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Voir la version complète : Alternance au pouvoir.


Sidib
18/06/2011, 11h53
Tout le monde parle de la démocratie, en insistant sur les libertés individuelles et l’alternance au pouvoir. Prenons un seul point, l’alternance au pouvoir, et l’observer comme phénomène dans la réalité que nous vivons au quotidien.


Tous nos yeux sont braqués sur les gouvernants pour dénoncer le pouvoir en place qui essaie par tous les moyens de s’y maintenir, pourquoi pas à vie. Non pas que j’approuve le pouvoir dans cette façon, mais il me semble qu’il n’est pas le seul à gouverner de cette manière, quoi qu’on dise. En effet, en observant le responsable algérien (c’est l’Algérie qui m’intéresse) à tous les niveaux de la hiérarchie, en observant les politiques algériens tant au gouvernement qu’aux partis politiques, en observant les syndicalistes et les associatifs, tous s’agrippent à leurs postes, contre vents et marrées, et rares sont ceux qui démissionnent avant qu’ils soient dégommés de force. Même en étant dégommés de force, ils essaient d’utiliser des moyens vils et bas tels que la "ma3rifa" et la "rachwa" pour y revenir.


Prenons les partis politiques : Tous évoquent l’alternance, mais qui l’applique dans son propre parti ?
Louisa Hanoune et Saïd Sadi y sont depuis la création de leurs partis,
Aït Ahmed, même invalide tout comme Bouteflika et de surcroît résidant à l’étranger, y est toujours malgré des tentatives de le renverser,
Soltani y est depuis le décès de Nahnah, malgré, également, des tentatives de le dégommer.
Ouyahia y est depuis le départ de Zeroual,
Belkhadem y est depuis le départ forcé de Benflis , malgré une contestation toujours présente,
Et j’en passe.


Ce tableau de la scène m’incite à douter de la sincérité de tout le monde, ce qui me permettrait de déduire que l’alternance au pouvoir, la liberté et autres ne sont qu’utopie.
Partagez-vous ma crainte ou bien voudriez-vous me convaincre du contraire?

absent
18/06/2011, 18h12
C'est juste qu'à mon avis, tu prends le problème à l'envers, l'alternance au pouvoir conduit à l'alternance dans les postes de responsabilité de la société, alors que l'inverse n'est pas vrai.;)

Un président nomme ses ministres, et nomme les hauts fonctionnaires, et une opposition sans alternance ne pourrait survivre dans un pays démocratique où la démocratie est active. Idem pour les sociétés privés, un Etat de droit ne permet pas à quelqu'un d'écraser des gens toute sa vie, et donc son mandat dépendra de son travail.

Sauf que le seul habilité à prendre ces décisions, le seul qui peut placer presque tout le monde et virer presque tout le monde dans un pouvoir centralisé, c'est le président, et tant que c'est un dictateur, le responsable ne va pas donner son poste pour manger des pierres ensuite, il suffit de voir le taux de chomage pour comprendre que rien ne bouge, et les nouveaux arrivés vont s'accumuler aux autres chomeurs.

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