouro, dans la même région.

Un bébé de six mois a été retiré vivant des ruines d'une maison.

En janvier 2010, des glissements de terrain avaient fait une soixantaine de morts dans la station balnéaire d'Angra dos Reis. En avril dernier, le même phénomène avait tué 180 personnes dans les favelas de Rio.

Source: Reuters

RIM-K65
14/01/2011, 00h28
L'équilibre de la terre pendant des milliards d'année, l'homme l'a cassé en quelques décennies.

Le pire est a venir.

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