PDA

Voir la version complète : Sahara occidental : une fondation US appelle à instaurer un mécanisme de surveillance des droits de


biskra
07/04/2011, 15h01
Sahara occidental : une fondation US appelle à instaurer un mécanisme de surveillance des droits de l'homme

WASHINGTON - La Fondation américaine pour le Sahara occidental, US-Western Sahara Foundation (USWSF), a appelé mercredi le Conseil de sécurité de l'ONU à introduire un mécanisme de surveillance des droits de l'homme dans le mandat de la Mission des Nations unies pour l'organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO).

En prévision de l'examen par le Conseil de sécurité du mandat de la MINURSO dans les prochains jours, cette fondation américaine a adressé une lettre au président du Conseil, signée par une soixantaine de personnes, dont des membres du Congres américain, des organisations non gouvernementales des Etats-Unis, Canada, France, Danemark, Finlande, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suède, Royaume-Uni, ainsi que d'anciens membres de la MINURSO.

Pour les signataires de cette lettre et à leur tête Suzanne Scholte, présidente de la USWSF, le Conseil de sécurité a l'obligation morale et légale de protéger la vie des Sahraouis au Sahara occidental occupé par le Maroc.

Dans ce sens, ils rappellent au président du Conseil de sécurité de l'ONU que le retard mis dans l'organisation d'un référendum promis de
longue date était à l'origine de la violence subie par les Sahraouis qui sont régulièrement torturés, emprisonnés par centaines et même tués pour avoir revendiqué ce que l'ONU leur a promis : le droit de vote pour l'autodétermination.

Rappelant l'assaut militaire lancé par le Maroc en novembre dernier contre le camp de Gdeim Izik, qui avait fait plusieurs morts dans les rangs des Sahraouis, les signataires notent que "l'accord de l'ONU de 1991 pour l'établissement d'un cessez-le feu entre le Front Polisario et le Maroc prévoit aussi que la question soit résolue par le biais d'un référendum libre et équitable sur le Sahara occidental, le seul pays africain qui n'a pas encore été décolonisé".

La fondation déplore surtout que la MINURSO soit "la seule mission de paix des Nations unies dépourvue d'un mandat de surveillance des droits de l'homme". Pourtant, "les violences commises contre les Sahraouis ont fait l'objet de rapports et de témoignages d'Amnesty International, Human Rights Watch, Freedom House, l'Organisation mondiale contre la torture, Reporters Sans Frontières, le Département d'Etat américain et le Centre américain Robert F. Kennedy pour la justice et les droits de lئhomme", observe-t-elle.

Elle relève, en outre, que "le Haut Commissariat des droits de l'homme de l'ONU a signalé que les violations des droits de l'homme commises par le Maroc contre le peuple sahraoui sont une conséquence directe de la négation du droit fondamental à l'autodétermination".

"Parce que cette violence permanente contre les Sahraouis est le résultat direct de l'échec de l'ONU à donner suite à ce référendum promis depuis longtemps pour résoudre ce problème, soulignent les signataires de la lettre, le Conseil de sécurité a une obligation particulièrement importante de protéger ceux dont les vies sont en danger en raison de leur soutien au droit à l'autodétermination".


APS

virgile
07/04/2011, 15h10
aps
toujours !

meskine

Cookies