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Voir la version complète : Maroc : La hausse continue des transferts de dividendes pèse lourdement sur les réserves en devises


jawzia
08/03/2011, 17h09
Ils sont en hausse régulière depuis 2007 : 105%.



Ils sont en rapport avec l'accroissement des investissements directs étrangers qui sont repartis à la hausse. Seule solution : augmenter les exportations pour équilibrer les comptes.


http://www.lavieeco.com/images_principale/DIVIDENDES-maroc-%282011-03-07%29.jpg



Chaque pays essaie d’en capter le maximum : bonus fiscaux, facilités d’accès au foncier, réduction des tracasseries administratives...Les investissements étrangers semblent devenus la panacée pour assurer sa croissance économique. Mais cela a une contrepartie, légitime du reste : le transfert des revenus (constitués pour l’essentiel de dividendes) générés par ces investissements. Et à mesure que le stock de ces investissements augmente, les transferts deviennent de plus en plus importants.

Au Maroc, les transferts de dividendes (voir graphe) sont dans une tendance haussière depuis 2007 : de 4,43 milliards de DH, ils sont passés à 9,11 milliards à fin 2009 (+105,6%). Pour 2010, le montant est de 6,41 milliards de DH, à fin septembre - dernière date d’établissement des statistiques sur cette question et il est plus que probable que l’on soit sur la même tendance qu’en 2009, sinon plus, soit 81% du montant de l’emprunt international d’un milliard d’euros levé par le Maroc à l’automne dernier.

Cette évolution est dans l’ordre des choses : le Maroc est devenu depuis quelques années déjà une des destinations les plus prisées par les investisseurs étrangers (voir tableau). De sorte que le stock (cumul) des seuls investissements directs étrangers au Maroc s’élevait à 319 milliards de DH en 2008, dernière publication des données sur la position extérieure globale du Maroc. A la même date, les investissements directs du Maroc à l’étranger s’établissaient à 13,8 milliards de DH. D’où une position nette déficitaire de 305,2 milliards de DH. En 2009, le flux des nouveaux investissements étrangers directs a atteint 25,2 milliards de DH et la tendance est repartie à la hausse en 2010 avec 32,5 milliards de DH.
Tout cela génère, bien entendu, une augmentation des montants des dividendes transférés ; ce qui, en conséquence, pèse sur les comptes extérieurs, plus particulièrement sur la balance des paiements. Celle-ci, rappelons-le, a enregistré son dernier excédent en 2007. Depuis, elle est en déficit, et cela impacte négativement les avoirs extérieurs.

La balance des paiements déficitaire depuis 2008

Mais il faut se dépêcher de le préciser : les problèmes de la balance des paiements qui sont apparus depuis 2008, après plusieurs années d’excédents, ne s’expliquent pas par la seule augmentation des transferts de dividendes et plus généralement des revenus. Ils y concourent, certes, mais la problématique essentielle, structurelle, reste le déficit de la balance commerciale. Et cela provient, on le sait, de la faiblesse des exportations de biens, au moment même où les importations, du fait de la dynamique de croissance, ne cessent, elles, de progresser et à un rythme soutenu. En 2010, par exemple, le déficit de la balance commerciale se chiffrait à 151,3 milliards de DH, contre un déficit de 151 milliards en 2009. De ce fait, les soldes excédentaires enregistrés dans les balances des services et des transferts courants n’arrivent plus à combler le «trou» béant de la balance commerciale ; d’où, depuis 2007, les déficits du compte courant, principale composante de la balance des paiements.

Pour dire les choses simplement, les importations et les transferts de revenus, principalement les dividendes, provoquent des sorties de devises que ne compensent pas les exportations, même en y ajoutant les exportations de services (tourisme essentiellement) et les envois des MRE. Il y a donc urgence à trouver une solution sur ce front ; car, ce sont souvent les problèmes de balance de paiement qui mettent les pays sous les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Banque mondiale. L’exemple récent de la Grèce est typique de cette situation.

Pour y faire face, il n’ y a pas trente-six chemins à vrai dire: le développement des secteurs exportateurs générateurs de devises ; sachant qu’il est très difficile de limiter les importations, dont une très grande partie est à la fois incompressible (comme l’énergie) et indispensable à la machine économique interne (comme les biens d’équipement et les demis produits).

Pour le Maroc, c’est désormais, sans doute, le chantier numéro un en matière économique. La situation est encore relativement maîtrisée, puisque les avoirs de réserves sont à un niveau appréciable (193 milliards de DH, soit près de 7 mois d’importations), mais si le déficit du compte courant et, plus généralement, de la balance des paiements persistait, l’endettement extérieur s’imposerait. Ce qui gonflerait encore plus les montants en devises à transférer (remboursement du principal et des intérêts).

L’équation est donc la suivante : les investissements étrangers sont certes nécessaires pour la création d’emplois notamment, et le transfert du savoir éventuellement, mais la sortie de devises qu’ils génèrent par le truchement des transferts de revenus (des dividendes particulièrement) doit être compensée...


Salah Agueniou. La Vie éco

azouz75
08/03/2011, 17h17
C'est l'autre face ( celle qu'on annonce jamais en cérémonie ) des IDE.

overclocker
08/03/2011, 17h27
politique foireuse, économie de bricolage comme d'hab....

azouz75
08/03/2011, 17h33
Wa Jari, ghi belati .

Ils doivent être dans le coins ;)

Black
08/03/2011, 17h33
Voici le problème réel:

Mais il faut se dépêcher de le préciser : les problèmes de la balance des paiements qui sont apparus depuis 2008, après plusieurs années d’excédents, ne s’expliquent pas par la seule augmentation des transferts de dividendes et plus généralement des revenus. Ils y concourent, certes, mais la problématique essentielle, structurelle, reste le déficit de la balance commerciale. Et cela provient, on le sait, de la faiblesse des exportations de biens, au moment même où les importations, du fait de la dynamique de croissance, ne cessent, elles, de progresser et à un rythme soutenu.

Ce n'est pas le transfert des dividendes... Le Maroc augmenter ses exportations pour couvrir les importations.

Pihman
08/03/2011, 20h27
Il faut bien admettre que l'élément causale de la détérioration de la balance commerciale depuis 2008 est la facture petrolière qui a quasiment doublé entre 2007 et 2010


quant aux sortie de dividente c'est tout a fait normal

s'il ya dividentes c'est qu'il y a des gains
s'il ya des gains c'est qu'il y a des impôts


cela sans parler des emplois crées et des effetx annexes (secteurs dépendants qui sont 100% marocains ceux là)


Si on ne veut pas voir de dividents qui sortent alors interdisant les IDE

et mettant aux chpmage les hordes de jeunes et moins jeunes qui s'y emploient

et fesant impasse des impôts payées par ces IDE

et faisant impasse des myriades d'entreprises purement marocaines qui s'activent autour des entreprises IDE par des marchés, des commandes, ou simplement du gargottier du coins qui sert des maticha bettone ou lahror aux ouvriers des IDE

Black
08/03/2011, 21h00
Pihman + 100 000

Très bonne synthèse de la situation. :zen:

magh91
08/03/2011, 21h14
Lorsqu'on vit au dessus de ses moyens, il ne faut pas venir pleurer d'etre devenu l'esclave de ses créanciers. Qui paye l'orchestre meme le bal.

jawzia
09/03/2011, 21h41
s'il ya dividentes c'est qu'il y a des gains
s'il ya des gains c'est qu'il y a des impôts
Vous n'essayez (tout de même) pas de nous convaincre que les IDE ont aussi des avantages ? C'est un peu plus compliqué que cela.

La balance commerciale du Maroc est déficitaire et le sera (encore) pour une longue période (pour des considérations structurelles). Les transferts des MRE et les recettes du tourisme n'arrivent plus à combler les déficits, ce qui a conduit à une balance de paiement déficitaire depuis deux ou trois ans.

Une balance de paiement déficitaire veut dire que le Maroc (vis à vis de l'extérieur) perd de l'argent (en devises) à l'image d'une entreprise dont les dépenses dépassent les recettes.

Or le matelas en réserves de change s'amenuise d'année en année, et c'est là où la hausse continue des transferts de dividende met le Maroc dans une position des plus inconfortables.

La question est alors : Quel serait le niveau d'IDE acceptable -à l'orée d'une nouvelle vague de privatisations - ? Acceptable au sens d'offrir du travail, de la richesse ... sans saigner le Maroc de ses réserves.

Pihman
09/03/2011, 21h55
tu te contredi JAWZIA

on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre

je te renvoi la question

est ce que tu veut nous convaincre qu'ils faut limiter ou interdir les IDE?
Alors que le monde entier court derrière

jawzia
09/03/2011, 22h14
tu te contredi JAWZIA
Tu aurais au moins pu citer ... "la contradiction".

est ce que tu veut nous convaincre qu'ils faut limiter ou interdir les IDE?
Il y a IDE et IDE. Tu penses que le Maroc a un besoin aussi vital que de confier la gestion des abattoirs à des entreprises étrangères ?

Alors que le monde entier court derrière
C'est bien de courir. Des fois, c'est mieux de faire une halte pour savoir ... vers où on court !!!

les importations et les transferts de revenus, principalement les dividendes, provoquent des sorties de devises que ne compensent pas les exportations, même en y ajoutant les exportations de services (tourisme essentiellement) et les envois des MRE. Il y a donc urgence à trouver une solution sur ce front ; car, ce sont souvent les problèmes de balance de paiement qui mettent les pays sous les fourches caudines du Fonds monétaire international (FMI) ou de la Banque mondiale.

AARROU
09/03/2011, 22h22
s'il ya dividentes c'est qu'il y a des gains
s'il ya des gains c'est qu'il y a des impôts

Et s'il a des transferts de dividendes,c'est que la richesse du pays fout le camps

Pihman
09/03/2011, 22h44
AARROU

Il y a une chose qui s'appelle CREATION de richesse

sans ces IDE, cette richesse qui fout le camp n'existait tout simplement pas

cette richesse qui fou le camps a laissé ses petites soeur au pays sous forme de salaire et impots et immobilisations

AARROU
09/03/2011, 23h07
de salaire et impots et immobilisations


Si cette richesse et produite a déstination de l'étranger,oui;mais si cette richesse et produite pour le marché local,en plus des importations engendrées, c'est beaucoup plus que les dividendes qui foutent le camps

Pihman
09/03/2011, 23h41
AArrou

même si la production est destiné au marché domestique c'est que ce marché est demandeur en cette production et qu'il l'aurait de toute façon importé toute faite prete a consommer de l'etranger (ce qui est pire)

donc les IDE dans ce cas permettre de laisser une partie de la valeur ajoutée au pays

jawzia
09/03/2011, 23h44
Pihman, tu as très bien saisi où se situe la problématique !

Que penses tu des privatisations (Autre forme d'IDE) envisagées par le gouvernement dans le contexte qui est celui du Maroc ?

KimiHD
10/03/2011, 11h00
C'est moi ou le mec essaye de nous faire gober que les IDE c'est MAL ? :rolleyes:

jawzia
10/03/2011, 12h34
C'est moi ou le mec ...
C'est plutôt ... l'école ;)

AARROU
10/03/2011, 12h56
Que penses tu des privatisations (Autre forme d'IDE) envisagées par le gouvernement dans le contexte qui est celui du Maroc ?

Avoir des devises pour regler le transfert en devise des dividendes générées par les IDE .

Autrement dit plein de richesse (en devise) qui foutent le camps,

Arès
10/03/2011, 14h08
C'est moi ou le mec essaye de nous faire gober que les IDE c'est MAL ?

les IDE quand ils sont mal ou pas du tout régulés et réglementés deviennent un gouffre financier qui n'aide pas vraiment a élever le niveau de vie(car pour moi c'est l'indicateur le plus important) dans le pays d'accueil.
les avantages sont indéniable quand ils sont bien contrôlés et investis dans des secteurs stratégique ou dans de nouveaux secteurs porteurs de nouveaux savoir faire avec transfert technologique et formation. mais ils ont tendance a négliger ses aspects bénéfique et ne se concentrer que pour maximiser leurs gains et a court terme... le pays d'accueil aura une embellie de façade mais en réalité les inconvénients sont bien plus supérieurs a ce que cet investisseur a apporté dans ses bagages.

KimiHD
10/03/2011, 14h10
C'est plutôt ... l'école ;)

A l'école on vous apprend que les IDE c'est MAL ? tout s'explique alors :D

AARROU
10/03/2011, 15h18
A l'école on vous apprend que les IDE c'est MAL ? tout s'explique alors

A l'école on apprend a compter

Au Maroc c'est le monde a l'envers,tous ce qui est mauvais pour les autres,et un bien pour eux.

La sortie de devise et le Hachiche,sont un mal pour tous les pays,pour les Marocain c'est un bienfait:rolleyes::rolleyes::rolleyes:

Pihman
10/03/2011, 16h57
AARROUJ

Le terme CREATION veut dire de zero on a qlq chose de supérieure à zero


a vous de choisir ?

avoir qlq chose de positif et le partager
ou bien
se contenter tout seule d'un bon ZERO bien gras

azouz75
10/03/2011, 17h36
avoir qlq chose de positif et le partager
ou bien
se contenter tout seule d'un bon ZERO bien gras bien sur qu'il est préférable de partager le quelque chose, mais dans le cas des IDE non choisis , le zéro passe à 2 pendant la cérémonie de signature et quelques années plus tard, il repasse à -2 .



PS

promis que lorsque j'aurais un peu de temps , je posterais un analyse sur les méfaits des IDE non encadrés .


A+

jawzia
11/03/2011, 19h50
Pour bien comprendre la teneur de l'article, il suffit d'aligner ces quelques éléments :


Une balance commerciale dont le déficit est en croissance continue
Une balance de paiement déficitaire (des sorties de devises supérieure à leur rentrées),
Des dividendes, en tendance haussière, qui grignotent plus d'un milliard de dollars par an
Un matelas en devise aux alentours des 20 milliards de $
Une dette extérieure de plus de 19 milliards de $


La spirale de la dette ou le rééchelonnement ... à l'horizon !

http://www.lavieeco.com/images_principale/DIVIDENDES-maroc-%282011-03-07%29.jpg

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