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Voir la version complète : Rien dans les poches, Tout dans les mains


Gandhi
05/05/2011, 15h43
Mon résumé de l'objectif du livre:

Décoloniser notre imaginaire. Briser le mythe de l’état soit disant au service du bien commun, l’état qui n’est rien d’autre que le bras idéologique, politique, juridique et armé du capitalisme. Casser le mythe du progrès et de l’idéologie marxiste et son sens de l’histoire; cette religion marxiste qui est un allié objectif du développement et de l’expansion du capitalisme et des idéologies productivistes à travers le monde au détriment de la vie humaine (extermination, domination, esclavage, soumission, colonisation, exploitation, ..etc), de sa dignité et au détriment des cultures. Casser le mythe d’une science neutre au service d’un mythique progrès. Voici un livre qui situe la valeur du capitalisme, nous dévoile son moteur et son cœur et met à nu l’idéologie marxiste alliée et compagnon objectif du capitalisme.

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Présentation de l'auteur :


Les trois textes rassemblés dans ce livre sont le produit d’une réflexion et d’une action collective, que nous menons dans le cadre de notre Association : Les amis de l'égalité
Un grand merci à Babeuf

Qui est ce « nous » ?
Poser cette question c’est chercher à comprendre quels sont ces arbres qui constituent la forêt. La forêt ne se limite pas à une addition d’arbres, il y a toute la faune et la flore qui en font une forêt. Notre association, ce collectif, c’est une forêt avec des éléments fixes et toute une faune et une flore qui bougent et vivent au rythme des saisons. La forêt n’impose rien aux plantes qui viennent s’y arrêter, s’y nourrir, et l’enrichir. Elle est un abri, passager ou non, pour ceux qui en ont besoin.
Nous avons choisi cette forme d’existence en association, car nous avions besoin d’un cadre collectif pour agir et discuter. Un cadre où nous sommes tous égaux et où il n’y a pas d’enjeux de pouvoir.
Un grand merci au sous-commandant Marcos

Ce cadre collectif, nous l’avons placé sous l’autorité d’une personne, Camille Sardon, afin d’éviter toute autre forme de personnalisation. Quand un journaliste nous tend un micro, pour causer dans le poste, la première question qu’il pose c’est : « Vous êtes qui ? » à suivre : « Comment vous appelez-vous ? »... Notre réponse est : « Camille Sardon » ; quel(le) que soit celle ou celui d’entre nous qui lui répond. Le portrait robot de Camille Sardon peut donc varier de 20 à 65 ans, être humain gris, brun, noire, ou blanche... Qu’importe qui est sous le passe-montagne, l’essentiel c’est ce qui est dit. Nous refusons la personnalisation qui fait d’un facteur joufflu ou d’un éleveur de chèvre à la pipe, des clowns médiatiques dont les propositions politiques s’effacent derrière un spectacle de cirque.
Comme nous ne sommes jamais sûrs d’avoir raison, nous ne formulons que des propositions ou des pistes de réflexions. Quand nous sommes persuadés que quelque chose doit être fait, nous nous donnons les moyens de le mettre en œuvre, c’est notre responsabilité. Nous n’attendons rien des partis politiques de Gauche et des syndicats qui se réclament les jours de fêtes de la défense des salariés. Donc, nous ne sommes plus déçus par les trahisons permanentes et par la collaboration de ces gens avec la classe dirigeante des exploiteurs. Quand un événement ou un sujet nous semblent important, nous annonçons ce que nous comptons faire pour agir et gagner si possible.


Deux exemples pour être le plus concret possible :
Lors du référendum de 2005 sur le traité européen, la communauté européenne avait financé un car aux couleurs de l’Europe qui sillonnait la France profonde de ville en ville pour faire sa propagande. À l’intérieur du car, des jeunes gens diffusaient la propagande du OUI, ne disposant d’aucun matériel exprimant la position du NON. Le car est arrivé à Blois un matin et n’est jamais reparti propager ses mensonges. Plus de villes étapes. L’équipe du bus s’est désagrégée au fil des heures et des discussions, tandis que nous accompagnions systématiquement chaque personne venue s’informer, à l’intérieur du car... Sans violence et sans haine... Mission accomplie, le bus était devenu la meilleure tribune pour comprendre pourquoi voter NON. Les responsables ont tout stoppé.
Deuxième exemple : Lors des réunions propagandes de messieurs Besson et Sarkozy sur l’identité nationale, il était prévu que se tienne une réunion publique à Blois le 12 Janvier 2010. Nous avons sorti un tract annonçant notre intention : « ENCORE UN DÉBAT QU’IL FAUT SABOTER » Et nous l’avons saboté, sous l’œil ferme d’un préfet et devant la bave des policiers en civil que ce préfet n’a pas lâché ce soir là. Ils ont levé la séance sans avoir pu dire deux mots, après une heure d’un chahut bien organisé. Mission accomplie, les autorités ont rangé leurs discours qui sentaient l’œuf pourri. Oh bien sûr, ils auraient pu lâcher leurs chiens policiers dans la salle pour nous virer... de toute façon leur réunion était morte, au grand désespoir du FN. Nous avons été au bout de ce que nous avions annoncé, contents qu’une partie du NPA local nous rejoigne ... Tous les autres partis et syndicats étaient absents. On ne perturbe pas une réunion du préfet, c’est contre le pacte républicain.
Un grand merci au groupe « Pièces et Main d’œuvre »

Il y a des moments, des circonstances, où tout débat est inutile, où seul un bon vieux sabotage peut faire comprendre aux pouvoirs qu’ils ne prendront pas le contrôle de nos têtes. Pendant trop longtemps, les gens en révolte ou en rébellion se sont crus impuissants quand les grands partis des travailleurs n’étaient pas là. Nous avons fait la démonstration concrète qu’il est possible de se battre à 5, 30, ou 200... sans attendre quoi que ce soit de ceux dont le fonds de commerce est de prêcher la résignation et le respect de l’ordre républicain. Nous savons qu’il existe des centaines de petits groupes qui à leur façon partagent ce point de vue. Les procès dans toute la France se multiplient attestant de cette résistance. C’est en marche...


Le capitalisme n’est fort que de la trahison des organisations qui prétendent parler en notre nom. Nous avons pour principe de ne pas parler au nom des autres. Nous n’avons aucune prétention à détenir une vérité incontestable qui s’imposerait à tous, sous tous les climats. Nous nous limitons à apporter notre pierre à la lutte commune, en privilégiant toujours ce qui peut être commun au plus grand nombre. Les textes que nous produisons ne sont pas des recettes de cuisine, mais des pistes de réflexion pour essayer de comprendre pourquoi nous sommes dans le mur (Ceux qui nous trompent et qui se trompent ou font semblant, nous disent que nous ALLONS dans le mur ) ; pourquoi on se cogne comme des mouches dans un bocal en essayant de trouver la sortie en haut, alors que cette sortie n’est autre que l’entrée qui se trouve en bas.
Pour être franc, nous n’étions pas nombreux dans les années 2003 à envisager que l’essentiel de nos maux venaient du productivisme et des idéologies qui s’en réclament. Nous avions même du mal à considérer que le scientisme et les experts en tous genres, participaient au fonctionnement de ce système capitaliste. Au fil des discussions et des actions concrètes, nous avons évolué vers une autre approche de toutes ces questions. Nos désaccords et nos convergences avec les militants qui se réclament de la décroissance, nous ont conduit à préciser nos positions, sans épouser les leurs.
Un grand merci à Paul Ariès

Que ceux dont le passe-temps consiste à mettre les idées des autres dans des petites cases se creusent la cervelle pour inventer une nouvelle boîte où nous mettre. Nous, nous continuons notre chemin en compagnie de tous ceux qui refusent une société qui produit la peur, l’insatisfaction, et la honte. Nous avons fait connaissance à sens unique, à vous, lecteurs, de vous faire connaître si vous le souhaitez.

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