A travers les rivages et dans la nuit de l’océan
Accroché à une barge mon cœur s’en va en dérivant
Les flots du courrant m’éloignent
Insidieusement de ce monde de fou
Qui se détruit tout le temps
Accroché à une épave je m’enfuis prestement
Je veux quitter ce monde un court instant
Oublier la haine et les tourments
Oublier la vie qui s’enfuit injustement
Par delà les frontières du temps
Je me réfugie dans tes bras comme une enfant
Tu caresses mes cheveux en me souriant
Je revois la lumière, je renais un instant
Tant d’images d’éclairs de pleurs et de cris
Tant d’innocentes vies qui se sont enfuient
Tant de haine sur cette terre de poussière
Et pourquoi donc ces guerres
Pourquoi ces enfants arrachés à la vie ?
Et le monde continue de tourner
Et chacun doit poursuivre sa route
Mais comment avancer en pensant à ces gens
Ces familles détruites sacrifiés immolés
Comme des pions, suprême trahison.
Le calvaire enduré dans ce tonnerre d’acier
Ces corps calcinés ces bébés innocents
Et l’odeur de brulés et ces corps jetés
Enterrés vite fait.
Que mes larmes vous accompagnent
Que ma peine soulage la haine
Reposez en Paix pour l’Eternité…
morjane
06/09/04
A travers les rivages et dans la nuit de l’océan
j'ai vu des horreur, des bains de sang
j'ai entendu des cris, des pleurs terrifiants
j'ai vu des hommes debout en plusieurs rangs
ils baissaient la tête, les yeux perdus dans le temps
Pourquoi tout ces ravages
Pourquoi tout ces actes sauvages
Pourquoi utiliser des enfants dans de tels chantages
ça me fait détester ce monde où se passent de tel carnages
Mes larmes coulèrent pour calmer ma rage
J'ai vu alors dans le ciel de petits anges s'envoler
Ils me souriaient dans leurs tabliers blancs perlés
l'un d'eux est descendu et à ma joue s'est collé
pour me déposer un doux baiser rose voilé
et me chuchoter que vers le paradis ils s'en allaient
Mystérieuse
07/09/2004, 10h06
Bonjour Morjane, Simpson,
Bel échange que vous venez d'avoir là...La colère, et surtout la touche de tristesse, détresse ajoute étrangement au charme de vos mots...Merci
Bonjour Mystérieuse et Simpson,
J'avais ses mots en moi qui étaient là depuis le début de cette prise d'otage. Connaissant les méthodes du Kremlin; je redoutais cet assaut. Je me sentais inutile et presque voyeur, je n'osais pas trop y penser tant j'en frémissais.
Je trouve tellement abominable d'avoir osée penser et prémediter de prendre en otage une école le jour de la rentrée des classes là où il y aurait le plus de parents et d'enfants réunis. C'est monstrueux.
Que les hommes se tuent entre eux, je sais que cela est et sera mais au moins préserver la jeunesse et l'innocence de l'enfance.
J'avais hésité avant de mettre ce poème car je ne voulais pas troubler notre quiétude mais là où il y a l'amour on doit aussi dénoncer la haine et manisfester ce dégout que cela provoque en nous.
C'était très peu de ma part mais bon je voulais dire à ces mamans, ces papas et a ces enfants que même loin on pensait à eux et que nos larmes étaient pour eux et je vois que Bart a ressentis avec la même intensité cette douleur et cette horreur que nous sommes nombreux(ses) à ressentir cela alors même si ce ne sont que des mots, ils viennent du coeur et seront des fleurs pour ces enfants enseignants parents martyrisés.
salut Morjane, Mystérieuse;
Tu dis Morjane que ce ne sont que des mots, mais s'ils y avait bcp de gens qui disaient 'que des mots' ça aurait été déjà bcp mieux que rien dire et zapper vers une autre chaîne au moment où on nous montre ces horreurs au lieu de voir de quoi l'être humain est capable pour se poser des questions. Moi j'étais très touché par le reportage passé à 7à8 sur TF1 le dimanche, c'était horrible, j'adore les enfants, tous les enfants et ton poême m'a vraiment fait sentir ce que tu éprouve c'est pourquoi je me suis permis de te rejoindre et appuyer ce que tu ressens.
Bonne journée
Azul Bart,
Oui je l'ai vus aussi avec cette famille qui a perdu ces trois filles. Je ne sais pas comment on peut survivre après cela. Surtout là-bas où les parents ne bénéficieront d'aucune aide psychologique aucun réconfort moral quand tu vois Poutine qui ne présente ni condoléances, ni pardon, ni rien du tout. On laisse les gens dans une totale solitude et abandon.
J'ai eu mal dès le début de la prise d'otage, et je portais ces mots en moi déja. Pas tel que car j'ignorais le dénouement mais je savais qu'ils serait sanglant et même une mort c'est une de trop en plus avec Poutine...
La vie peut être si belle et pourtant on ne pense qu'a détruire au lieu de construire et quand on construit ce sont des murs de haine de souffrances et d'intolérances.
Et je fais partie de ce monde et pourtant , je l'aime ce monde aussi.
Personnellement je ne peux que me consoler en pensant qu'ils sont des anges dans le vaste paradis actuellement, et je compatie fortement avec leurs familles, c'est si dur pour eux.
Gardons quand même le sourir pour s'occuper des enfants qui existent eux, qui sont tjrs vivants et pour leur transmettre ce sourir.
Tu sais la peine que j'ai eu c'est la façon de mourir, atroce et de voir ce coté monstrueux de l'Homme son inhumanité d'oser s'attaquer à des innocents, c'est trop injuste et ignoble, mais elle n'est rien comparé a ce que vivent les parents et ce que vit sur terre toute personne qui a un être aimé qui meurt.
Et c'est aussi pour cela que j'aime aussi tant cette vie car c'est à chaque seconde qu'il faut aimer les gens qui nous aiment et leur dire, d'une manière ou d'un autre, il y a tant de façons d'aimer.
Dieu seul sait quand notre heure viendra et quand ce sera le moment, et bien on ira. Mais en attendant, il faut semer du bonheur, au moins essayer.
Je me suis rappelé
Je me suis rappelé qu’avant de partir
J’étais pensif et si pressé
Je me suis rappelé qu’avant de sortir
Je t’ai juste un doux regard lancé
Tu m’as répondu par ton tendre sourire
Qui jamais de ma mémoire ne sera effacé
J’espérais que le cauchemar allait finir
Pour que dans tes bras je puisse m’enlacer
De passé prendre de belles fleurs à t’offrir
Avec le ‘je t’aime’ de ce matin sur mes lèvres tracé
Mais ce soir là tu allais souffrir
Et mon cœur allait en mille morceaux se briser
Chère maman j’allais à jamais périr
Ne me pleure pas, tes larmes me sont si chères
Je regrette tant le ‘je t’aime’ de ce matin
Je regrette tant de ne pas l’avoir prononcé
J’aurai dû laisser mon cartable tomber de mes mains
Pour savourer les derniers moments à passer
Mais ce mot que tes lèvres n'ont pas prononcé
Dans le coeur de ta maman était gravé
Il y a des amours qui n'ont besoin de mots
Et ces mots que l'on ne dit pas sont là
Il ne faut pas regretter cela
Si tu écoutes au fond de toi
Tu verras que ta maman savait
Combien tu la chérissais
Combien ta vie sans elle peut être l'enfer
Comme avec elle tout était beau
L'amour se dit même en silence
Même dans le vide de l'absence
Il emprunte des voies secrètes
Qui ne sont pas dévoilés
L'air que tu respirais auprès d'elle
En etait imprégné.
Quand on aime on le transmet
et jamais cela ne disparait
Ne sois pas triste pour ce mot là
Il était déja gravé en secret
Tendrement niché pour l'éternité.
je suis tellement rassuré
et sur mon visage tu ne vas plus voir
l'ombre d'un petit regret
du 'je t'aime' qu'elle n'a pu recevoir
Chaque jour de mon paradis je la guetterai
je lui enverrai des brises pleines de douceurs
mon éternel amour je lui chuchoterai
elle qui me garde si cher dans son coeur
Thirga.ounevdhou
09/09/2004, 10h13
Mon dieu, je lis tout en en pleurant, mes larmes coulent et je ne peux m’arrêter. Quelles tristesses, ce malheur inattendu et qui nous marque a jamais.
Merci Morjane, Merci Simpson, c’est si triste !
:confused: Bonsoir Thirga,
Je suis désolée de te faire verser des larmes alors excuses moi pour cela
Que ta soirée soit douce et ton âme sereine.
Bonne soirée à tous
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