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Voir la version complète : Les monarchies du Golfe engrangent les fruits de la flambée des prix du brut


zek
22/04/2006, 09h29
Les investissements industriels du CCG ont presque triplé durant la dernière décennie pour atteindre 100 milliards de dollars et le secteur de l’immobilier est estimé aujourd’hui à 120 milliards de dollars.
Bonjour, si vous saviez les investissements que ces pays font chez eux, je crois même qu'ils ont dépassé largement la vieille économie européennes, c'est mon point de vue, j'y reviendrais en rajoutant d'autres posts
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Les prix du pétrole sont repartis à la hausse hier, battant un nouveau record à New York, à 75 dollars le baril, sur fond d’inquiétudes concernant la crise iranienne et l’approvisionnement en essence aux États-Unis.
« Une autre série de chiffres haussiers (sur les stocks américains) est venue s’ajouter aux pressions déjà fortes des tensions géopolitiques », explique Adam Sieminski, analyste à la Deutsche Bank. « L’équilibre entre l’offre et la demande est précaire et l’approvisionnement en essence problématique aux États-Unis », renchérit Kevin Norrish, de la banque Barclays.
Pour Barclays, les prix devraient poursuivre leur progression et « l’impact psychologique des chiffres ronds que sont 75 et 80 dollars » ne doit pas être sous-estimé. D’autres analystes évoquaient la possibilité d’un baril à 100 dollars dans un avenir proche.

L’annonce mercredi d’une chute de plus de 5 millions de barils des stocks d’essence américains a ravivé les craintes d’une pénurie de carburant cet été aux États-Unis.
Ces stocks sont désormais de 4,6 % inférieurs à leur niveau d’il y a un an, alors que la saison des grands déplacements, synonyme de forte demande, va bientôt commencer aux États-Unis et que de nouvelles normes sur la composition de l’essence pourraient ralentir la production.
Le marché s’inquiète aussi de la récente escalade de tensions entre l’Iran et les États-Unis sur le programme nucléaire de Téhéran, et craint une intervention militaire de Washington. L’Iran pourrait riposter à toute sanction prise à son encontre en interrompant ses exportations – estimées à 2,7 millions de barils par jour (mbj) – ou en bloquant le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le trafic pétrolier.

Outre le dossier nucléaire iranien, le conflit en Irak, les violences communautaires au Nigeria et le spectre d’une nouvelle saison des ouragans très active dans le golfe du Mexique préoccupent grandement le marché.
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zek
22/04/2006, 09h31
Le baril de brut a progressé de 20 % depuis le 1er janvier, et 80 % depuis janvier 2005. Mais sur la base du pouvoir d’achat d’un dollar d’aujourd’hui, en tenant compte de l’inflation, les prix du pétrole restent toutefois bien en dessous des niveaux atteints après la révolution iranienne de 1979.
D’après Barclays, le baril avait atteint 88,72 dollars (valeur de 2006) aux États-Unis en novembre 1979, soit 39,70 dollars de l’époque.

Pendant ce temps, les riches monarchies pétrolières arabes du Golfe engrangent les fruits de la flambée des cours. Elles ont enregistré des recettes pétrolières record d’environ 300 milliards de dollars l’an dernier et sont en passe de voir encore leurs revenus augmenter cette année.
Revigorées par ces profits sans précédent, les monarchies du Golfe ont augmenté leurs dépenses dans les services, les investissements et les infrastructures, mais elles doivent encore faire davantage pour diversifier leurs économies qui restent largement dépendantes du pétrole, estiment des économistes. « Je crois que les États du Golfe ont jusqu’ici échoué à tirer les leçons » du gaspillage des revenus élevés obtenus grâce au premier choc pétrolier, estime l’économiste koweïtien Hajjaj Bukhdur.

L’an dernier, les recettes pétrolières des six monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui détiennent au moins 45 % des réserves pétrolières prouvées du monde, ont doublé par rapport à 2003, et ont plus que triplé par rapport à 2001.
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zek
22/04/2006, 09h33
Le CCG, dont quatre membres appartiennent à l’OPEP (Arabie saoudite, Koweït, Émirats arabes unis et Qatar), a tiré plus de 800 milliards de dollars de ses ventes pétrolières durant ces cinq dernières années. Selon des rapports, les monarchies pétrolières pourraient engranger en 2006 jusqu’à 50 milliards supplémentaires par rapport à l’an dernier.

Pourtant, « nous sommes en retard en termes de dépenses. Nous devons investir davantage dans l’industrie, notamment dans la pétrochimie, et dans le développement humain », préconise Omar Baqor, un professeur d’économie à l’Université saoudienne King Abdel Aziz. « Le taux d’investissement dans la formation en Arabie saoudite n’est que de 6 % annuellement, il faut qu’il atteigne 10 %, au moins pendant les cinq ans à venir, pour suivre le rythme de la croissance démographique », ajoute-t-il.

Les investissements industriels du CCG ont presque triplé durant la dernière décennie pour atteindre 100 milliards de dollars et le secteur de l’immobilier est estimé aujourd’hui à 120 milliards de dollars. Les investissements sont également en pleine expansion dans les Bourses, dont la capitalisation a atteint un record de 1 145 milliards de dollars fin 2005. Pour augmenter leur capacité de production pétrolière, les monarchies du Golfe consacrent des dizaines de milliards à des projets d’infrastructure et de raffinage.

L'Orient-Le Jour
22 Avril 2006

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