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Voir la version complète : Recours aux nouveaux moyens de paiement : Djoudi accuse les banques.


RoboCop
13/06/2011, 10h26
L’utilisation des nouveaux moyens de paiement scripturaux et électroniques, notamment les prélèvements, se développe faiblement, le ministre des Finances mettant en cause la passivité des banques en ce sens, même si la responsabilité incombe aussi à l’Etat.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Les nouveaux modes de paiement scripturaux et électroniques (chèques, virements, prélèvements, effets de commerce, cartes bancaires…) peinent à se développer. Certes, leur utilisation progresse selon des données chiffrées présentées hier au siège du ministère des Finances lors d’un séminaire qui a regroupé l’ensemble de l’establishment bancaire et financier national. Certes, un système de paiement électronique moderne, de masse, a été lancé depuis 2006, l’infrastructure logistique et technique a été mise en place et la réglementation juridique a été développée. Voire «l’Etat a fait son travail», «beaucoup d’énergie et du temps (y) ont été consacrés», dira le ministre des Finances, hôte de la rencontre. Hormis celle d’Alger, il n’y a plus de chambres de compensation manuelles, selon Karim Djoudi qui a évoqué la création d’un comité interbancaire pour la tarification. De même, les transactions monétiques et autres augmentent tant en volume qu’en valeur, quoique très en deçà des capacités réelles malgré le faible coût.

La responsabilité des banques en cause…

Néanmoins, ces instruments de paiement dont les prélèvements ne suscitent pas encore l’engouement attendu tant des particuliers que de l’establishment entrepreneurial. En effet, plus de 66 000 opérations sont effectuées quotidiennement pour une capacité de 500 000 opérations/jour. Un manque d’engouement que Karim Djoudi a clairement imputé aux banques et aux établissements financiers, mettant en cause leur «relation passive» vis-à-vis des clients et de ces instruments. En ce sens, il les a invités à être davantage «proactifs», «offensifs» dans leur politique commerciale, à développer une démarche volontariste. Et cela même si les banques ont déjà modernisé leurs systèmes d’informations et des solutions de monétique et de gestion financière ont été lancées en collaboration entre des banques et des opérateurs économiques. Citons notamment la carte électronique de paiement Naftacard, utilisable dans les stations-services et lancée en collaboration avec la BEA, ou la solution offerte par la BNA en matière de gestion des salaires pour les entreprises et prochainement les particuliers.

… Celle de l’environnement économique aussi

Toutefois, la responsabilité incombe aussi à l’Etat qui a manqué de détermination dans la généralisation de l’usage du chèque, en reportant l’obligation pour les gros montants. Et d’autant que les transactions restent encore marquées par l’informel, l’implication insuffisante de l’ensemble des agents économiques formels, la réticence des particuliers au prélèvement électronique même si plusieurs grands facturiers (Algérie Télécom, Sonelgaz…) se sont engagés dans le paiement des factures. Outre le problème de la certification, le développement de la monétique (utilisation des cartes interbancaires) peine à se faire. Dans la mesure où le nombre des terminaux de paiement électronique ne dépasse pas 3 000 TPE installés pour une population commerçante de plus de un million d’opérateurs, et d’autant que les commerçants et les particuliers demeurent encore réticents, peu volontaires. Or, un effort collectif s’impose même si les mesures coercitives sont inefficientes malgré la réglementation stricte de la Banque d’Algérie et d’autant que le développement rapide des technologies de l’information et de la communication risque de constituer encore un frein à l’utilisation des instruments de paiement.

C. B.

oukil salah
13/06/2011, 10h42
c'est la faute au gouvernement
quand le terrain est favorale , les banques ne peuvent que suivre

RoboCop
13/06/2011, 11h22
c'est la faute au gouvernement
quand le terrain est favorale , les banques ne peuvent que suivre

Attention au niveau des banques publiques, il y a des réticents qui ne veulent pas le changement de peur de perdre leurs prérogatives, voire leur poste, je suis d'accord que c'est la faute au gouvernement, dans la mesure où il reste les bras croisés en observant une situation qui perdure et, ne veut pas agir pour casser les obstacles, quitte à faire mal et, dans ce cas précis, je pense qu'il faut agir sans état d'âme, car il n'y a pas de places pour les brebis galeuses, au passage, je suis désolé pour les brebis, car elles servent à beaucoup de choses dans la vie.

Scootie
13/06/2011, 11h28
Recours aux nouveaux moyens de paiement : Djoudi accuse les banques.


C'est avant tout la faute d'un système qui a favorisé l'informel, au point que les seuls paiements en vigueur sont soit les chekkarate noires bourrées d'argent qu'on ne compte pas mais qu'on pèse, ou alors les chèques certifiés qu'on obtient la plupart du temps au bout de 24 voire 48 heures, sous prétexte que l'ordinateur est en panne ou que le directeur qui doit signer le chèque est en congé, que l'ingénieur informatichien est absent etc etc ......

En somme, une démarche qui prend 10 minutes ailleurs relève encore aujourd'hui du parcours du combattant au pays du jm'en foutisme !!

RoboCop
13/06/2011, 18h31
Le paiement via Internet et par carte interbancaire des factures d’achats sur sites d’entreprises sera lancé prochainement.

Toutefois, aucune date précise n’est avancée selon la Satim (Société d’automatisation des transactions interbancaires et de la monétique). Et dans la mesure où la problématique de la domiciliation et du débit bancaires reste posé et que des mesures de prudence et de sécurité s’imposent également.

C. B. - Le Soir d'Algérie.

LIXUS
13/06/2011, 18h36
Est-ce que le paiement par cartes bancaires est possible dans les restaurants ou grandes surfaces ?

hben
13/06/2011, 19h15
Le paiement via Internet et par carte interbancaire des factures d’achats sur sites d’entreprises sera lancé prochainement.
Au pays de l'informel et du marché noir, aucun commerçant n’acceptera de se lancer dans une comptabilité informatisée! Je dis bien AUCUN!!! Et ce n'est pas demain la veille qu'on payera avec une carte bancaire!
Toutefois, aucune date précise n’est avancée selon la Satim
:mrgreen::mrgreen::mrgreen:

RoboCop
14/06/2011, 10h39
Est-ce que le paiement par cartes bancaires est possible dans les restaurants ou grandes surfaces ?

Tout est dit dans l'article, ou du moins presque, l'Algérie est très en retard dans ce domaine, je peux dire qu'elle est à la traine.

@Hben,

C'est ce que j'ai remarqué, aucune concordance entre le titre et le texte de cet article.

Paiement On Line : Lancement prochain.

Toutefois, aucune date précise n’est avancée selon la Satim

Neutrino
14/06/2011, 10h56
pourquoi passer par les banques quand on peut acheter des villas à coup de milliards en liquide dans des sacs poubelles.

pourquoi faire les banques? les sacs poubelles c'est tellement plus pratique!

RoboCop
14/06/2011, 11h14
pourquoi passer par les banques quand on peut acheter des villas à coup de milliards en liquide dans des sacs poubelles.

pourquoi faire les banques? les sacs poubelles c'est tellement plus pratique!
C'est vrai Neutrino, le langage utilisé par ces gens : "Djib echkara wa errwa7". :mrgreen:

Neutrino
14/06/2011, 11h34
en plus "les sacs poubelles" c'est très pratique. pas de taxe, pas d'impôt. et on est pas content, on veut... plus de liberté! plus démocratie!


ok, je suis d'accord pour la liberté d'expression à la française, mais je ne suis pas d'accord avec les impôts à la française. c'est de l'extorsion! entre les "impôts à la française" et "les sacs poubelles" il doit bien y avoir un juste milieu.

En Algérie, on n'a pas la liberté politique mais on a une liberté que des occidentaux peuvent nous envier: la liberté fiscale!

Scootie
14/06/2011, 12h58
on a une liberté que des occidentaux peuvent nous envier: la liberté fiscale!


Il serait plus juste de dire qu'en algérie, on a la liberté fiscale à condition de l'avoir achetée; car si on n'arrose pas qui de "droit", on a droit direct aux menottes fiscales ........ si pas fichkal :mrgreen:

Histo
14/06/2011, 15h24
Boff même si ils mettent en place un système de paiement en ligne ça sera des étrangers qui le feront (on parle déjà de Atos origine) avec une solution clés en main et un coup exorbitant pour des transactions de 100da ... ça me déprime moi qui voulais me lancer dedans

Neutrino
14/06/2011, 17h14
le problème du système financier algérien (en terme de stabilité de la monnaie) c'est le commerce informel.

tant qu'il sera possible d'acquérir des biens sans déclarer de revenus ni payer le moindre impôt, la situation des finances ne s'améliorera pas. A mon avis, c'est le coeur du problème.

Le paiement électronique oui, s'il devient obligatoire de passer par des banques pour des sommes de plus de... 250 000 dinars par exemple. je ne sais pas... aux experts d'étudier la question..

Histo
15/06/2011, 08h49
Paiement On Line : Lancement prochain. Le paiement via Internet et par carte interbancaire des factures d’achats sur sites d’entreprises sera lancé prochainement.

Toutefois, aucune date précise n’est avancée selon la Satim (Société d’automatisation des transactions interbancaires et de la monétique). Et dans la mesure où la problématique de la domiciliation et du débit bancaires reste posé et que des mesures de prudence et de sécurité s’imposent également.

Bon j'en passe la contradiction entre le titre de l'article et le contenu, osez parler de prudence et sécurité pour une société qui hébérge son site en angleterre ... comment dire c'est un peu trop osé ...

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