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Loubia
22/03/2011, 08h08
Sit-in des enseignants contractuels devant la présidence
Un assaut nocturne de la police fait huit blessés


Près de 200 enseignants ont été matraqués par la police lorsqu’ils voulaient fermer la route en face de la Présidence.

Les forces de sécurité ont réprimé brutalement, durant la nuit d’avant-hier, le sit-in des enseignants contractuels devant la présidence de la République, à El Mouradia. Tard le soir, les policiers ont tenté de déloger violemment les contestataires qui voulaient camper sur place, jour et nuit, jusqu’à satisfaction de leur demande d’intégration au corps de l’éducation nationale.
«Loin des yeux de la presse et des témoins potentiels, vers 23h30, les forces antiémeute nous ont tabassés avec une atrocité scandaleuse par rapport à notre statut social et notre revendication», a témoigné Myriem Maârouf, présidente du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC). Cet assaut de la police a fait plusieurs blessés, dont sept dans un état grave. «Nos camarades blessés ont été transférés vers le CHU Mustapha Pacha pour recevoir les soins nécessaires», a précisé Mme Maârouf.

Le soutien du MJIC

Hier encore, près de 200 enseignants ont été matraqués par la police lorsqu’ils voulaient fermer la route en face de la Présidence. «C’est le deuxième recours à la force de la part de la police en l’espace de 24 heures. Un huitième camarade, venu de Oued Souf, a été grièvement blessé à coups de matraque», a souligné notre source. Et d’ajouter : «Une délégation de cinq personnes a été reçue par le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Aboubakr Khaldi. Notre interlocuteur a tout simplement refusé de reconnaître notre droit à l’intégration.» C’est suite à l’échec de cette réunion avec leur tutelle que les protestataires ont voulu, en vain, paralyser la circulation à proximité de la première institution du pays. «Malgré la répression, nous avons passé la nuit dehors. Nous sommes déterminés à poursuivre notre mouvement de contestation jusqu’au bout. Nous n’allons pas, non plus, céder à la pression et aux menaces de la tutelle», clame un jeune enseignant de Chlef. «Je suis venue de mon petit village jusqu’au palais d’El Mouradia pour exprimer, aux côtés de mes camarades, notre ras-le-bol par rapport à la politique de recrutement du département de Benbouzid. Je suis dans mon poste depuis pratiquement 7 ans et on me refuse toujours la titularisation», s’indigne une enseignante.

Blessée, restée au sol et refusant les premiers soins, cette trentenaire crie à la seule policière présente sur place : «Vous ne nous faites pas peur. Nous sommes solides et solidaires. Et nous le resterons.» Les représentants de quelque 20 000 enseignants contractuels, recensés à travers tout le territoire national, réclament leur titularisation et un statut socioprofessionnel décent. «Nous exerçons notre noble profession depuis plusieurs années. Nous exigeons un poste de travail permanent et un salaire digne», a expliqué la présidente du CNEC. Il est à noter que le Mouvement des jeunes indépendants pour le changement (MJIC) a dénoncé «l’agression nocturne des enseignants contractuels par la police». Le MJIC affirme son soutien aux enseignants contractuels et à leurs revendications, qu’il qualifie de «légitimes».


Samir Ghezlaoui, El Watan

Pangeen
22/03/2011, 10h22
Mais de quel droit humain certains ont un travail et un salaire, d'autres une situation de contractuel donc précaire et des laissés pour comptes qu'on appelle des hittistes, des chômeurs, des demandeurs d'emploi ou vulgairement des vaux-rien.

Je cris haut et fort que cette injustice humaine doit cesser. Le travail doit être partagé comme tout le reste dans un esprit solidaire.

Cette injustice n'est pas seulement spécifique à notre pays. Elle est également une pratique des sociétés dite démocratiques et civilisées qui ont poussé la connerie humaine jusqu'à dire qu'il faut maintenir un pourcentage de sans emplois ( voir extrait n°01 ci-dessous ) pour augmenter la productivité ( Théorie du NAIRU très chère à Giscard d'Estaing qui a réussi à l'imposer à des grandes institutions internationales avec des retombées positives pour le patronat et négatives pour la dignité humaine).

Pour rendre à la personne humaine sa dignité et son droit au partage du bonheur, nous pouvons être à la pointe du progrès humain en réformant les règles régissant le marché de l'emploi pour mieux le partager afin de ne laisser aucun citoyen sur le carreau de la misère sociale.

Cette réforme doit commencer par la suppression de tous les formes de contrat de travail fondées sur la précarité ( emploi contractuel, dispositifs d'insertion comme l'emploi des jeunes, ..., etc ) et un partage effectif du travail ( plusieurs formes existent: Réforme de la semaine de travail * ou réforme de l'année de travail ** ). C'est tout simplement une question de volonté politique et de solidarité humaine.

Alors soyons les égaux de nos glorieux révolutionnaires qui se sont soulevés pour arracher l'indépendance, qui malheureusement ne profite qu'aux traîtres despotes, pour continuer leur combat, et parachever l' idéal d'une Algérie démocratique et sociale.

* La réforme de la semaine de travail consisterait à diviser la semaine actuelle en deux parties pour les travailleurs sans perte de salaire. Des travailleurs du Vendredi, Samedi et Dimanche et des travailleurs du Lundi, Mardi, Mercredi et Jeudi. On aura un très grand avantage d'exploitation de l'outil de travail 7j/7 avec moins de fatigue pour les travailleurs, une administration fonctionnant 7j/7 et une grande liberté de culte pour les personnes pieuses ( j'ai confiance dans les croyants pour qu'ils utilisent cette liberté dans l'unique rapport du créateur et de sa créature. Pas de politique politicienne avec la religion ).

** La réforme de l'année de travail consiste en une année composée de neuf mois de travail pour chacun avec trois mois de repos payés par l'employeur qu'il récupérera par la suppression de la cotisation " chômage " et la suppression du congé payé ( moins de bureaucratie, plus d'efficacité ). Du coup les travailleurs auront non pas un mois de congé payé mais trois mois sans que ce là ne soit une charge nouvelle pour l'employeur ).

Extrait n°01 :

NAIRU : le Nom de la Ruse ou la face cachée du chômage par Guillaume de Baskerville / jl.duh@******** ( ******** = free point fr )

Le Moyen Age a connu sa grande peur: celle inspirée par l’Eglise au travers du Diable. Dans le Nom de la Rose, Guillaume de Baskerville (joué par Sean Connery) nous montre comment un livre d’Aristote sur le rire devient une menace pour l’Eglise: les moines copistes qui pourraient le reproduire sont assassinés les uns après les autres. Si on rit, le Diable semble moins menaçant, et si on croit moins au Diable, on sera peut-être moins enclin à croire en Dieu...

Le NAIRU, le taux de chômage en dessous duquel il NE FAUT SURTOUT PAS descendre, pourrait bien être le Diable Moderne: le chômage qui en résulte sert avant tout, et délibérément, à faire peur aux citoyens et aux salariés. Afin de les rendre plus dociles, et d’obtenir d’eux et de la société quantité de concessions, toujours au nom de l’Emploi bien sûr, devenue grande cause nationale... A chaque époque son Diable et ses formes de contrôle social. Les discours actuels sont à la culpabilisation de ces “fainéants de chômeurs”, qui ne penseraient qu’à frauder le système. Et si c’était le système qui nous fraudait tous?

Alors, qu’est-ce donc que ce fameux NAIRU dont l’utilisation constante par les grandes instances de décision et d’orientation des politiques économiques1 (OCDE, Banque Centrale Européenne, BCE, Sénat…) n’a d’égal que sa remarquable invisibilité dans le débat public et les médias ?

Son usage serait-il une vertu dans certains cercles mais sa révélation un tabou ? Surtout, une fois révélé, un « chômage utile », délibérément accepté et planifié, , serait-il encore en mesure d’engendrer la Peur ou, au contraire, le doute et peut-être la colère ?

Un peu d’histoire…

A l’origine, ce sont les travaux d’un économiste d’origine anglaise, William Phillips, qui ont les premiers mis en évidence, en 1958, la relation qui existe entre fort taux de chômage et modération salariale. Se basant sur les données disponibles en Grande Bretagne pour la période allant de 1861 à 1957, il démontra qu’il y avait effectivement une relation inverse entre la hausse des salaires des travailleurs et le taux de chômage. Le principe avancé pour expliquer cet effet est d’une simplicité enfantine : un taux de chômage suffisamment élevé fait pression sur les salariés et modère leurs velléités salariales. Dit autrement, le marché du travail est d’autant plus favorable aux entreprises que les candidats à l’embauche sont nombreux, ce qui limite l’augmentation des coûts de main d’oeuvre pour les employeurs…

La courbe de Phillips, que tous les étudiants en économie ont à leur programme, et pour cause, aurait donc une forme proche de celle représentée sur le graphique
.

En outre, et hormis la corrélation inverse entre hausses salariales et taux de chômage, l’ampleur de ces augmentations de salaires serait dépendante de la zone de chômage dans laquelle on se trouverait :modérée si le chômage est suffisamment élevé, et beaucoup plus sévère à des niveaux plus bas.

Rien de bien surprenant, quand on y réfléchit, que cette découverte !

Qu’une pression sur le marché du travail s’exerçant sur les salariés soit susceptible de modérer les coûts salariaux, voilà qui est logique; que le chômage exerce une telle pression, intuitivement, cela se conçoit également!

Et pourtant, ces conclusions de Phillips vont avoir un impact fort et durable sur les idées des économistes des décennies qui vont suivre quant à la relation entre chômage et inflation, hautement stratégique pour la conduite des affaires il est vrai. Car la mise en équation de la chose favorise une prise de recul par rapport au sujet et permet de commencer à envisager le taux de chômage non plus uniquement comme un résultat imprévisible et fluctuant brutalement (comme par exemple pendant la Grande Crise de 1929), mais aussi éventuellement comme une donnée d’entrée potentiellement exploitable en sens inverse, par exemple s’il advenait que l’on puisse imposer comme priorité la lutte contre “l’inflation” et la maîtrise des coûts salariaux.

Les travaux de l’économiste amorcent une mutation des idées de certains: le chômage, de problème, est susceptible de se transmuter en outil.

L’ancienne alchimie avait failli dans sa quête, une nouvelle « alchimie économystique » allait-elle parvenir à transformer le plomb du chômage en... argent?


1 On pourra s'en convaincre en effectuant quelques recherches sur Internet : en tapant NAIRU dans Google, ce ne seront pas moins de 178000 pages qui vous seront servies. Une recherche sur le site du Sénat vous convaincra de la grande maîtrise du concept par cette institution (plus de 30 documents en ligne), l'OCDE étant quant à lui un organisme particulièrement pointu sur le sujet. Une recherche sur le site de la Banque Centrale Européenne (la célèbre BCE) vous en renverra près de 200 occurrences...

Courbe de Phillips :


https://lh4.googleusercontent.com/_6J0X_vYLqWw/TYhrsWw-rdI/AAAAAAAAAuE/qTxJUsVPCWc/s512/Courbe%20de%20Phillips.JPG


P.

Loubia
22/03/2011, 12h33
Intéressant Pangeen, merci !




C'est sérieux, ça par contre : (?)* La réforme de la semaine de travail consisterait à diviser la semaine actuelle en deux parties pour les travailleurs sans perte de salaire. Des travailleurs du Vendredi, Samedi et Dimanche et des travailleurs du Lundi, Mardi, Mercredi et Jeudi. On aura un très grand avantage d'exploitation de l'outil de travail 7j/7 avec moins de fatigue pour les travailleurs, une administration fonctionnant 7j/7 et une grande liberté de culte pour les personnes pieuses ( j'ai confiance dans les croyants pour qu'ils utilisent cette liberté dans l'unique rapport du créateur et de sa créature. Pas de politique politicienne avec la religion ).

** La réforme de l'année de travail consiste en une année composée de neuf mois de travail pour chacun avec trois mois de repos payés par l'employeur qu'il récupérera par la suppression de la cotisation " chômage " et la suppression du congé payé ( moins de bureaucratie, plus d'efficacité ). Du coup les travailleurs auront non pas un mois de congé payé mais trois mois sans que ce là ne soit une charge nouvelle pour l'employeur ).?

Je crois que la faisabilité est de l'ordre du zéro, non ?

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