PDA

Voir la version complète : L'ultime Envol Des Moineaux


confusuc
01/05/2006, 20h02
Salam….

Je tien à rendre hommage,à l’écrivaine Najia Abeer , née Benzegota , elle nous aquittés. A tout jamais, Retraitée de l’enseignement, auteur de trois romans : constantines et les moineaux de la murette (éd Barzani), L’Albatros (éd, Marsa), et Bab El Kantar (éd Apic).

Najia Abeer (elle tenait à cette orthographie de ses nom et prénom) est née à Constantine en 1948 .Après des études universitaires aux Etats – Unis, elle a enseigné au Moyen-Orient et en Algérie à Alger .Attachée à la littérature et à la vie , elle condensait ses passions sur Constantine, notamment à travers son engagement au CRI de Constantine , le club de réflexion et d’initiative , préoccupé par la sauvegarde de la vieille ville, de la souika, médina métabolisme de L’antique Cirta , Constantine , Où elle sera inhumé…….le 22 Octobre 2005

Tolkien
02/05/2006, 01h01
beaucoup d'intellectuels à constantine :mrgreen:
les titres de ces livres j'aime bien, j'aime tout ce qui est oiseaux, mais j'ai jamais eu à lire ces livres, je le ferais surement un jour
maintenant qu'on connais cette dame

confusuc
02/05/2006, 11h04
salam...

Oui L'ami une grande Dame ,
...L'albatros ...roman ..." Dans une petite ville non lon d'alger, nedjema mène une lutte acharnée contre la dépression et la mort , pendant que Haoua se fait prendre dans la toile , deux femmes, deux destins , deux chemins qui se croisent pour mieux se séparer.
L'histoir déchirante d'une raison qui chavire, d'un coeur qui s'affole; d'un pays qui tremble....

l'albatros éd Marsa

cassini
02/05/2006, 14h39
On a déjà évoqué son décès dans les médias, une petite précision sur le dernier livre cité, elle parlait de bab el kantra, c'est dans la direction d'El Mansoura que se trouve le lieu dit,
merci de rendre hommage et faire connaitre nos écrivains, notamment ceux qui sont mal connu...thanks

http://***************/nabeer.html

confusuc
02/05/2006, 20h50
salam...

ben merci , Mr Samir le dernier livre bab El Kantara , dédier a son pere !
le père ki C ?

cassini
03/05/2006, 14h15
Son père : Si m3amar Benzegouta, c'est un historien...

confusuc
03/05/2006, 16h33
salam...

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

cassini
03/05/2006, 18h55
Salut confusuc,

un nostalgique du rocher
qui m'a accouché le jour
où je suis né là bas, un jour
de froid pas ordinaire, extraordinaire,
on m'a dit que la pluie pleuvait ce jour
alors qu'on abreuvait des vaches
aux alentours, je suis l'ami du bien
c'est ce que je crois...
dès fois on me fauche le pas
rien d'étonnant c'est la vie
et je m'en plains pas, je vais
droit sur mon petit chemin avec
mes modestes moyens, enfin je crois
je ne suis jamais sûr de rien
j'habite loin de mon rocher
et je tourne tout autour pour
un jour y faire un retour.
J'espère que ma descrition
n'est pas si confuse, ami
et toi ne serait-il pas temps
de faire autant ? Samir

confusuc
04/05/2006, 15h27
salam...

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

cassini
04/05/2006, 17h52
Et bien t'as compris qu'il
s'agit du vieux rocher,
le père en a écrit ses récits
péripéties, endurance jusqu'à
l'indépendance, ils nous ont
brûlé les maisons, durant plus
d'un siècle pendant toutes
les saisons, le père racontait
son histoire sans tricher...
cirta : le coeur de son coeur,
le coeur de sa ville...

stranger011
04/05/2006, 18h22
Née à Constantine Najia Benzegouta a effectué des études universitaires aux Etats-Unis, avant d’aller enseigner au Moyen-Orient puis en Algérie. Spécialisée en littérature américaine et professeur d’anglais à Alger, elle a publié son premier roman, Constantine ou les oiseaux de la murette aux éditions Barzakh. Il sera suivi de L’Albatros, sorti chez Marsa éditions et Bab El Kantara qui vient juste de paraître aux éditions APIC.
Arrivée tard à l’écriture, Najia Abeer a, néanmoins, signé des œuvres gorgées d’humanisme, à travers lesquelles elle a tenu à rendre hommage à des femmes battantes et engagées dans leur quotidien, tout comme elle l’était, elle aussi. D’ailleurs, dans l’un de ses romans, elle rend hommage à une amie qu’elle surnomme Bariza, qui pour nourrir ses enfants, opte pour le dur métier de pêcheur. En réalité, Najia Abeer a su mieux que beaucoup d’autres écrivains raconter la condition de la femme algérienne, souvent confrontée à la misogynie masculine. Le professeur Max Véga-Ritter disait de son roman : «L’Albatros est plus que le roman d’une femme. Il est celui d’une crise de société, intellectuelle, aussi bien spirituelle qu’existentielle au centre de laquelle non seulement le témoin, mais aussi l’acteur principal est la femme, même si elle y apparaît réduite à la sphère privée. Peut-être, justement, parce qu’elle y a été renvoyée par des forces contraires.»
Dans Constantine et les moineaux de la murette, Najia Abeer revient sur les traces de son passer pour revivre, Constantine, cette ville qui l’a vu naître et qui l’a bercée.
Pour ce qui est de son ultime roman, Bab El Kantara, elle rend hommage aux enseignants de l’école normale de Bab El Kantara de Constantine.
Auteur émérite et peintre au talent reconnu, le départ subit de Najia Abeer laisse un grand vide dans le paysage culturel algérien. Elle a été inhumée hier dans sa cité natale.




Lettre à Constantine
J’ai réussi à rattraper un pan de ton histoire Constantine.
Et dire que tu avais failli m’échapper !
Avec tes amis, aujourd’hui, une nouvelle histoire commence.

Ma Belle, de moi, tu n’en auras plus assez.
Cette fois, je promets.
Enfin Constantine, tu m’as rendu mes amis, mes voisins, ma maison.
Mieux encore, tu m’en as offert d’autres.
L’exilée, c’est ainsi que me nomme mon père.
L’exilée, c’est ainsi que je me voyais.
Me reconnaissais.
Je ne le suis plus, enfin !
Depuis que je suis revenue au pays
J’ai compris.
Je t’aime toi, vieux Rocher
Ta barbe couleur rouille, henné, s’en va puiser sa sève dans cet oued qui t’enlace depuis une mémoire aussi profonde que tes gorges.
Ô combien de fois j’ai tenté l’approche, le retour. Et toutes ces fois tu n’as pas daigné me regarder. Je ne voulais pas plus d’un bras, d’un simple geste. Un regard aurait suffi.
Et j’aurais avancé.
Non, pas une fois tu m’as regardée.
Puisque je te le dis !
Ne t’en fais pas ma Belle, ne t’excuse pas.
Je sais.
Tu aimes trop tes enfants. C’est moi qui cherche à me faire pardonner.
Tu dis m’avoir cru partie pour toujours ?
Et bien, pour une fois, tu te trompes Constantine.
Je t’aime moi aussi, toi, vieux Rocher
Solitaire qui porte mon monde en chapeau.
Je te fais la révérence
Et dépose le reste de ma vie à ton pied.

Najia Abeer