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nassim
15/06/2011, 16h04
L'Algérie et la Tunisie renforcent leur coopération économique, pour le bénéfice des économies des deux pays.

Plusieurs entreprises tunisiennes ont participé aux six jours de la 44ème Foire internationale d'Alger (FIA), qui a refermé ses portes le lundi 6 juin.

Cette exposition annuelle attire des centaines de producteurs arabes, africains et européens dans les secteurs du textile, de l'impression, de la construction, de la métallurgie et d'autres industries.

L'homme d'affaires tunisien El Khoumri El Hadi a souligné dans une déclaration à l'agence APS que sa participation à la FIA lui avait permis d'améliorer ses relations commerciales avec ses homologues algériens et de présenter les produits de l'agribusiness de son entreprise.

"C'est lors de ma première participation en 2005 que j'ai rencontré mes premiers clients algériens, qui sont devenus par la suite de véritable partenaires et amis", a-t-il confié.

L'Agence nationale algérienne pour la promotion du commerce extérieur (ALGEX) et le Centre tunisien pour la promotion des exportations (CEPEX) ont signé un accord de coopération le 5 juin.

La décision d'amender les accords en vigueur a été le résultat des discussions du 26 mai entre le ministre algérien du Commerce Mustapha Benbada et son homologue tunisien Mehdi Houas. Benbada a promis que les révisions des accords en question "insuffleront une nouvelle vie" dans le commerce entre les deux pays. Les négociations sur les détails de cet accord ont commencé le 29 mai, lors de la visite de Houas à Alger pour négocier les révisions de l'accord de partenariat privilégié entre les deux pays.

Houas a annoncé le 30 mai que ces révisions étaient achevées, et qu'elles étaient "plus favorables" que celles existant entre la Tunisie et l'Union européenne (UE).

L'espoir est de voir les relations commerciales entre les deux pays atteindre la barre du milliard de dollars. Actuellement, ces relations atteignent 700 millions de dollars, contre 200 millions en 2001. A la fin de la visite du Premier ministre tunisien par intérim Béji Caid Essebsi en Algérie, il a été annoncé que l'Algérie ferait don de 100 millions de dollars à la Tunisie "pour l’aider à gérer la transition".

Outre cette aide financière, l'Algérie a également consenti un prêt sans intérêt de 50 millions de dollars, et un autre de 40 millions de dollars à un pour cent d'intérêt, remboursable sur quinze ans, avec une période de grâce de cinq ans. Cet élan de solidarité a, selon le responsable tunisien, permis de "mettre en place des relations encore plus étroites avec l'Algérie".

L'économie tunisienne a connu de graves difficultés ces derniers temps. Les prévisions de croissance pour l'année en cours ont été revues à la baisse, passant de 5,5 à 1,5 pour cent. Houas a expliqué que par suite de l'instabilité persistante, l'économie tunisienne avait perdu 4 milliards de dollars ces derniers mois. Le tourisme a baissé de 40 pour cent, rendant encore plus délicate la situation du chômage dans le pays.

Les deux ministres ont également parlé de la contrebande, qui a augmenté par suite de la faible croissance et des carences de sécurité dans la région. A cet égard, Benbada a déclaré le 26 mai que l'Algérie "comptait renforcer les contrôles à ses frontières".

Le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a parlé de cette contrebande lors d'une conférence de presse le 30 mai, affirmant que "le gouvernement algérien avait reçu de la part des opérateurs libyens des demandes d'achat de produits alimentaires et de médicaments" ; la réponse a été "positive", mais l'Algérie a demandé aux Nations unies d'aider à s'assurer que seuls ces produits de base quittent le pays et sont vendus aux acheteurs légitimes.

Abed Salim, économiste et professeur à l'université d'Alger, a indiqué à Magharebia que "les opportunités de partenariat entre la Tunisie et l’Algérie sont vastes. Ces opportunités sont appuyées par une volonté politique réitérée par les autorités des deux pays." Cela pourrait prendre la forme de procédures simplifiées pour le succès de l'intégration économique du Maghreb.

Source: Magharebia

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