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Voir la version complète : Antar : «On n’a pas peur du 5-Juillet»


Pecos
31/01/2011, 10h25
«C’est l’occasion de reconquérir le public d’Alger» > «Je suis ravi pour Belhadj et Abdoun» > «Ziani a fait comme Anelka, Roberto Carlos et Guti» > «Halliche est un battant, il reviendra plus fort»

Le capitaine de la sélection nationale se dit complètement rétabli de sa blessure. Dans l’entretien qu’il nous accordé hier, Antar Yahia nous a parlé de la liste de Benchikha, commenté la situation de chaque joueur de l’équipe nationale et, surtout, donné son impression quant au choix de jouer la Tunisie au temple du 5-Juillet. Cependant, Antar regrette, amèrement, qu’un grand pays tel que l’Algérie ne possède pas un stade digne de ce nom pour accueillir ses invités. L’auteur du but qualificatif pour le Mondial adresse un message très clair aux supporters algérois, dans lequel il voulait dire : venez nombreux, encouragez-nous jusqu’à la dernière minute et vous ne serrez pas déçus…

- Bonjour Antar, comment vous allez ?
-Je vais très bien, merci. Je me trouve actuellement à l’aéroport où je m’apprête à aller avec mon équipe à Augsbourg pour affronter l’équipe locale du FC Augsbourg.
-Ça veut dire que vous êtes complètement rétabli ?
-Oui, c’est exact. Ce n’était qu’un petit pépin. Je suis en super forme et tout à fait apte à jouer. Ma présence avec le groupe veut tout dire.
-Le mercato d’hiver prendra fin aujourd’hui à minuit. Vous concernant, vous allez rester à Bochum, et ce, malgré le bruit qui a couru, notamment du côté de Montpelier, sur votre probable retour en France…
-Il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte dans la presse. Moi, je l’ai toujours dit, je me sens très bien là où je suis. Je ne manque absolument de rien. C’est un club que je connais. J’ai mes repères ici. J’entretiens de très bons rapports avec les joueurs, le staff et les dirigeants. Pour moi, cela est très important. En ce qui concerne ce qui a été dit sur mon probable départ de Bochum, je le répète encore une fois, ce n’était que des mensonges. Il n’y avait rien de concret.
-Le mercato ne vous concernait peut-être pas, mais d’autres joueurs de l’EN si. Que pensez-vous du transfert de Ziani en Turquie ?
-Je pense que Karim a fait le bon choix. Je suis très heureux pour lui. C’est un grand joueur et sa place est dans un grand club. J’espère qu’il trouvera son bonheur à Kayseri.
-C’en est le cas apparemment. Lors des 23 minutes qu’il a jouées la première fois et les 90’ lors du match suivant, il fut excellent. Son entraîneur d’ailleurs s’est dit très satisfait de sa nouvelle recrue…
-Ecoutez, le talent de Karim est indiscutable. Il est toujours resté le même et son niveau n’a jamais baissé. Il a eu des difficultés à s’intégrer à Wolfsburg parce que les autres ne lui avaient pas facilité la tâche, c’est tout. Sans entrer dans les détails, je pense que les qualités de Ziani n’étaient en aucun cas la raison de ses difficultés dans son ancien club. Sinon, Ziani restera toujours Ziani. On n’a jamais douté de lui. Personnellement, Je savais qu’il allait réussir et rebondir dès qu’il trouvera un autre club que Wolfsburg.
-Donc, vous pensez qu’il a fait le bon choix en signant à Kayserispor…
-Il sait très bien ce qu’il fait. S’il a fait ce choix, c’est que c’est le bon. Le championnat de Turquie est très bon. Anelka, Carlos, Alex et aussi Guti y ont joué. Il y a plusieurs grands joueurs qui sont passé par le championnat turc et qui ne l’ont pas quitté de sitôt.
-Outre Ziani, Meghni, qui est rétabli de sa blessure, est annoncé tantôt en Grèce, tantôt au Portugal…
-Je pense qu’il vaudrait mieux pour Mourad qu’on ne parle plus de ses contacts. Il faut le laisser tranquille. Il vient de vivre une année difficile. La dernière chose dont il a besoin, c’est qu’on ne parle pas de ses contacts et de son transfert. Vous savez, il y a des clubs, notamment en Europe, qui aiment conclure leur marché dans la discrétion. Dès qu’on commence à en parler, ils se retirent. Plusieurs transferts de joueurs ont capoté parce l’affaire a été étalé dans la presse. Il ne faut pas alimenter les rumeurs et les mensonges, parce que ça risque d’être fatal pour les joueurs concernés.
-Parlons de l’équipe nationale à présent. La rencontre contre la Tunisie se jouera au 5-Juillet. Que pensez-vous de cette décision ?
-jouer au 5-Juillet, à Tchaker, à Annaba ou ailleurs ne changera rien. Il y a des choses plus importantes que ça. En voyant ce qui se passe dans le monde actuellement, l’endroit où se joue une rencontre de football devient la dernière chose à laquelle nous pensons.
-Justement, en parlant de ça. ce match face à la Tunisie est maintenu. Ça doit vous faire plaisir…
-Sur le plan sportif, oui. C’est un match capital pour nous. C’est le dernier test avant le big-match face au Maroc. C’est très important pour le coach, comme pour nous les joueurs de pouvoir se réunir et disputer cette rencontre.
-Ne craignez vous pas l’état de la pelouse du 5-Juillet ?
-Je ne sais pas exactement dans quel état elle est. Je pense et c’est important, qu’il ne faut pas accorder trop d’importance à ces détails-là. Il faut s’adapter aux conditions dans lesquelles se déroulera ce match. On y est obligé. On n’a pas un autre choix.
-Mais c’est quand même regrettable de ne pas avoir un stade digne de ce nom pour accueillir nos adversaires et invités en Algérie, non ?
-Bien sûr que ça l’est. L’Algérie est un grand pays. On doit avoir au moins un terrain digne de ce nom. Mais que voulez-vous qu’on fasse, on fait avec ce qu’on a. Le plus important reste l’intérêt de notre pays.
-On dit que le 5-Juillet, c’est le tribunal des joueurs. Ne craignait vous pas l’accueil du public ?
-Pourquoi devrions-nous craindre notre propre public ? C’est ce même public qui est sorti dans la rue après chacun de nos succès l’année dernière, non ? On sait qu’il aime la sélection et on comprend très bien sa colère qui est nourrie par la déception de ne pas voir son équipe triompher. A nous les joueurs de lui prouver qu’on est capables de lui procurer encore de la joie. Un jour ou l’autre, il faudra affronter le public Algérois, et ce jour est arrivé. A nous de faire le nécessaire pour le reconquérir et le gagner.
-Parlons à présent de la liste rendue publique par Benchikha. Que pensez-vous du retour de Belhadj, Abdoun, et Chadli ?
-On est très ravis de les revoir parmi nous. Ils font partie de la famille. J’ai eu Belhadj au téléphone et je l’ai félicité pour sa convocation. Je ne peux pas m’autoriser à dire plus que ça sur leur convocation, car il y a un coach en place. Lui seul est habilité à vous donner d’autres détails et d’autres explications à ses décisions.
-Il y a aussi le retour de Bouzid. Un commentaire ?
-Smaïl est un très gentil garçon. C’est aussi un très bon défenseur. Je suis content pour lui. C’est une convocation amplement méritée. Je l’ai eu au téléphone lui aussi et il était très heureux de retrouver la sélection. J’espère qu’il va ajouter un plus à l’équipe.
-Bouzid, Belhadj, Abdoun et Chadli sont heureux de figurer dans cette liste. Ce n’est pas le cas de Halliche qui, lui, devra vous voir jouer à la télé…
-Là aussi, je n’ai pas de commentaire à faire. Il y a un coach pour ça. Néanmoins, je dois dire qu’on est tous solidaires avec lui. Rafik vit des moments difficiles et nous espérons tous l’avoir parmi nous le plus tôt possible. C’est un élément incontournable dans notre équipe. Son absence nous désole et nous attriste tous.
-Pensez- vous que la situation de Rafik va s’améliorer d’ici le match du Maroc ?
-Je l’espère. De toute façon, on est à deux mois de ce match. Halliche est un battant. Je suis sûr qu’il saura relever la tête.
-On approche de ce match du Maroc. On imagine que vous y pensez souvent vous les joueurs ?
-On ne peut pas ne pas penser à ce match. C’est un rendez-vous déterminant pour l’Algérie. il faut absolument le gagner pour garder nos chances intactes pour la qualif à la CAN 2012. On sait ce qu’on a à faire et on tâchera de ne pas décevoir le peuple algérien.
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