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Tems
16/03/2011, 17h56
Le discours royal du 9 mars a désarçonné les partis politiques. Ils viennent de prendre conscience qu’ils doivent accélérer le rythme pour être à la hauteur des enjeux.

Certains d’entre eux ont convoqué leurs instances le week-end dernier. L’Istiqlal a réuni son comité central à Rabat, le RNI a préféré le cadre de Bouznika pour se pencher sur la révision constitutionnelle et la régionalisation. Le PAM a enchaîné sur la session du conseil national restée ouverte la semaine dernière. Tous surfent sur la vague en oubliant la nécessaire mise à niveau politique.

En attendant de sortir de la zone de turbulences et de stabiliser leurs appareils, ils ont commencé à échafauder des scénarios sans avoir la maîtrise du calendrier. Les plus pressés évoquent des élections anticipées, avant le rendez-vous initial normalement autour de septembre de 2012. Ainsi, la Commission de la révision de la Constitution remettra sa copie au Souverain en juin prochain. Quelques semaines suffiront pour l’analyser et y apporter les retouches nécessaires avant de lancer le référendum en septembre prochain. Il n’est pas exclu que le prochain discours du Trône du 30 juillet trace les grandes lignes de la révision de la Constitution. Le mois de Ramadan, qui tombera en août, servira à lancer les débats et mettre en place la logistique de l’organisation du référendum en septembre. La plupart des politiques contactés sont d’accord sur le processus. Cependant, une fois la nouvelle Constitution adoptée, les pistes et les avis divergent.

Les partisans d’élections anticipées ne voient aucune raison de conserver l’actuelle Chambre des représentants élue selon l’ancienne loi fondamentale. D’où la possibilité de dissoudre le Parlement et l’annonce de la tenue d’élections anticipées les mois suivants. Les lois électorales qui vont régir les prochaines échéances seront ainsi adoptées au cours de la session du printemps qui démarre le deuxième vendredi d’avril prochain. Il restera juste le découpage électoral qu’il faudra adopter selon le nouveau dispositif qui prévoit 12 régions au lieu de 16. Un texte pourra être adopté sous forme de décret-loi que le gouvernement peut prendre sans passer par le Parlement. De toutes les façons, tout le monde sait que des élections anticipées auront lieu au niveau de la Chambre des conseillers. Il s’agira de pourvoir aux sièges qui seront libérés par le départ des représentants des syndicats et des organisations professionnelles comme les Chambres de commerce, d’agriculture et d’artisanat. Les membres de ces deux collèges partiront au Conseil économique et social (CES), présidé par Chakib Benmoussa. Quoi que le CES est déjà installé. Il leur faudra attendre la prochaine rotation pour espérer y siéger.

Dans ce cas de figure d’élections anticipées, le gouvernement devra gérer les affaires courantes. Là aussi, deux hypothèses sont avancées et il faudra choisir entre les deux: garder ce gouvernement ou nommer un autre d’union nationale qui aura pour mission d’organiser les élections. L’éventualité d’un gouvernement de technocrates est à exclure en raison du retour massif du politique depuis le 9 mars dernier. A moins qu’on le fasse une dernière fois avant d’enterrer définitivement ce mode de gouvernance. Et qu’en est-il des ministres dits de souveraineté que sont notamment l’Intérieur, la Justice et les Affaires islamiques? Leurs jours sont comptés si on se réfère au discours royal qui consacre le gouvernement politique, avec un premier ministre issu du parti arrivé en tête des élections législatives. En tout cas, quelle que soit l’hypothèse retenue, ce gouvernement est hypothéqué.

L’autre hypothèse est de maintenir le statu quo après l’adoption de la nouvelle Constitution en septembre. Selon ce schéma, le Souverain ouvrira la session d’automne du Parlement en octobre pour adopter la loi de Finances pour 2012, la régionalisation, les changements dans la Chambre des représentants et celle des conseillers, les lois électorales... Et l’annonce de la date des élections, qui se tiendraient en principe au printemps ou au début de l’été, se fera avant la fin de la session de l’automne. Cependant, le rythme du calendrier dépendra aussi du maintien ou non de la pression du mouvement du 20 février.

Les contestations à l’intérieur de certains partis pour mener des révolutions internes auront également leur poids dans la balance. Surtout que des voix s’élèvent pour critiquer la classe politique actuelle sur son incapacité à suivre le rythme de changement imposé par le Souverain. Sauf si elle se ressaisit pour rebondir.

Mohamed CHAOUI

rodmaroc
16/03/2011, 18h02
Des élections anticipées juste après le referendum sur la constitution serait une bonne chose,même si je ne pense pas que ca soit nécessaire....

Tems
16/03/2011, 18h03
je pense que que c'est une perte d'argent sa sert a quoi des élections anticipé en 2011 puis d'autre générale en 2012 ...


faut voir la réalité en face !!!

Black
16/03/2011, 18h09
Les réformes à faire tout le monde les connait tant que nous n'auront pas réalisé les bonnes réformes tout le blabla sur les élections anticipés ne changeront rien...

rodmaroc
16/03/2011, 18h11
je pense que que c'est une perte d'argent sa sert a quoi des élections anticipé en 2011 puis d'autre générale en 2012 ...

non tems, si les élections ont lieu en 2011 elles n'auront pas lieu en 2012.

Black
16/03/2011, 18h17
Bonsoir rodmaroc, le problème c'est que des élections anticipés n'apporteront rien si les vrais problèmes constitutionnelles ne sont pas résolus...

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