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biskra
22/03/2011, 21h54
Kabylie une terre abandonnée par les siens

Par Mohammed Fawzi

Dégradation n Considérée jadis comme une source intarissable de vie en Kabylie, la terre a, au fil du temps, perdu de son importance aux yeux de la nouvelle génération.

La plupart des terres agricoles situées dans les villages n’ont pas été travaillées par les jeunes depuis que leurs parents ont baissé les bras à cause de leur incapacité physique à assurer ce travail. Pourtant, ce n’est pas seulement une question de manque de temps ou de surmenage. Les jeunes d’aujourd’hui gardent toujours, en effet, cette idée qu’une terre d’une petite superficie ne peut servir à rien. Ils préfèrent également travailler auprès d’autres personnes huit heures par jour, mais n’avoir aucune autre activité à la fin de la journée.

«C’est une génération de fainéants. Ils ont abandonné des terres très riches, oubliant que leurs parents avaient souffert pour les avoir. Aujourd’hui, ils passent devant ces terres sans avoir mal au cœur, en les voyant délaissées, en proie à toutes sortes de dégradations», regrette aâmi Rabah, septuagénaire. Notre interlocuteur se dit pessimiste quant aux années à venir, estimant que ce «phénomène» ira en s’aggravant. «Jadis, acheter des figues, de l’huile d’olive, des piments, des tomates, des pommes de terre, des céréales au marché était honteux.

Les gens étaient fiers du fruit de leur travail et ne ménageaient aucun effort pour rentabiliser encore plus leurs terres. Aujourd’hui, malheureusement, on ne pense qu’au repos et au luxe. C’est bien dommage !», ajoute-t-il, d’un ton amer. La question des terres abandonnées préoccupe, en effet, davantage les aînés, qui se sentent totalement impuissants à changer la donne.


«C’est une malédiction qui touche la jeunesse d’aujourd’hui et ils vont payer cher leur paresse. On voit déjà comment les prix des fruits et légumes augmentent chaque jour. Il viendra le jour où ces fainéants n’auront pas le ventre plein», intervient aâmi Amar.

Ce sont les propos d’une discussion récente dans un café à Tizi Ghennif, à 50 kilomètres au sud de Tizi Ouzou. Et, fait remarquable, seules les personnes âgées s’y sont impliquées. Les jeunes, eux, n’y ont accordé aucune importance, et sont même allés jusqu’à se moquer.
Pour eux, la terre ne fait pas vivre son homme. Ils considèrent qu’il faudrait plutôt travailler en ville et rentrer à la maison à la fin de journée. «L’essentiel est d’avoir un salaire et de vivre selon ses moyens. De n’acheter que ce que sa bourse permet. Je ne veux pas faire de l’agriculture. La poussière, la fatigue… Tout cela pour quelques kilos de légumes ou fruits !», souligne Samir, la trentaine, serveur dans un restaurant.

Un exemple des plus édifiants. Son salaire ne dépasse pas les 12 000 DA, mais il ne fait rien en dehors des heures de travail. Les terres que lui a léguées son père, pourraient lui rapporter des millions par an pour peu qu’il les travaille. Mais tout n’est que friche.

Les arbres fruitiers tendent à disparaître, les oliviers sont ravagés par les feux, les terres gagnées par les genêts et autres espèces forestières… Samir n’est qu’un cas parmi tant d’autres.

snake78
22/03/2011, 22h12
C'est la génération bras cassés, les memes qui veulent a tout prix aller en Europe pour se retrouver eboueur ou ramasseur de fraises, metiers sur lesquels ils crachent dans leur pays.
En plus apres ils viennent chialer parce que le cout de la vie est cher mais ne font rien pour améliorer leur situation.
En Algérie la mentalité tiers mondiste considere le travail de la terre comme ingrat.

Azoumba
22/03/2011, 22h23
Azul,je crois plut tot que la jeunesse a eu de mauvais exemple,quand vous avez un president qui est tayab hamame a Oujda bien sure que la jeunesse a une autre idee du travail et de la sueure,quand un Boutef qui vit de la raoine,de kla fraude et du complot que oouvoins nous attendre de la jeunesse du pays,faut que ces usurpateurs soit arrete ,juge et pendu hakda la jeunesse comprendras que le crime ne pays pas,puis metre les hommes qu il faut la ou il faut hakda les jeunnes comprendrons que le travail est la seule solution pour eux et pour le pays.

Pangeen
22/03/2011, 22h25
Rien à dire sur le constat mais l'analyse souffre de l'examen des causes qui ont produits ce mal et de propositions de solutions pour l'endiguer.

Ce qu'il faut savoir c'est que, ailleurs en Kabylie même, le problème est déjà résolu. Les premiers fruits commencent à être récoltés.

Y'en a qui sont un peu en avance sur les autres mais c'est tant mieux, ils servent de moteur à la locomotive qui traîne les wagons .

P.

nedjmala
22/03/2011, 22h38
..est la réponse ou le constat, malgré tout ce qu'il ou qu'elle comporte, des âges et des valeurs la terre demeure un bel horizon des sens et des besoins, fut-il ici montré et rapporté les fatalités d'une "paresse", sans doute que les temps passés et récents ne se soient montrer et rapporter autant de ces horizons, bien sûr, lorsque des âges se vivent et se voient ces chemins inexploités ou trop peu à leurs propre et principal vécu, autant, les réalités voisines et quasi similaires se cherchent-elles à recouvrer des passages et des suites fondamentales et restituées à bonne valeur, naturellement l'hypothèse est viable, économiquement et des façons constructives, comme en des voies moins "fatales", étonnant qu'il soit pensé des "maléfices colossaux" à ces idées terriennes culturelles et touristiques, allez, des ouvertures optimistes et convergentes, la F.A. (...) est un exemple d'alternative et d'initiative "labelisée" parmi des paysages et des séjours eux même initiateurs et potentiellement riches quant au devenir de ce domaine écologique, sans doute cher à chacun des bons partages qu'il réunit...

...Salam, merci...

russkov
22/03/2011, 22h54
Azul,je crois plut tot que la jeunesse a eu de mauvais exemple,quand vous avez un president qui est tayab hamame a Oujda bien sure que la jeunesse a une autre idee du travail et de la sueure,quand un Boutef qui vit de la raoine,de kla fraude et du complot que oouvoins nous attendre de la jeunesse du pays,faut que ces usurpateurs soit arrete ,juge et pendu hakda la jeunesse comprendras que le crime ne pays pas,puis metre les hommes qu il faut la ou il faut hakda les jeunnes comprendrons que le travail est la seule solution pour eux et pour le pays.
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Que viens faire le président la dedans ,s'est un probléme qui date bien avant l'arrivé de Bouteflika ,si tu connaissais l'histoire de la Kabylie et des kabyles ,tu saurai que le kabyle s'est toujours expatrier .
Déjà a l'époque ou l'Algerie étais française le kabyle étais celui qui s'expatriait le plus .
Si tu discute avec des anciens ils t'expliquerons que les jeunes ne veule même plus reprendre la relève ,les terres agricole ,les oliviers qui leurs revienne de droit par l'étirage de leurs alleux ne son plus exploité par ses jeune qui ne cherche plus qu'à vivre dans les grand pôle urbain .
Il faut arrêté de faire une fixation avec Bouteflika...

Azoumba
23/03/2011, 06h53
Azul,ruskov,je suis Kabyle et je connais notre Histoire,comme on est d Alger nos terre n ont jamais ete abondonne' dans mon bled les pesonnes qui ne sont pas present et ne peuvent travailler leurs terres ,ont toujour recus leurs part par ceux qui sont reste au bled,la terre n est jamais abondonne' y as toujour quelqu un qui la travaille en retour d une part aux proprietere de la terre,Si j ais parle' de Boutef c est parceque lui il vit au croche' de l Algerie lui et tout ceux qui sont arrive' en 62,des vas nus pieds qui vivent de la rapine et la c oruption ils ont modele' l esprit de lAlgerie,ils ont fait de lui un tube digestif,ils ont cultive' la mediocrite' pour qu eux parraissent important alors qu en realite' ils ne sont que de vulgaire voyou.

mimi
23/03/2011, 09h01
Je trouve que c'est trop dure comme analyse sur les jeunes. Les familles qui ont des terres généralement les enfants aprés leurs études, pour ceux qui réussissent, ils partent en ville pour travailler dans leur domaine et donc la terre est délaissée. On ne peut pas comparer à la génération de leurs parents puisque pour ces derniers c'etait leur seule source de vie. Pour leurs enfants, ils pensent avant tout à avoir plus de confort et généralement une fois mariés il s'installent dans la ville ou ils ont leur poste de travail, ceci va permettre aussi à leurs propres enfants d'avoir accés à l'éducation puisque dans les villages ce secteur est abondonné par l'état ! tout commes l'accés aux soins, les transports etc. Parfois c'est tout simplement invivable il faut faire bcp de sacrifices si on veut continuer à vivre de la terre. D'un autre coté, faut pas oublier qu'en kabylie bcp de terres sont dans les montagnes ce qui les rend plus difficiles à cultiver et donc pas facile de faire un bon rendement et de vivre dignement de ce dernier.

bel-court
23/03/2011, 09h29
Les généraux ont tout ruiné avec leur business de pommes de terre et autres besoins nécéssaires qu'on pouvait produire chez nous alors qu'ils voulaient à tout prix liquider leurs importations et casser le fellah Algérien, et avec la politique de Boumedienne et sa thawra zira3ya qui a ruiné l'agriculture en Algérie, le résultat on le connait. Chapeau quand même aux fellahs qui nous ramènent une pomme de terre fraiche durant les marchés hebdomadaires mais qui à la fin n'arrivent à obtenir qu'un salaire normal alors qu'ailleurs les agriculteurs sont protégés par les lois de leurs pays. S'il y'a un problème en Algérie dans n'importe quel domaine dirigez vos doigts vers El Mouradia sur les irresponables qui nous gouvernent, laissez le peuple tranquille.

mistaaywa
23/03/2011, 09h33
cest vrai et pas quen kabylie...le gouvernement nempeche quand meme pas les gens de travailler leurs terres..?

msiliyadulux
23/03/2011, 09h48
mistaaiwa: non ils ne les empechent pas, mais ils ne leur facilitent pas la tache...
Regarde en france comment les agriculteurs sont protegés, subventionnés, et ils sont tout le tps en train de se plaindre car ils n'arrivent pas à s'en sortir, à boucler leurs fins de mois etc. Alors imagine en Algerie où ils sont méprisés? On pourrait etre autosuffisant si l'Etat aidait et valorisait nos agriculteurs... khssara...

bel-court
23/03/2011, 09h55
le gouvernement nempeche quand meme pas les gens de travailler leurs terres..?
Oui mais qui veut se sacrifier quand le travail n'est pas valorisé si on parle de la rentabilité? A ajouter l'incompétence des pouvoirs en place à mettre une politique claire dans le domaine agricole et si quelque part elle exite il y'a un manque énorme de suivis, sans oublier les plans de dépannages complètement inéxistants dans ce pays on l'on fait rien à part dénigrer les compétences nationales.

mistaaywa
23/03/2011, 09h56
ah ok donc laissons ces terres abandonnè puisque le gouvernement naide pas les gens ..cest ca??tu es sur msilia de ce que tu avances?

Massnsen
23/03/2011, 10h04
Qu'on se le dise, l'agriculture en pays kabyle n'est pas industrielle. Il s'agit le plus souvent de petites parcelles que les familles exploitent pour leur consommation personnelle, et pendant les années de bonnes récoltes, elles font don du surplus à des voisins ou à la famille élargie.

Etant plus jeune, je détestais mes vacances de printemps, parce qu'il fallait planter des pommes de terre et de l'oignon, bien que nous n'ayons pas besoin, du moins c'est ce que je croyais, parce qu'à la récolte, on donnait plus que ce qu'on gardait pour nous et on se remettait à acheter quelques mois plus tard.

Mais au final, je vois que la volonté de mon père c'est de ne pas abandonner les terres, malgré qu'il travaille à côté, il continue à entretenir le verger et les arbres fruitiers.

Mon petit frère, quand on lui demande de faire quelque travail agricole, ne refuse jamais, il va chercher deux jeunes qu'il paye 800 Da la journée, ils font le travail à sa place et lui il va glander.

k-rim74
23/03/2011, 10h04
msiliyadulux

non ils ne les empechent pas, mais ils ne leur facilitent pas la tache...
Regarde en france comment les agriculteurs sont protegés, subventionnés, et ils sont tout le tps en train de se plaindre car ils n'arrivent pas à s'en sortir, à boucler leurs fins de mois etc. Alors imagine en Algerie où ils sont méprisés? On pourrait etre autosuffisant si l'Etat aidait et valorisait nos agriculteurs... khssara...

Algérie – Les aides de l’Etat étendues aux propriétaires de terres privées

Écrit par Kamel Hamzi Mercredi, 23 Février 2011
Rachid Benaïssa : 'c'est une grande décision'



Création d’un nouveau fonds de garantie des crédits pour l’agriculture et les activités rurales de 20 milliards de dinars et extension des aides de l’Etat aux propriétaires des terres privées. Des mesures retenues en Conseil des ministres, hier, que le ministre de l'agriculture Rachid Benaïssa a expliqué à la radio.



Les propriétaires de terres privées bénéficieront désormais des aides de l’Etat au même titre que les exploitants des terres relevant du domaine privé de l’Etat. « Aujourd’hui, les propriétaires des terres appartenant à des privés sur lesquels des exploitations agricoles seront crées seront accompagnés. Ils doivent se déclarer au niveau de l’Office national des terres agricoles pour bénéficier des mêmes avantages avec des crédités bonifiés pour la mise en valeur des terres », a déclaré Rachid Benaissa, ministre de l’Agriculture et du développement rural, invité mercredi de la chaîne III de la radio nationale. La mesure a été retenue lors du Conseil des ministres, réuni mardi 22 février 2011, parmi une série de décisions relatives au secteur agricole. Sur base de cahier de charges sur les cultures à développer, les propriétaires ou les concessionnaires peuvent bénéficier des prêts bonifiés à hauteur de 01 million dinars par hectare pour la mise en valeur des terres et la création d'exploitations. « La concession est hypothécable. C’est une nouvelle disposition. A partir de là, l’agriculteur a accès à un crédit bonifié de 1 millions de dinars par hectare. Le bénéficiaire hypothèquera l’acte de concession Si le bénéficiaire est propriétaire, ses titres constitueront l’hypothèque », a-t-il précisé. La durée de la concession est de 40 ans renouvelable. L’agriculteur sera exonéré du paiement de la redevance de la concession pendant 10 années. « Le temps nécessaire à la mise en valeur de ses terres et à la création de nouvelles exploitations », a précisé le ministre.



Faciliter l’accès au crédit bancaire



Selon Rachid Benaissa, le nouveau dispositif sera installé et connu dans le détail début mars. « Une priorité sera accordée aux diplômés dans le domaine agricole d’une manière directe ou indirecte ainsi qu’aux enfants d’agriculteurs et d’éleveurs qui ont une certaine connaissance du secteur », a-t-il noté. Il a précisé que les dispositifs de micro crédits et d'insertion des diplômés seront mis à contribution pour développer le tissu des entreprises de services à l'agriculture, et pour améliorer le conseil aux exploitations agricoles par des compétences dans ce domaine. La relation entre producteur agricole et transformateur sera renforcée. Ainsi, des crédits bonifiés seront à terme mis à la disposition des unités industrielles agroalimentaires, comme les laiteries, qui octroieront, à leur tour, des préfinancements aux éleveurs et cultivateurs de leurs filières. Par ailleurs, un fonds de garantie des crédits pour l’agriculture et aux activités rurales sera bientôt lancé. Il sera doté de 20 milliards de dinars maximum. « Les agriculteurs se sont toujours plaints des difficultés d’accès aux crédits bancaires. Il était nécessaire de lancer un fonds de garanties des crédits, de la même manière de ce qui a été fait pour la PME. "Pour nous, c'est une grande décision car elle vient conforter toute la dynamique du renouveau agricole et rural engagée depuis 2008», a indiqué Rachid Benaissa.

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Présidentielle 2009
Bouteflika efface la dette des agriculteurs et des éleveurs

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, candidat à sa propre succession, a annoncé samedi à Biskra que l’Etat a décidé d’effacer la totalité de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui s’élève à 41 milliards de DA.


"Dans le but d’encourager le monde agricole à fournir l’effort intense attendu de lui pour moderniser l’activité et augmenter ses diverses productions, j’annonce que l’Etat a décidé d’effacer la totalité de la dette des agriculteurs et des éleveurs qui s’élève actuellement à 41 milliards DA", a déclaré le chef de l’Etat dans un discours prononcé à l’occasion de la rencontre nationale sur le renouveau de l’économie agricole et le renouveau rural.

"Cette dette, a-t-il poursuivi, sera rachetée par le Trésor public et de ce fait, les banques doivent cesser, dès ce jour, toute démarche pour le recouvrement de leurs créances auprès des agriculteurs et des éleveurs". Par ailleurs, le président Bouteflika a souligné que "le saut qualitatif que nous entendons ainsi faire dans le développement de l’agriculture nécessitera la mobilisation d’un concours financier de l’Etat de près de 200 milliards DA, soit près de 3 milliards de dollars par année".


NO COMMENT

.

Scootie
23/03/2011, 10h06
Considérée jadis comme une source intarissable de vie en Kabylie, la terre a, au fil du temps, perdu de son importance aux yeux de la nouvelle génération

La première chose qui me vient à l'esprit est de dire que cet abandon de la terre et la honte que suscite sa valorisation n'est pas du tout dû au hasard.

C'est tout simplement un chaînon de la machination diabolique mise en place il y a longtemps par une poignée de prédateurs/importateurs.

A cela s'ajoute une ignorance totale de la nouvelle génération qui passe son temps à se plaindre du prix des fruits et légumes, sans même réaliser que ces prix élevés sont avant tout dûs au fait que rien n'est produit sur place.

Ceci dit, et vu que d'ici 2015 il n'y aura plus assez de nourriture pour tous, je pense que les jeunes kabyles, mais pas seulement, se réveilleront contraints et forcés.

P.S: il ne faut surtout pas croire que c'est spécifique à la kabylie ou à l'algérie: en occident aussi, de plus en plus de gens commencent à cultiver les pelouses ............ pour ceux qui ont la chance d'en avoir une !

Histo
23/03/2011, 10h10
il faut croire qu'il ne reste pas grand chose les familles kabyle ne vend pas leur terre (enfin la majorité ) il se retrouve donc avec des parcelle minuscule a force de les partager.

il y a aussi un soucis de main d'ouvre, c'est devenu presque impossible de trouver un travailleur dans la région ...et va comprendre pourquoi.


je détestais mes vacances de printempsmoi le printemps c'est "ahouchou" que je détestai ... :22:

mistaaywa
23/03/2011, 10h19
merci rim_k pour larticle cest ce que javais entendu ya pas longtemps ...
mais meme si letat les aide....certains vont se plaindre et pas bouger....
cest degradant pour certains de travailler la terre....ou leurs terres....
jme rappelle quand jetais jeune on tirer presque au sort pour monter das le camion du voisin aller bosser la journèè,ramasser des tomates et des patates au douar et ramasser quelque dinard,les mentalitès ont changer...encore a cause de ce merdeux system algerien...lol

msiliyadulux
23/03/2011, 10h20
Mistaaiwa: non j'essaie de leur trouver des circonstances attenuantes, si les agriculteurs locaux ne peuvent pas ecouler leurs produits à cause des importateurs mafieux qui cassent les prix, on peut les comprendre non? Maintenant pour moi l'abandon des terres est un des fleaux de l'algerie...!!

K-rim: au temps pour moi, j'ai été victime de la propagande anti gouvernement...

Scootie
23/03/2011, 10h45
Maintenant pour moi l'abandon des terres est un des fleaux de l'algerie...!!


Absolument !

Et ce qui est insupportable, c'est de voir des gens marcher sur un trésor toute leur vie mais ils ne le voient pas car leur nif rive leurs regards uniquement vers le ciel !!

P.S: j'ai failli écrire vers la stratosphère :mrgreen:

Pangeen
23/03/2011, 10h48
Selon Rachid Benaissa, le nouveau dispositif sera installé et connu dans le détail début mars. « Une priorité sera accordée aux diplômés dans le domaine agricole d’une manière directe ou indirecte ainsi qu’aux enfants d’agriculteurs et d’éleveurs qui ont une certaine connaissance du secteur », a-t-il noté. Il a précisé que les dispositifs de micro crédits et d'insertion des diplômés seront mis à contribution pour développer le tissu des entreprises de services à l'agriculture, et pour améliorer le conseil aux exploitations agricoles par des compétences dans ce domaine. La relation entre producteur agricole et transformateur sera renforcée. Ainsi, des crédits bonifiés seront à terme mis à la disposition des unités industrielles agroalimentaires, comme les laiteries, qui octroieront, à leur tour, des préfinancements aux éleveurs et cultivateurs de leurs filières. Par ailleurs, un fonds de garantie des crédits pour l’agriculture et aux activités rurales sera bientôt lancé. Il sera doté de 20 milliards de dinars maximum. « Les agriculteurs se sont toujours plaints des difficultés d’accès aux crédits bancaires. Il était nécessaire de lancer un fonds de garanties des crédits, de la même manière de ce qui a été fait pour la PME. "Pour nous, c'est une grande décision car elle vient conforter toute la dynamique du renouveau agricole et rural engagée depuis 2008», a indiqué Rachid Benaissa.

Je ne sais pas mais ce Monsieur ( Rachid Ben Aissa ) m'inspire confiance malgré qu'il participe dans un pouvoir despotique.

Depuis qu'il est entré au gouvernement, il a donné une orientation à la politique agricole et à la politique tout court qui va dans le sens de la logique et de l'intérêt national.

P.

Dandy
23/03/2011, 11h33
Mais au final, je vois que la volonté de mon père c'est de ne pas abandonner les terres, malgré qu'il travaille à côté, il continue à entretenir le verger et les arbres fruitiers.

Mon petit frère, quand on lui demande de faire quelque travail agricole, ne refuse jamais, il va chercher deux jeunes qu'il paye 800 Da la journée, ils font le travail à sa place et lui il va glander.


Cette fracture générationnelle par rapport au travail de la terre, qui était fortement relié à l'identité chez les anciens et qui est vécu comme trop contraignante par les jeunes et ce en dépit de toutes les aides dont notre génération dispose contrairement à l'ancienne, n'est pas propre à la Kabylie mais à toute l'Algérie.

Je le constate avec beaucoup de déception vers chez moi: les jeunes, quand ils ont hérité de terres, refusent de les travailler et vont plutôt investir les secteurs de la "spéculation" et du "t'besniss". Pour récupérer les dividendes des terres, ils s'appuient sur des "néo-khmassa", même si le mot est peut-être un peu fort, puisqu'il s'agit de jeunes gens désargentés mais volontaires qui proposent des packages (encensements, récoltes voire entretiens) moyennant un salaire journalier (pour les moins organisés) ou une partie des bénéfices. Entre temps, les jeunes "héritiers", bah...ils claquent l'argent dans les grandes villes où ils disposent souvent de pieds-à-terres qui deviennent avec le temps la résidence principale et font, occasionnellement, fructifier leur argent en faisant du t'bessniss ou ce que j'appelle du "parasitage" économique.

Gandhi
23/03/2011, 11h43
Je le constate avec beaucoup de déception vers chez moi: les jeunes, quand ils ont hérité de terres, refusent de les travailler et vont plutôt investir les secteurs de la "spéculation" et du "t'besniss". Pour récupérer les dividendes des terres, ils s'appuient sur des "néo-khmassa", même si le mot est peut-être un peu fort, puisqu'il s'agit de jeunes gens désargentés mais volontaires qui proposent des packages (encensements, récoltes voire entretiens) moyennant un salaire journalier (pour les moins organisés) ou une partie des bénéfices. Entre temps, les jeunes "héritiers", bah...ils claquent l'argent dans les grandes villes où ils disposent souvent de pieds-à-terres qui deviennent avec le temps la résidence principale et font, occasionnellement, fructifier leur argent en faisant du t'bessniss ou ce que j'appelle du "parasitage" économique.

C'est l'objectif même du progrès et du développement.

Dandy
23/03/2011, 11h45
C'est l'objectif même du progrès et du développement.


Mais malheureusement, ce n'est pas un progrès économique...L'Etat perd beaucoup d'argent à coup de plans et tu as des jeunes qui peuvent laisser leurs terres en friches (alors que l'on a des besoins sérieux) parce que l'économie informelle offre plus de débouchés et de facilités que le travail réel...Le jour où on exigera, comme l'Etat a tenté de le faire à plusieurs reprises avant de se heurter aux puissantes "lobby", que les transactions soient traçables (chèques...etc.), tu verras que beaucoup de choses s'arrangeront d'elles-mêmes.

Ps. L'endroit dont je te parle est raccordé à l'électricité et les cellulaires leurs permettent de communiquer depuis les villages...La grande ville n'offre pas un gain sensible en "commodités" de vie mais plus de ludisme.

Pangeen
23/03/2011, 11h49
Je trouve que c'est trop dure comme analyse sur les jeunes. Les familles qui ont des terres généralement les enfants aprés leurs études, pour ceux qui réussissent, ils partent en ville pour travailler dans leur domaine et donc la terre est délaissée. On ne peut pas comparer à la génération de leurs parents puisque pour ces derniers c'etait leur seule source de vie. Pour leurs enfants, ils pensent avant tout à avoir plus de confort et généralement une fois mariés il s'installent dans la ville ou ils ont leur poste de travail, ceci va permettre aussi à leurs propres enfants d'avoir accés à l'éducation puisque dans les villages ce secteur est abondonné par l'état ! tout commes l'accés aux soins, les transports etc. Parfois c'est tout simplement invivable il faut faire bcp de sacrifices si on veut continuer à vivre de la terre. D'un autre coté, faut pas oublier qu'en kabylie bcp de terres sont dans les montagnes ce qui les rend plus difficiles à cultiver et donc pas facile de faire un bon rendement et de vivre dignement de ce dernier.

Le grand mal a été fait du temps de Boumédienne avec la révolution agraire que certains de mes amis qualifient de révolution à braire.

Certainement, voulant faire du bien pour avoir une auto-suffisance alimentaire, Boumédienne met en oeuvre la politique de la révolution agraire mais c'était sans compter avec les traîtres qui l'entouraient qui avaient réussi à mener cette révolution à produire un résultat inverse de l'objectif initial.

Il fallait avoir lu l'esprit des lois de Montesquieu pour réussir un tel résultat.

C'était le temps de mes vingt ans. J'étais lycéen. Je voulais travailler durant les grandes vacances. Toutes les portes m'étaient fermées. La seule qui était ouverte était celle du volontariat.

Par désespoir de trouver un travail rémunérateur, je m'engouffre dans la porte ouverte du volontariat. L'opération du volontariat était encadrée par le PFLN.

C'est dans une CAPRA, ( Coopérative Agricole de production de la Révolution Agraire ) dans ma commune en Kabylie, que j'ai eu mon affectation. J'avais pour mission l'analyse du système ( de la production jusqu'à l'exportation ).

Les fellahs étaient motivés. Ils donnaient le meilleur d'eux-même mais au niveau juste supérieur, celui de la CAPCS, c'était la magouille, le détournement et les sabotages. C'est à ce niveau que le ver entre dans le fruit pour le pourrir.

Au niveau juste supérieur, à la COFFEL, on se charge de solder le bilan en pertes et profits.

Quant à l'ONACO ( Office National de Commercialisation qui est chargé de l'import-export ), il assène le coup de grâce aux fellahs en mettant sur le marché des produits subventionnés et en fixant les prix de vente bien en dessous des coûts de revient au niveau des CAPRA.

Le bouchon a été poussé jusqu'à interdire aux fellahs de vendre directement au consomateur leur production . On les a obligé de passer par les CAPCS.

Parallèlement, une autre politique a été déployée en direction de la junte féminine pour les pousser à refuser de se marier avec les pauvres bouseux qui travaillent la terre.

Je me rappelle très bien de cette période où toutes les filles convoitaient un fonctionnaire pour mariage. C'était la période du pain béni pour les usurpateurs du PFLN.

Cette situation avait découragé nos jeunes et les a définitivement arrachés à la terre pour devenir des hittistes et même docteur en hittisme pour certains.

Tout ce travail de Machiavel a été orchestré sous l'égide du PFLN.

Pour moi, je garde une trace indélébile dans ma chair du côté droit de mon flanc. J'ai failli perdre la vie cette année là. Je me suis retrouvé sous la grande roue d'un tracteur avec freins défaillants dans une descente.

Comme compensation, j'ai eu droit à 50 DA de remboursement des frais de taxi qui m'avait transporté jusqu'à l’hôpital de TIZI-OUZOU. Celui qui m'avait remboursé cette somme est vivant et habite toujours à TIZI-OUZOU. C'est le secrétaire du Mouhafadh de l'époque.

P.

Gandhi
23/03/2011, 12h03
Dandy,

Le progrès économique se mesure en PIB, et pour faire de la croissance (du PIB), l'agriculture paysanne subventionnée n'est pas le moyen idéal, au contraire c'est un handicape.

La grande ville n'offre pas un gain sensible en "commodités" de vie mais plus de ludisme

Justement c'est cela qui génère plus de bénéfices y compris dans l'économie formelle en Occident.

hachen
23/03/2011, 12h04
voila, on retrouve la fameuse expression de boumèdiene, le fils du paysan demeure paysan. non, nous n'avons pas abandonné notre Kabylie, mais nous l'avons quitté pour manger du pain ailleurs et hélas tout le monde sait que cette région d'Algérie n'est jamais rentré dans les plans de développement des gouvernements, ni travail, ni projets ni rien. parler de bras casser, c'est ignorer la nature et la mentalité des Kabyles. vous savez, pendant las vacances les étudiants et lycéens kabyles les passent dans toutes sortes de boulots maçonneries, dans des huileries...

Gandhi
23/03/2011, 12h06
vous savez, pendant las vacances les étudiants et lycéens kabyles les passent dans toutes sortes de boulots maçonneries, dans des huileries...

exacte pour gagner des sous et se financer un nouveau pantalon et de nouvelles chaussures avec quoi aller à l'école

Space
23/03/2011, 12h20
dire que les kabyles on abondonné leurs terres , c'est vraiment exagérer ...beaucoup on construit de grosses bâtisses sur leur terre , ils attendent pas l'aide de l'état pour leur offrir un logement , le kabyle construit lui meme sa maison sans l'aide de l'état , et ça c'est pas rien ....ça c'est un constat

smerch
23/03/2011, 12h24
le problème de la Kabylie est L'EURO.
car une grande partir des famille kabyle reçoive une retraite ou une pension de France, pour sa personne ne veux travailler

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