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Voir la version complète : Manuel Valls fait commandeur du Ouissam alaouite


kennesaw
17/06/2011, 05h08
Le député et maire socialiste français d'Evry (région parisienne), M. Manuel Valls a reçu mercredi soir des mains de l'ambassadeur du Maroc en France, M. El Mostafa Sahel, les insignes de Commandeur du Ouissam Alaouite en reconnaissance de son engagement en faveur de l'amitié franco-marocaine et de son action pour l'intégration de ses administrés marocains.

Ce responsable en vue du Parti Socialiste (PS-opposition) et candidat aux primaires pour l'élection présidentielle de 2012, s'est dit "touché et ému par le geste de SM le Roi Mohammed VI et très sensible à l'immense honneur que lui fait un pays ami".

Ce catalan d'origine, très attentif à une relation harmonieuse entre les deux rives de la Méditerranée et à la consécration des valeurs de liberté et de démocratie à l'heure du "printemps arabe", a assuré que le Maroc jouait, dans ce contexte, un "rôle tout à fait essentiel".

A ce titre, il a salué "le dynamisme, la croissance économique et l'évolution politique, culturelle et sociétale que SM le Roi est en train d'impulser".
"Ce qui se passe en ce moment au Maroc et ce qui se passera après la révision constitutionnelle est un élément très important, en termes d'exemplarité, pour les autres pays" de la région, a estimé M. Manuel Valls devant une assistance formée de ses camarades, d'élus, d'intellectuels et d'acteurs associatifs de la ville d'Evry, dont notamment le philosophe Marek Halter, le recteur de la grande mosquée d'Evry, le marocain Khalil Merroun et le rabbin de la ville.

Il a redit "l'immense honneur" qu'il ressent face à ce geste de la part d'un "Maroc ancré dans l'histoire et des Marocains qui ont marqué la terre d'où je viens", en référence à sa Catalogne natale et à l'Espagne, mais surtout au modèle de la Cordoue du temps de l'Andalousie en termes de tolérance et de convivialité entre les religions et les cultures qu'il veut promouvoir dans la ville d'Evry.

En faisant l'éloge du récipiendaire, M. El Mostafa Sahel a rendu justement hommage à l'action de M. Valls et son "engagement connu de tous pour la promotion d'un nouveau +vivre ensemble+ porteur de beaucoup d'espoirs", dans cette ville baptisée "capitale spirituelle" du département de l'Essonne.

Le jeune maire d'Evry est connu pour son combat, "dans une conception ouverte de la laïcité", pour "la cohabitation entre confessions différentes et pour prévenir les risques du communautarisme" dans cette ville où se côtoient la dernière cathédrale bâtie en France, où officie un évêque né à Rabat, une synagogue dont le rabbin est d'origine marocaine, une pagode bouddhiste et la Grande Mosquée dirigée par le marocain Khalil Merroun.

Le Maroc est sensible à cette démarche car il est à son tour "une terre de tolérance, où se côtoient pacifiquement juifs, chrétiens et musulmans, mais aussi une terre où se mélangent harmonieusement plusieurs cultures", a relevé l'ambassadeur avant d'évoquer la grande réforme des institutions lancée par le discours royal du 9 mars en vue de consacrer la démocratie et l'état de droit.

Et de souligner que la "consécration de la pluralité de l'identité marocaine occupe une place de choix" dans la révision constitutionnelle.
L'ambassadeur a salué par ailleurs l'esprit d'ouverture et de tolérance de M. Valls et rendu hommage à son action pour "une intégration harmonieuse des populations immigrés" dont notamment la communauté marocaine.

Durant son parcours politique, M. Manuel Valls a été notamment le très proche collaborateur de plusieurs hommes d'état français, notamment les anciens premiers ministres, Michel Rocard et Lionel Jospin.
MAP

eddine dz
17/06/2011, 07h30
faite le commandeur des croyants si ça vous chante,on s'en fou!

kennesaw
22/06/2011, 07h39
Information reprise par la presse marocaine:

Rabat fait « commandeur du Ouissam alaouite » un député-maire français qui avait demandé plus de « blancs » dans sa ville

Casablanca.- Manuel Valls, le député-maire socialiste d’Evry, une ville de la région parisienne, a reçu mercredi dernier, nous informe la MAP, des mains de l’ambassadeur du Maroc en France, M. El Mostafa Sahel, les insignes de Commandeur du Ouissam alaouite. Cette distinction est une reconnaissance pour son engagement en faveur de l’amitié franco-marocaine et de son action pour « l’intégration de ses administrés marocains ».
Après avoir fait son discours sur « le dynamisme, la croissance économique et l’évolution politique, culturelle et sociétale que SM le Roi est en train d’impulser » (il faut bien qu’il dise quelque chose « Notre nouvel ami »), et évoqué son passé d’immigré en France, puisque né à Barcelone et naturalisé français à l’âge de 20 ans, M. Valls a juste oublié de rappeler un fait tout de même capital : dans sa bonne ville d’Evry, il aimerait avoir plus de « blancs » et moins de bronzés comme celui qui lui a remis le Ouissam alaouite.
En juin 2009, alors qu’il visitait un marché de brocante de sa ville, le nouveau « ouissamiste » avait quelque peu dérapé. Excédé de voir tant d’Arabes (marocains, algériens et peut-être tunisiens) sur le marché, Monsieur le maire avait alors lâché une petite phrase assassine en demandant qu’on rajoute « quelques blancs, quelques whites, quelques blancos ».
« Notre nouvel ami » ne savait pas que ses propos avaient été filmés, et ultérieurement postés sur YouTube, mais quand il l’a su, mine de rien, il a déclaré qu’il refusait de s’abaisser « à ce type de polémique » (sic), avant de rajouter qu’il ne fallait pas « avoir peur des mots ». C’est-à-dire quand il y a trop d’Arabes, il y a trop d’Arabes.
Heureusement qu’au parti socialiste, son parti, quelqu’un l’avait alors rappelé à l’ordre. Pas un « blanco », mais plutôt un bronzé. Faouzi Lamdaoui, membre du conseil national du PS, avait demandé à Martine Aubry de « dénoncer ce genre de dérapages qui bafouent les valeurs que nous défendons » et cette « confusion, volontaire ou pas, entre la mixité sociale et l’origine des habitants de la ville ne l’honore pas » et qui conforte « des thèses chères à l’extrême droite qui prône une hiérarchie absurde entre les races ».

Bien entendu, la « white » Martine Aubry et les autres « blancs » du PS n’avaient pas jugé bon d’intervenir dans ce débat marécageux.
Badr Soundouss
Demainonline

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