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Voir la version complète : "Indignés" : la police évacue la place de la Bastille


Pecos
30/05/2011, 10h48
Le millier de personnes qui s'était rassemblé dimanche place de la Bastille à Paris pour protester, sur le modèle des "indignés" espagnols contre "le chômage, la précarité et la corruption", ont été délogé violemment en début de soirée par la police.

Sous les huées des manifestants, ils ont démonté peu avant 21h30 les tentes qui y avaient été installées et fait descendre les jeunes qui s'étaient juchés sur les marches de l'Opéra Bastille.
Hier, un millier de personnes se sont regroupées, dans ambiance festive, place de la Bastille, à Paris, en soutien aux "indignados" la Puerta del Sol à Madrid. Alors qu'une grande banderole portant "démocratie réelle maintenant" était déployée au dessus des marches de l'Opéra-Bastille, une autre déposée sur le parvis proclame "Paris, réveille-toi", formant du même coup une sorte de no man's land entouré par des jeunes écoutant les orateurs.

"Les Espagnols nous donnent l'exemple, il faut aussi qu'on soit là pour les renforcer", a dit une responsable du mouvement au micro, tandis que retentissait le slogan "Tous ensemble". Des jeunes de plusieurs pays étaient présents, notamment des étudiants grecs brandissant une pancarte disant "Grèce générale" pour protester contre le programme d'austérité appliqué dans leur pays très endetté et des Britanniques. "Join the green side" ou "Spanish revolution", pouvait-on lire sur des T-shirts.
Des slogans comme "Paris debout, soulève-toi" ont été scandés par les quelques 800 manifestants selon les organisateurs, sous la surveillance discrète des forces de l'ordre à quelques mètres de la place. Les manifestants brandissaient également des pancartes invitant la population au soulèvement comme "Mai 1968 demandait l'impossible, mai 2011 réalisera l'impossible" ou encore "Le peuple uni, jamais il ne sera vaincu".

"Il faut changer les structures économiques pour un meilleur partage des ressources mondiales, car si on continue comme ça dans l'injustice et dans la misère, ça risque de mal se terminer", a averti Chantal Piganau, une enseignante venue manifester pour la "Faim de vivre en paix". "Le souverain c'est vous, ce n'est pas les élus qui adoptent les directives européennes sans se poser de questions, encore moins les dirigeants de la BCE (Banque centrale européenne, ndlr) et du FMI que personne n'a élus", a lancé sous un tonnerre d'applaudissements Céline Meneses, venue d'Espagne pour soutenir le mouvement.

La mobilisation parisienne a débuté le 19 mai faisant écho au mouvement de contestation spontané, né le 15 mai à la Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Espagnols exprimant leur ras-le-bol face à la crise économique et au chômage, qui touche près de la moitié de 25 ans.


Humanité

Pecos
30/05/2011, 10h50
http://www.youtube.com/v/bmVkKvsawE8

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