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Voir la version complète : Bachir Hadj Ali


stranger011
19/04/2006, 14h33
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Né le 10 décembre 1920 à Alger (Casbah). Interrompt ses études à 19 ans. Adhère au P.C.A. fin 1945. En 1948, rédacteur en chef de Liberté. Condamné à deux ans de prison avant 1954. Après l'indépendance, dirigeant du P.C.A. Arrêté en 1965; sera en résidence surveillée jusqu'en 1971. Réside actuellement à Hussein-Dey (Alger). Chants pour le 11 décembre (poèmes; Paris, la Nouvelle Critique, 1961; rééd.1963) ; Notre peuple vaincra (essai; Genève, éd. du Fennec, 1961) ; Culture nationale et révolution (conférence; tiré à part de la Nouvelle Critique, 1963) ; L'Arbitraire (récit suivi de poèmes : Chants pour les nuits de septembre; Paris, éd. de Minuit, 1966) ; Que ma joie demeure! (poèmes; Paris, Oswald, 1970; rééd. l'Harmattan, 1981) ; Le Mal de vivre et la volonté d'être dans la jeune poésie algérienne d'expression française (court essai; Alger, 1977) ; Mémoire-clairière (poèmes; Paris, Éditeurs fran*çais réunis, 1978) ; Actuelles Partitions pour demain (poèmes ; Paris, l'Orycte, 1980, avec des dessins de M. Khadda) ; Soleils sonores (Alger, E.N.A.G., 1985, avec illustrations de M. Khadda).

Terre je t'écoute

Je t'écoute tisser des clairs-obscurs sur mes nuits.
Je t'écoute veiller le soleil agoniser à l'Est
Je t'écoute sécher le sel sur le front des mers
Je t'écoute réveiller des pommes innocentes
Je t'écoute greffer la jeunesse du citronnier


Je t'écoute respirer entre les doigts et l'orange
Je t'écoute battements de cils rouge-gorge des bois
Je t'écoute verser la rosée sur la plante médicinale
Je t'écoute pluie sur la mer collier de la baie
Je t'écoute nuage rire ailes colorées
Je t'écoute marche secrète des hommes droits
Je t'écoute clairière de la recherche libre
Je t'écoute vivre au rythme de mes aspirations
Je t'écoute chanter le chant de l'an deux mille

stranger011
19/04/2006, 18h27
:Serment :



Je jure sur la raison de ma fille attachée
Hurlant au passage des avions
Je jure sur la patience de ma mère
Dans l'attente de son enfant perdu dans l'exode
Je jure sur l'intelligence et la bonté d'Ali Boumendjel
Et le front large de Maurice Audin
Mes frères mes espoirs brisés en plein élan

Je jure sur les rêves généreux de Ben M'Hidi et d'Inal
Je jure sur le silence de mes villages surpris
Ensevelis à l'aube sans larmes sans prières
Je jure sur les horizons élargis de mes rivages
A mesure que la plaie s'approfondit hérissée de lames
Je jure sur la sagesse des Moudjahidine maîtres de la nuit
Je jure sur la certitude du jour happée par la nuit transfigurée
Je jure sur les vagues déchaînées de mes tourments
Je jure sur la colère qui embellit nos femmes
Je jure sur l'amitié vécue les amours différées
Je jure sur la haine et la foi qui entretiennent la flamme
Que nous n'avons pas de haine contre le peuple français.

Bachir HADJ ALI,

buhu
26/04/2006, 22h17
Merci quand meme d'avoir exhume ces mots qui transendent la mort de notre ami et frere Bachir Hadj Ali, mort en 1991.

Il avait aussi beaucoup d'humour
Aux inities : Que faire quand "Que Faire" brule et quand vous tombe sur la tete le second tome du "Capital"

amicalement