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Voir la version complète : George Soros reste «très inquiet» pour la zone euro


arayzon
09/03/2011, 17h04
De passage à Paris, le financier américain juge incomplets les «arrangements» au sein de la zone euro. Il redoute un «Lehman européen».
George Soros est un Européen convaincu, favorable à l'euro, aux «eurobonds», et partisan de la régulation financière, mais les arrangements en cours au sein de la zone euro,pour régler la crise de la dette ne le rassure pas.


Comme les marchés, il se montre inquiet à la veille des sommets européens - celui de la zone euro vendredi, et de l'Union européenne le 18 mars -, redoutant que les dirigeants ne soient pas à la hauteur des enjeux.

«Un accord sera en place d'ici la fin du mois» assure George Soros, «mais il ce qui se dessine est incomplet». Le financier philanthrope estime que le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) devrait garantir directement la dette des banques, sans passer par les États, afin d'éviter un «Lehman européen».

«Il faut faire plus, sinon la situation politique en Europe va se détériorer, avec le risque d'émergence d'une Europe à deux vitesses, entre les pays à forte croissance et à excédents courants, comme l'Allemagne, et les autres, surendettés. Cela peut nourrir la montée des extrèmes, la xénophobie», ajoute-t-il.

George Soros estime «légitime et compréhensible» la colère des Irlandais, qui veulent faire payer le secteur privé pour alléger le fardeau du sauvetage bancaire pour le contribuable. «Les gouvernements européens pensent qu'ils ont trois ans devant eux pour préparer une restructuration ordonnée des dettes souveraines, mais les marchés risquent de leur forcer la main bien avant!» estime Soros. «D'habitude, le temps permet de panser les plaies, mais pour l'Europe, c'est le contraire...».

Une faillite désordonnée d'un État de la zone euro provoquerait, par ricochet, une faillite bancaire et une nouvelle crise financière. «L'Islande s'en est sortie au prix de lourds sacrifices. Mais il n'est pas sûr que l'Irlande y arrive...La population quitte l'île, ce n'est pas bon signe...».

Source : lefigaro.fr

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