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Voir la version complète : Finale de la Coupe de France - Lille bat Paris-SG : 1-0


Pecos
15/05/2011, 08h25
La réussite du champion
Football Superbe finale et bien beau vainqueur lillois même si le PSG aurait tout autant mérité. Mais à deux minutes de la fin le match a basculé sur un coup franc d’Obraniak. Saint-Denis. Dans des styles très proches l’un de l’autre, les deux équipes restaient très longtemps neutralisées...
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Les Lillois ont remporté hier la 6e Coupe de France de leur histoire. Et ils sont plus que jamais en course pour un magnifique doublé.

Football

Superbe finale et bien beau vainqueur lillois même si le PSG aurait tout autant mérité. Mais à deux minutes de la fin le match a basculé sur un coup franc d’Obraniak.


Saint-Denis. Dans des styles très proches l’un de l’autre, les deux équipes restaient très longtemps neutralisées. Pourtant il y avait beaucoup d’arguments offensifs de part et d’autre mais les moments où les organisations se faisaient déborder étaient rares. Lille tenta bien une manœuvre d’intox avec des coups de reins signés Gervinho et Hazard en tout début de (65’) rencontre mais bien vite dut se rendre à l’évidence, PSG répondait du tac au tac. Dès lors les Nordistes se dirent que des contres pourraient rapporter davantage, Gervinho faillit conclure dans cet exercice (9’).

Au fil du temps Paris s’affirma dans le milieu grâce à un remarquable Makelele, remarquez en face Mavuba faisait le même job. PSG donnait souvent plus d’intensité à ses offensives alors que Lille temporisait. Mais cela revenait au même les défenses demeuraient infranchissables, personne ne semblait vouloir sortir du schéma et prendre trop de risques.

Dès lors les occasions étaient rarissimes, un coup franc de Néne pour le PSG, détourné du pied par Landreau (18’) puis un contre de Sow (22’) et enfin une frappe de Gueye (26’) pour les Nordistes. Le match était d’une réelle qualité technique, ne manquait jamais d’intérêt, ni de vie, il restait à trouver l’ouverture pour que les choses prennent une autre dimension.

C’est à l’initiative du PSG au retour des vestiaires que les choses évoluèrent. Avec Clément à la place de Makelele, Les Parisiens emballaient carrément la rencontre et poussaient Lille dans ses retranchements. Le ton montait parfois au gré de l’engagement des deux équipes mais les initiatives du PSG, Lille avait désormais du mal à les contenir. Comme ce tir de Bodmer qui mettait Landreau à la peine (65’). Les Lillois, secoués, se faisaient discrets. Ils laissaient passer l’orage, espérant toujours toucher le jackpot sur une simple accélération. Ou un coup de pied arrêté.

Le coup de patte d’Obraniak

Garçia, sans doute un peu inquiet devant la tournure prise par les événements, réorganisait son bloc et lançait de De Melo (61’). Mais son équipe avait perdu en route une partie de sa maîtrise. Cependant sa réplique ne tardait plus, cette fois on se livrait sans compter dans les deux camps. A son tour Kombouaré, abattait son joker avec l’entrée d’Erding (68’). Un changement qui faillit être gagnant quand le centre en retrait du Turc ne put être repris par Hoarau (74’).

Le final était haletant car il n’y avait plus de calcul, on voulait éviter également la fatigue des prolongations. Paris remettait la pression, Chantôme donnait encore l’occasion à Landreau de s’illustrer (76’), Hoarau était accroché de façon suspecte par Chedjou, le va-et-vient était superbe. Paris apportait plus de danger. Du moins le croyait-on jusqu’aux deux dernières minutes de folie. Le match basculait comme de bien entendu sur un coup de pied arrêté. Complètement excentré côté droit, le long de la touche, Obraniak enroulait sa frappe qui venait se nicher sous la barre de Coupet, visiblement surpris (88’). Lille avait réussi le coup parfait et se permettait même le luxe de rater ensuite un penalty par Debuchy, Coupet accomplissait un exploit inutile (89’). 56 ans plus tard, la Coupe repartait à Lille.
Est Republicain

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