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zek
10/05/2011, 23h13
La compagnie aérienne de Dubaï enregistre une augmentation de plus de 50% de son bénéfice net.

La société de Dubaï a enregistré l'an passé une nouvelle fois des profits record. À l'heure où le prix du pétrole fait flancher toutes les compagnies, ses performances paraissent miraculeuses.

Emirates ne connait pas la crise, ou presque. Le groupe basé à Dubaï, l'un des Emirats arabes unis, a une nouvelle fois battu son propre record en terme de profits et de chiffre d'affaires. La compagnie aérienne, sponsor notamment du PSG, vient de publier un bénéfice de 1,5 milliard de dollars pour un chiffre d'affaires de 14,8 milliards de dollars lors de son exercice annuel clos fin mars 2011. Ces performances ont de quoi faire rêver tous ses concurrents.

La plupart d'entre eux ont annoncé qu'ils étaient dans le rouge sur les trois premiers mois de 2011, à cause du prix très élévé du kérosène. Mais Emirates ne semble pas en avoir souffert. Son président, Cheikh Ahmen ben Saïd al Maktoum, a pourtant souligné lors d'une conférence de presse que sa compagnie avait elle aussi supporté le poids grandissant du prix du kérosène. Alors qu'il ne représentait que 29% de ses coûts en 2006-2007, le carburant a atteint 34,4% en 2010-2011.

Accusée par ses concurrentes de bénéficier de subventions déguisées et de profiter d'infrastructures aéroportuaires à moindre coût (l 'aéroport de Dubaï tout comme la compagnie aérienne appartiennent au gouvernement de Dubaï), Emirates poursuit à marche forcée son programme d'acquisition d'avions : en 2010-2011, Emirates a confirmé une commande de 32 nouveaux A 380 et de 30 Boeing 777-300ER pour un montant global de 13,4 milliards de dollars, ce qui porte à 193 le nombre total d'appareils en commande pour un montant de 66 milliards de dollars.

Le président de la compagnie explique ce succès par la satisfaction des passagers, toujours plus nombreux (31,4 millions en 2010- 2011) et appréciant la qualité du service à bord, et par l'efficacité de son «hub». L'aéroport de Dubaï aspire les voyageurs du monde entier pour les déposer là où ils souhaitent se rendre. Une recette pratiquée par toutes les grandes compagnies européenne, mais sans les mêmes résultats.

Valérie Collet
Le Figaro

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