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Voir la version complète : Washington annonce des sanctions contre une entreprise algérienne


zek
09/05/2011, 08h11
Elle est filiale d’un groupe libyen

A peine 24 heures après la fin de la visite à Washington de Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, les États‑Unis ont annoncé que trois entreprises détenues par le gouvernement de Mouammar kadhafi avaient été ajoutées à leur « blacklist ». Parmi elles figure Lafico Algeria Holdings, une filiale basée en Algérie de la Compagnie libyenne d'investissement étranger arabe (LAFIC).

En clair, les États‑Unis interdisent aux sociétés américaines toute transaction avec Lafico et vont geler tous ses actifs sous juridiction américaine. Ces actifs pourraient être redistribués aux insurgés pour les aider dans leur lutte contre le régime de Kadhafi, a annoncé la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton.

Les deux autres sociétés concernées sont Dalia Advisory Ltd, basée à Londres et qui gère les revenus pétroliers libyens, ainsi que la Compagnie libyenne de diffusion d'État. Depuis le début de la crise, les États‑Unis ont gelé 34 milliards de dollars d'actifs détenus par le gouvernement libyen.

En Algérie, Lafico est présente dans plusieurs domaines, notamment l’hôtellerie de luxe et le bâtiment. Elle est par exemple associée dans le Sheraton d’Oran et possède une société mixte, Lafider, avec le groupe public Cosider. Conséquence de l’opacité qui caractérise la gestion des entreprises aussi bien du côté algérien que libyen, aucune indication n’est disponible concernant le montant des actifs détenus par Lafico en Algérie.

Concrètement, les sanctions américaines n’impliquent pas un gel des activités de Lafico en Algérie. Elles interdisent uniquement des relations avec cette société. Les hôtels détenus par Lafico en Algérie seront par exemple boudés. Si une entreprise comme Sonatrach ou un groupe étranger exerçant en Algérie entretenaient une relation de travail avec le Sheraton d’Oran, ils risqueraient des sanctions de la part des États‑Unis.

Cette décision ressemble à un message adressé au gouvernement algérien : Washington est en désaccord avec sa position sur la Libye.

TSA

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