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Zacmako
29/05/2011, 09h21
Le diabète et ses graves compilations
Surveillez votre maladie !

L’amélioration de la pratique médicale du médecin généraliste est le fer de lance de toute politique de prévention. Le dépistage des diabètes méconnus est l’une des recommandations retenue pour freiner l’évolution de cette maladie.


Prévenir les complications du diabète est le message que veut faire passer la Société algérienne de diabétologie aux centaines de médecins généralistes qui participent à son 13e congrès ouvert vendredi dernier à l’hôtel Sheraton à Alger.
Cette rencontre scientifique, qui compte plus de 600 congressistes, cible particulièrement le médecin généraliste qui, aujourd’hui, il faut le reconnaître, a un rôle fondamental dans la prise en charge des patients diabétiques, d’où l’intérêt de ces travaux, selon le Pr Khalfa, président de la Société algérienne de diabétologie.
Pour lui, il faut sérieusement investir dans la formation de ces médecins généralistes qui sont en première ligne dans la hiérarchie des soins. Il estime que pour les rendre plus opérationnels, des actions de formation en diabétologie sous forme de cycles intensifs de formation médicale continue sont à mener en direction de ces praticiens.

«Toute la gravité du diabète réside dans ses complications qui apparaissent au bout de quelques années lorsque la maladie est négligée ou mal soignée.Un diabète non équilibré finit par donner lieu à des complications dont certaines sont évitables par une prise en charge correcte.
En effet, un taux de sucre dans le sang qui reste élevé pendant une longue période finit par ‘‘encrasser’’ et boucher les artères qui nourrissent l’ensemble de nos organes qui ne vont plus fonctionner correctement.
Cela souligne tout l’intérêt du bilan annuel que doit faire tout diabétique pour dépister précocement l’apparition des complications. Ce bilan comporte un examen ophtalmologique, un bilan rénal et un examen par un cardiologue», a tenu à nous expliquer le Pr Khalfa.

Pour le président de la Société algérienne de diabétologie, il est temps de s’orienter vers la prévention primaire et assurer une véritable éducation thérapeutique du patient. Il se félicite, par ailleurs, de la disponibilité de tous les traitements contre le diabète. «Notre pays peut s’enorgueillir d’avoir un système de sécurité sociale très performant pour la prise en charge des maladies chroniques comme le diabète.
Non seulement nous disposons d’un éventail très large de médicaments antidiabétiques même les plus récents, de plus, ils sont délivrés gratuitement.» Peut-on prévenir ou réduire les conséquences du diabète ? La réponse est oui, selon le président de la Société algérienne de diabétologie. Le Pr Khalfa signale qu’actuellement on est très loin des comas diabétiques.
Par contre, il relève une insuffisance dans la prise en charge des complications, en l’occurrence le pied diabétique qui pose un sérieux problème de santé publique, d’où, a-t-il insisté, la nécessité de l’éducation thérapeutique du patient qui consiste à apprendre au malade à gérer sa maladie : informations sur la maladie, ses complications, le contrôle régulier du taux de sucre dans le sang, le régime alimentaire adapté à son cas…

Cet apprentissage doit être dispensé par des éducateurs qui sont des infirmiers formés dans ce domaine. Ce type de personnel, dont le rôle est primordial dans la prise en charge des diabétiques, manque cruellement dans notre pays.
Des actions de formation méritent d’être entreprises pour doter les maisons des diabétiques et les réseaux en éducateurs spécialisés. Le deuxième niveau d’intervention consiste à mettre en place les moyens de dépistage des diabètes méconnus avec comme objectif de découvrir la maladie à un stade beaucoup plus précoce pour la traiter bien avant l’apparition des complications.
Ce dépistage repose sur un examen de laboratoire très simple et peu coûteux, à savoir le dosage à intervalle régulier de la glycémie, particulièrement chez les personnes qui courent le risque de développer un diabète, à savoir les adultes âgés de plus de 30 ans ayant une hérédité diabétique, les obèses, les hypertendus, les femmes ayant accouché d’un gros bébé…

Les médecins exerçant au niveau des structures des soins primaires doivent avoir le réflexe de demander une glycémie à tous les consultants à risque de diabète et cela quel que soit le motif de consultation. De même, la médecine du travail offre une bonne opportunité de dépistage. Le troisième niveau d’intervention, le plus important, est celui de la prévention ou comment éviter de devenir diabétique.


L’importance d’un programme national de lutte et de prévention

Toute la prévention va consister à corriger ces anomalies. Très tôt, dès l’enfance, on doit inculquer aux enfants la nécessité d’une alimentation saine et équilibrée ainsi que d’une activité physique régulière.
La réalisation d’un tel programme n’est pas seulement une affaire du ministère de la Santé, mais demande l’implication d’autres ministères dont celui de l’Education, de la Jeunesse et des Sport et celui de la Communication pour ne citer que ceux-là.

A l’instar de ce qui se fait dans les pays occidentaux, il convient de mettre sur pied un programme national de lutte et de prévention du diabète. Dans cet objectif, les autorités algériennes ont été sensibilisées par la tenue, le 4 mai 2011, d’une Journée parlementaire consacrée au diabète, où plusieurs aspects de la maladie ont été débattus et résumés en 18 points par le président de la commission des affaires sociales de l’APN.
El Watan

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