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Voir la version complète : L’Algérie a attiré 800 millions de dollars d’investissements étrangers en 2010


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12/03/2011, 10h30
Les investisseurs étrangers continuent de bouder l’Algérie. En 2010, l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) a enregistré 11 projets d’investissement étranger contre quatre en 2009.

Sept de ces 11 projets vont être réalisés en partenariat alors que quatre sont des investissements directs étrangers (IDE) pour un montant global de 58,9 milliards de DA (800 millions de dollars), selon le bilan 2010 de l'ANDI. « Ces projets déclarés semblent amorcer une reprise perceptible dont les flux émanent des pays de l'UE (France, Italie) et du Moyen Orient (Liban, Turquie, Émirats Arabes », souligne l'ANDI dans son rapport, précisant qu'ils sont focalisés dans les Industries, le BTPH et le tourisme. L'ANDI observe « une certaine reprise encore prudente due en grande partie à l'attitude justifiée aux donneurs d'ordre internationaux sur le climat d'investissement à l'international, mais qui n'a pas entamé la confiance vis‑à‑vis du marché algérien ».

En 2009, les lois algériennes sur l’investissement étranger ont été modifiées d’une façon radicale. Pour investir en Algérie, les étrangers doivent obligatoirement s’associer avec des intérêts algériens et ces derniers sont obligés de prendre la majorité du capital (51 %) dans tout projet d’investissement impliquant des capitaux étrangers. Cette règle dite 49/51 a été critiqué par les investisseurs nationaux et étrangers.

Baisse des investissements nationaux de moitié en 2010

En matière d'emploi, les projets en partenariat avec des étrangers devraient créer 2599 emplois directs soit 3 % de l'ensemble des emplois créés par les nouveaux investissements en 2010, selon la même source. En revanche, les investissements initiés par des nationaux ont enregistré une baisse de presque de moitié (48 %) à 9488 projets contre 19 725 projets en 2009.

Le montant global des investissements nationaux et étrangers, déclarés éligibles aux avantages de l'ANDI, s'est chiffré à 479,2 mds de DA, dont 420,3 mds de DA pour les nationaux et 58,9 mds de DA pour les investissements étrangers. « Les ratios en termes de nombre de projets représentent 99,88% pour les nationaux et seulement 0,12 % pour les étrangers alors que sur le plan financier ces derniers concourent pour près de 12 % et les nationaux 88 % », ajoute l’ANDI. En matière d'emploi, les investissements nationaux ont aidé à créer plus de 83 300 emplois directs (97 %) alors que ceux en partenariat avec des

La LFC 2009 en cause dans la baisse des investissements nationaux en 2009

La baisse des investissements en 2010, déjà anticipée par l'ANDI, s'explique notamment par « les conséquences induites par la crise financière internationale de 2008 qui ont fortement contrarié l'acte d'investir » ainsi que des répercussions des nouvelles mesures des lois complémentaires de finances de 2009 et 2010 et du gel provisoire de certaines activités en voie de saturation (transport collectif), selon l’ANDI.

L'Agence évoque aussi l'exigence préalable du Registre de commerce et du Certificat d'existence lors de la déclaration d'investissement, la convergence des petits projets vers d'autres dispositifs plus attractifs (ANSEJ et CNAC), ainsi que la convergence et réorientation des projets spécifiques (agriculture, mines et carrières, etc.) vers des fonds dédiés aux bénéficiaires par des aides conséquentes.
Aussi, la réorientation des investissements en accord avec le plan de relance 2010/2014 qui prévoit des investissements publics sur certains secteurs (santé, industries, sous‑traitance mécanique, environnement, etc.) a participé à ce recul. Toutefois, l'agence souligne que la baisse des investissements en 2010 « n'a pas affecté gravement l'attractivité au niveau local ». En 2010, l'ANDI a recensé 9715 projets d'investissements dont 216 projets annulés soit un nombre de 9499 projets d'investissements éligibles aux avantages accordés par le dispositif d'encouragement des investissements, selon le bilan annuel de l'agence.


Les investisseurs nationaux préfèrent les transports et le BTPH

Par secteur d'activité, c'est désormais le schéma classique des tendances lourdes observées et ce avec les Transports et le BTPH en tête de classement suivi des Services qui sont en expansion depuis 2009 par rapport aux Industries en termes de nombre de projets, note le rapport.

Le secteur des transports vient en première position avec 5518 projets, représentant plus de 58 % de l'ensemble des projets, restant ainsi dans la même tendance dominante que les années précédentes. En deuxième position, inchangé, le secteur du BTPH enregistre 1739 projets, soit (18,3 %), suivi de près par le secteur des Services (1378 projets‑14,51 %), et l'industrie avec (688 projets‑7,24 %). Les secteurs de la Santé, du Tourisme et de l'Agriculture se situent respectivement autour de 77, 52 et 47 projets. Ces derniers sont encore les secteurs les moins investis.

En termes d'emplois générés on remarque que les secteurs porteurs sont le BTPH (28,63 %), les Transports (26,99 %), suivis des Industries (23,46 %) puis des Services (13,55 %). Par région, l'Agence relève une concentration des projets d'investissements au Nord (incluant le Centre, l'Est et l'Ouest) du pays avec 6537 projets, soit 69 % de l'ensemble des projets recensés. La région des Hauts Plateaux regroupe 1659 projets soit un taux de 17.46 % par rapport à l'ensemble, alors que pour le Sud, on compte près de 1303 projets déclarés représentant au total prés de 13.7 % de l'ensemble.

TSA - Riyad Hamadi

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