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biskra
25/03/2011, 23h08
La charte de revendications adoptée


La CNCD-Barakat qui regroupe la Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) de Me Bouchachi, le SNAPAP, le SATEF, le CLA, le CESS, SOS-Disparus, la CFDA , le Collectif Algérie-pacifique, RAJ, la Coordination des chômeurs, l’association Tharwa N’Soumeur et le Mouvement pour la paix et la non-violence n’a pas réussi à attirer grand monde pour son premier meeting populaire hier à la salle Atlas.


Quelque 500 personnes ont assisté à ce meeting qui a enregistré la présence d’un opposant syrien exilé en Algérie depuis les années 1970 qui a pris la parole pour fustiger le régime de Bachar El-Assad.
Un organisateur a annoncé à l’assistance qu’un barrage policier au niveau de Réghaïa a empêché un car bondé de femmes en provenance de Tizi Ouzou d’assister à ce meeting.

L’animateur du collectif Algérie-pacifique, Amine Menadi, a ensuite pris la parole pour répondre à Ould Kablia qui a tenu des propos sur les événements de janvier dernier en liant les émeutes des jeunes à la crise de l’huile et du sucre : «Monsieur le ministre pensez-vous qu’un jeune de 17 ou 18 ans qui est sorti en janvier dernier l’a fait pour l’huile ou le sucre ? Détrompez-vous. Les jeunes d’aujourd’hui veulent un changement réel et non pas un changement de façade. Je préfère être libre et mourir de faim.» Lui succédant, la représentante du mouvement SOS-Disparus interpelle l’Etat algérien pour lui rendre son fils : «Jamais je ne pourrais oublier mon fils. Il me parle chaque nuit. Nous voulons seulement la vérité et la justice. Il faut reconstruire le pays sur la vérité et la justice et non sur le mensonge.» Puis vint le tour du représentant de l’Association des chômeurs qui ne croit pas au changement. «Nous ne sommes pas des politiques mais des citoyens qui revendiquent leurs droits uniquement.»
Le représentant de RAJ est, lui, plus diplomatique.

Il estime que le rôle de son association est de «libérer la jeunesse algérienne», mais prévient que la lutte sera longue et difficile : «La société algérienne est une société qui ne veut pas de confrontation, de violence ni de sang. Elle a déjà assez payé pour cela.»

Enfin, la CNCD-Barakat a adopté une charte qui revendique la lutte pour la «fin du régime politique actuel» et l’édification d’une démocratie réelle, d’un pouvoir civil et d’un Etat de droit garantissant les droits de la personne humaine.

Le document fait aussi référence à une véritable «réconciliation nationale fondée sur l’établissement de la vérité et de la justice, la préservation des droits de toutes les victimes et la lutte contre l’impunité en matière de violations des droits de la personne humaine».
Enfin, la charte signée par tous les acteurs de la CNCD revendique «l’abrogation de toutes les lois scélérates» et l’organisation d’élections libres et transparentes comme seule source de la légitimité politique, l’alternance au pouvoir et le respect des droits de la minorité électorale.

Mahmoud Tadjer

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