Zwina,
Dans le système algérien, ce n'est pas le DUC qui signe les prestations des bureaux d'études privés. Il n'a pas l'habilitation de signer, il a l'habilitation de suivi tout est centralisé à Alger, d'ailleurs le minsitère de la culture est censé être représenté par le directeur des beaux arts (celui-ci à failli ruiner une fresque d'une valeur inestimable si ce n'est la présence d'esprit de simples citoyens lire : http://www.elwatan.com/2006-02-08/2006-02-08-35945, le ministère de la culture est sourd et aveugle contrairement à ce qu'on dit), cette personnalité ayant par hypothèse un poids négligeable mais curieusement elle est chargé de valider ou pas le moindre coup de pioche sur un site archéo...l'ensemble de ces opérations sont régies par ce qu'on appelle une autrorisation de programme nécessaire pour débloquer le moindre sous.
Ainsi la distribution d'un bus est sous le contrôle de Ould abbès, la contruction d'une trémie fait l'objet du suivi du chef de l'état en personne, la construction d'un paté d'immeuble etc.
Pour résumer Mme, pour éternuer il faut d'abord demander la permission à Alger.
Pour résumer le type que tu pense être un vrai délinquent ne l'est forcément pas. On aurait su par exemple quel dégré d'implication de ce DUC dans les malversations qui ont entâché la réalisation du projet.
On aurait également su combien a coûté la campagne de peinture. Celle qui est devenue une tradition : tout les édifices de la ville de constantine ont été garnis avec le portrait de Bouteflika sur tout la hauteur des façades. Seuls les individus ont été épargnés par les peintres qui ont réalisé là une prouesse...bien sûr cette peinture va s'effriter en quelques jours mais peu importe...et on remettra une couche au prochain passage.
Les génération futures auront alors une trace archéologique qui leur permettra d'abord de situer au carbonne 14 les visites du président, et d'expliquer ensuite le declin de leur ainés.
Mais Mme Toumi n'est pas génée pas de tels gachis, ce qui lui importe c'est la benédiction présidentielle, elle s'en fout de Massinissa comme ce DUC d'ailleurs et ses semblables à travers le territoire national....
Oui mais pour les touristes passionnés d'histoires qui préfère visiter des lieux chargés d'un passé archéologique plutôt que s'allonger sur des plages bondées de monde ;) Il y a ceux qui aiment se cultiver et les autres.....
Après le tramway, c’est au tour du mausolée de Massinissa de faire l’objet d’une campagne de dénonciation contre la manière dont est menée sa réhabilitation. Pourquoi aujourd’hui, alors que le projet est en cours depuis des années ? S’agit-il d’un souci réel et innocent ou d’une vulgaire et machiavélique tentative d’en faire un fonds de commerce ? Voici quelques éclairages. L’ordre donné il y a quinze jours par le premier magistrat du pays au wali de Constantine pour la livraison du chantier à l’occasion de la visite avait accéléré les travaux sur le site. Trois jours après (le 4 avril), une délégation du ministère de la culture conduite par un expert en monuments archéologiques avait fait le déplacement au mausolée et ordonné l’arrêt des travaux. Entre la pression de la présidence et les soucis des cadres de Khalida Toumi, le wali avait choisi de poursuivre les travaux, faisant confiance aux intervenants constantinois pour bien mener les choses. Le courrier officiel signé par la ministre en personne et adressé au wali deux jours plus tard constitue une réplique vigoureuse visant à attirer l’attention sur « la nécessité d’une étude appropriée de l’emplacement original de chaque pierre avant le remontage définitif et les risques de dégradation encourus lors du déplacement des pierres (brisures, désagrégation...) nécessitent la présence d’un maître d’œuvre spécialisé tant les techniques de mise en œuvre sont spécifiques et doivent faire appel à l’expertise étrangère à travers l’Unesco, car ce monument est inscrit sur la liste indicative de classement des sites du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco ». Khalida Toumi a rappelé aussi les risques que représente le recours « à des produits chimiques dont nous ignorons la composition et qui peuvent porter atteinte, de manière irréversible, à l’intégrité physique du monument », avant d’inviter le wali à arrêter les travaux à l’intérieur de l’enceinte du monument et de procéder à l’inscription d’une opération à l’indicatif de son ministère. Les cadres en charge du suivi à Constantine sont-ils à ce point démunis de toute qualification et le chantier est-il réellement désastreux ? L’initiative du département de la culture est plus lisible si l’on connaît le conflit de plus en plus exprimé avec le ministère de l’Habitat autour de la priorité d’intervention dans le domaine du patrimoine bâti. Mme Toumi n’a pas apprécié lors de sa visite à Constantine en décembre 2005 que l’opération touchant le mausolée soit effectuée par la direction de l’urbanisme et la construction. Mais il faut dire aussi qu’aucun signe ne démontre qu’elle cherche à concrétiser sa vision des choses, du moins à travers son représentant à Constantine, contrairement à son homologue de la DUC.
Suite
L’initiative du département de la culture serait aussi motivée par cette lettre signée par des anonymes se prétendant être « des professionnels du patrimoine ». A travers leur cri de détresse adressé au président de la République, ces personnes dénoncent « les atteintes qui viennent d’être portées à cet édifice classé patrimoine national ». Le ministère de la Culture est-il désarmé dans cette bataille, se fie-t-il à des sources vraiment fiables, ou alors emploie-t-il des personnes incapables de défendre ses intérêts ? En tous les cas, ils ne le sont pas tous. En visitant le chantier hier, nous avons rencontré la responsable de la circonscription archéologique qui fait le suivi quotidien des travaux. Mme Haddad, qui décline un CV respectable dans le domaine de l’architecture et de la conservation, ne semble pas être d’accord avec les émissaires du ministère et nous a affirmé que le produit utilisé pour enlever les graffitis est le même que celui ayant été employé sur les sites de Timgad et de Djemila et que l’intervention de la grue dans l’enceinte s’est faite avec une extrême précaution et sous son regard vigilant, avant de nous inviter à juger par nous-mêmes des résultats. Pour les profanes que nous sommes, on peut dire que le monument a subi un lifting rajeunissant en attendant la reconstitution de tout le site à partir des différentes pierres qui ont été ramassées et amenées pour certaines de plus de 500 m, nous ont déclaré l’architecte de la DUC et celle du bureau d’études chargé du projet du village numide qui attend l’enveloppe financière pour son achèvement. Le projet du village numide et son point central, le mausolée du roi Massinissa, est impatiemment attendu par les Constantinois qui ont été refoulés ce week-end par centaines par les gardes communaux, alors qu’ils voulaient accéder au site et profiter de la beauté du cadre pour pique-niquer. Mais c’est aussi un projet sensible en cela qu’il demande un traitement spécial. Il n’est pas le seul et presque tous les projets structurants engagés actuellement à Constantine s’appuient sur le patrimoine pour faire de la wilaya une destination touristique et culturelle. Toute hésitation pourrait compromettre cette tendance et hypothéquer l’avenir de Constantine au bénéfice de quelques intérêts occultes qui pourraient même être derrière cette agitation.
Après le tramway, c’est au tour du mausolée de Massinissa de faire l’objet d’une campagne de dénonciation contre la manière dont est menée sa réhabilitation. Pourquoi aujourd’hui, alors que le projet est en cours depuis des années ? S’agit-il d’un souci réel et innocent ou d’une vulgaire et machiavélique tentative d’en faire un fonds de commerce ? Voici quelques éclairages. L’ordre donné il y a quinze jours par le premier magistrat du pays au wali de Constantine pour la livraison du chantier à l’occasion de la visite avait accéléré les travaux sur le site. Trois jours après (le 4 avril), une délégation du ministère de la culture conduite par un expert en monuments archéologiques avait fait le déplacement au mausolée et ordonné l’arrêt des travaux. Entre la pression de la présidence et les soucis des cadres de Khalida Toumi, le wali avait choisi de poursuivre les travaux, faisant confiance aux intervenants constantinois pour bien mener les choses. Le courrier officiel signé par la ministre en personne et adressé au wali deux jours plus tard constitue une réplique vigoureuse visant à attirer l’attention sur « la nécessité d’une étude appropriée de l’emplacement original de chaque pierre avant le remontage définitif et les risques de dégradation encourus lors du déplacement des pierres (brisures, désagrégation...) nécessitent la présence d’un maître d’œuvre spécialisé tant les techniques de mise en œuvre sont spécifiques et doivent faire appel à l’expertise étrangère à travers l’Unesco, car ce monument est inscrit sur la liste indicative de classement des sites du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco ». Khalida Toumi a rappelé aussi les risques que représente le recours « à des produits chimiques dont nous ignorons la composition et qui peuvent porter atteinte, de manière irréversible, à l’intégrité physique du monument », avant d’inviter le wali à arrêter les travaux à l’intérieur de l’enceinte du monument et de procéder à l’inscription d’une opération à l’indicatif de son ministère. Les cadres en charge du suivi à Constantine sont-ils à ce point démunis de toute qualification et le chantier est-il réellement désastreux ? L’initiative du département de la culture est plus lisible si l’on connaît le conflit de plus en plus exprimé avec le ministère de l’Habitat autour de la priorité d’intervention dans le domaine du patrimoine bâti. Mme Toumi n’a pas apprécié lors de sa visite à Constantine en décembre 2005 que l’opération touchant le mausolée soit effectuée par la direction de l’urbanisme et la construction. Mais il faut dire aussi qu’aucun signe ne démontre qu’elle cherche à concrétiser sa vision des choses, du moins à travers son représentant à Constantine, contrairement à son homologue de la DUC. L’initiative du département de la culture serait aussi motivée par cette lettre signée par des anonymes se prétendant être « des professionnels du patrimoine ». A travers leur cri de détresse adressé au président de la République, ces personnes dénoncent « les atteintes qui viennent d’être portées à cet édifice classé patrimoine national ». Le ministère de la Culture est-il désarmé dans cette bataille, se fie-t-il à des sources vraiment fiables, ou alors emploie-t-il des personnes incapables de défendre ses intérêts ? En tous les cas, ils ne le sont pas tous. En visitant le chantier hier, nous avons rencontré la responsable de la circonscription archéologique qui fait le suivi quotidien des travaux. Mme Haddad, qui décline un CV respectable dans le domaine de l’architecture et de la conservation, ne semble pas être d’accord avec les émissaires du ministère et nous a affirmé que le produit utilisé pour enlever les graffitis est le même que celui ayant été employé sur les sites de Timgad et de Djemila et que l’intervention de la grue dans l’enceinte s’est faite avec une extrême précaution et sous son regard vigilant, avant de nous inviter à juger par nous-mêmes des résultats. Pour les profanes que nous sommes, on peut dire que le monument a subi un lifting rajeunissant en attendant la reconstitution de tout le site à partir des différentes pierres qui ont été ramassées et amenées pour certaines de plus de 500 m, nous ont déclaré l’architecte de la DUC et celle du bureau d’études chargé du projet du village numide qui attend l’enveloppe financière pour son achèvement. Le projet du village numide et son point central, le mausolée du roi Massinissa, est impatiemment attendu par les Constantinois qui ont été refoulés ce week-end par centaines par les gardes communaux, alors qu’ils voulaient accéder au site et profiter de la beauté du cadre pour pique-niquer. Mais c’est aussi un projet sensible en cela qu’il demande un traitement spécial. Il n’est pas le seul et presque tous les projets structurants engagés actuellement à Constantine s’appuient sur le patrimoine pour faire de la wilaya une destination touristique et culturelle. Toute hésitation pourrait compromettre cette tendance et hypothéquer l’avenir de Constantine au bénéfice de quelques intérêts occultes qui pourraient même être derrière cette agitation.
Source El Watan du 16 avril 2006
Voici quelques détails qui peuvent éclairer nos chers lecteurs sur le fonctionnement des institutions en Algérie. Jugez par vous mêmes et surtout vous avez là des temoins...
Je vais t'éclairer un peu :mrgreen: Bouteflika a poussé une grosse colère (chose pourtant déconseillé par ses médecins) contre ses minsitres et autres employés de l'état car pour la 1ère fois depuis son accession à la présidence il est devenu plus proche du peuple et surtout plus à l'écoute ( manipulation ou prise de conscience ???) Les doléances du peuple lui sont parvenues et comme il l'a dit publiquement il est le président et ne peut être partout pour régler les problèmes. Si il y a autant de monde dans les administrations et dans les ministères (quelques postes et certaines têtes vont bientôt sautées) c'est justement pour réaliser correctement ce qui doit être entrepris....Avant son arrivée dans les villes qu'il doit visiter, c'est branle le bas le combat pour masquer ce qui devrait être fait depuis longtemps et que lui pense réaliser depuis bien longtemps ...... Bouteflika a vu, des têtes vont tomber et comme d'habitude c'est l'éternelle ritournelle ce n'est pas ma faute mais celle de l'autre ; celui ou celle qui sera le plus convaincant gardera son poste ;) Maintenant si le produit utilisé est le même qu'à Timgad alors désolée mais ça doit être un massacre, cette erreur aurait pourtant du servir de leçon......
Harrachi78
19/04/2006, 21h51
Salut mon vieux,
Sinçerement et sna sla moindre connotation politique ne crois-tu pas que ce tombeau royal est le sépulcre d'un homme qui a régné sur ce pays et sur tout le Maghreb, il y'a de cela un peu plus de 2000 ans ?! N'est-ce pas en soit une raison suffisante pour traiter avec respect cette tombe, sans même évoquer l'idée touristique ou politique dans la chose ????
Moi personellement j'aime montrer du respect envers mes ancêtres, tous mes ancêtres. Je ne suis pas bérbère comme tu le sais, ni kabyle ni chaoui ni tergui, mais je suis tout de même algérien et je respecte tous ceux qui furent un jours chefs d'Etats sur cette terre, simple question d'honneur et de principe, et ce Masssinissa ayant été l'un des plus anciens d'entre eux, la moindre des choses serait d'honorer ses traces en lui garantissant un traitement digne de son rang, c'est à dire de roi et d'ancien ! Ai-je tort ?!
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