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Voir la version complète : Les prérogatives du roi du Maroc selon la constitution 2011


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BMW
19/06/2011, 14h00
-le Chef de l’Etat

-Amir Al Mouminine

-le Chef des Forces Armées Royales

-Il est le symbole de l’unité et de la pérennité de la Nation marocaine et de sa continuité.

-Garant de l'indépendance de la Nation et de l'intégrité territoriale du Royaume dansses frontières authentiques.

-Le Roi accrédite les ambassadeurs auprès des puissances étrangères et des organismes internationaux.

-Le Roi est le Chef Suprême des Forces Armées Royales. Il nomme aux emplois militaires et peut déléguer ce droit.

-Le Roi peut dissoudre, par dahir, les deux Chambres du Parlement ou l’une d’elles dans les conditions prévues aux articles

-Le Roi préside le Conseil des ministres composé du Chef du Gouvernement et des ministres.

-Le Conseil des ministres se réunit à l’initiative du Roi

-Le Roi nomme le Chef du Gouvernement au sein du parti politique arrivé en tête des élections des membres de la Chambre des
Représentants,

-La personne du Roi est inviolable, et respect Lui est dû.

-Le Roi, Chef de l’Etat, son Représentant suprême, Symbole de l’unité de la Nation, Garant de la pérennité et de la continuité de
l’Etat et Arbitre suprême entre ses institutions, veille au respect de la Constitution, au bon fonctionnement des institutions
constitutionnelles,

-Le Roi, Amir Al Mouminine, veille au respect de l’Islam


-Tout traité international portant sur l’intégrité du Royaume dans ses frontières est contresigné par le Monarque

-Le Monarque nomme le Premier ministre dans les conditions de l’article de la présente Constitution

-Le Monarque nomme quatre (4) membres du Conseil Constitutionnel dans les conditions del’article 88 de la présente
Constitution

-Il nomme aux emplois religieux après avis du Conseil National Religieux Constitutionnel dansles conditions de l’article 96.4 de la
présente Constitution

-Les Décisions du Monarque sont prises par Dahir

-Deux (2) fois par mois, le Premier Ministre, le Président de l’Assemblée des Députés et le Président du Sénat rendent chacun
compte au Monarque respectivement de l’activité du Gouvernement, de l’Assemblée des Députés et du Sénat

-Les ambassadeurs des états étrangers ou les représentants des organismes internationaux sont accrédités conjointement
auprès du Monarque et du Gouvernement.

-Le Monarque préside le Conseil National Religieux et le Conseil National des Forces Armées Royales

-Le Monarque dispose du droit de grâce.

-Le Monarque dispose d'une liste civile qui est voté tous les ans par le Parlement dans le cadre dela loi de finance annuelle.

Le budget qui lui est ainsi alloué sert à l’entretien de sa famille, de samaison et de son cabinet

-Une loi organique précise les conditions et modalités dans lesquelles le Monarque et la familleroyale peuvent prendre et avoir
des intérêts dans l’économie nationale.

-Le Monarque, après avoir obtenu l’avis favorable du Président de l’Assemblée des Députés, duPrésident du Sénat et du
Président du Conseil Constitutionnel, peut mettre fin aux fonctions du Premier Ministre

-Le chef du parti politique qui a obtenu le plus grand nombre de siège de députés à l’Assembléedes Députés aux dernières
élections législatives, ou la personne proposée par ce dernier, estnommé Premier Ministre par le Monarque dans les vingt-quatre
(24) heures de la proclamationdéfinitive des résultats des élections législatives par le président du Conseil Constitutionnel


-Le Premier Ministre accrédite les ambassadeurs auprès des puissances étrangères et desorganismes internationaux. Le décret
de nomination des ambassadeurs du Royaume auprès des autres Etats et des organisations internationales est contresigné par le
Monarque

-Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire est présidé par le Roi

-Le Roi est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire.

-Le Chef du Gouvernement peut dissoudre la Chambre des Représentants, par décret pris en Conseil des ministres, après avoir
consulté le Roi, le président de cette Chambre et le président de la cour constitutionnelle.

-La déclaration de guerre, décidée en Conseil des ministres, conformément à l’article 49 de la présente Constitution, a lieu après
communication faite par le Roi au Parlement. Des rapports entre les Pouvoirs législatif et exécutif.

-Le Roi peut, après avoir consulté le Président de la Cour Constitutionnelle et informé le Chef du Gouvernement, le Président de la
Chambre des Représentants et le Président de la Chambre des Conseillers, dissoudre par dahir, les deux Chambres ou l’une d’elles
seulement

-Après la désignation des membres du gouvernement par le Roi, le Chef du Gouvernement présente et expose devant les deux
Chambres du Parlement réunies, le programme qu’il compte appliquer
Le Roi préside l’ouverture de la première session qui commence le deuxième vendredi d’octobre.

-Aucun membre du Parlement ne peut être poursuivi ou recherché, arrêté, détenu ou jugé à l’occasion d’une opinion ou d’un vote
émis par lui dans l’exercice de ses fonctions, hormis le cas où l’opinion exprimée met en cause la forme monarchique de l’Etat, la
religion musulmane ou constitue une atteinte au respect dû au Roi
Le Roi approuve par dahir la nomination des magistrats par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire


-Le Roi peut demander aux deux Chambres du Parlement qu’il soit procédé à une nouvelle lecture de tout projet ou proposition de
loi.
......ETC

Harrachi78
19/06/2011, 14h27
Un roi quoi ! Comme au temps de jadis ... lol

BMW
19/06/2011, 14h40
Je dirais un statut enocre renforcer

Harrachi78
19/06/2011, 14h47
Je ne sais pas quelle était la situation exacte avant, mais si j'en crois ce que je vois là, c'est encore les attributs d'un roi régnant et gouvernant. Y'a pas de doute la dessus, et que son pouvoir a encore prééminence sur celui des instituions élues.

Rien de nouveau sous le soleil en somme, mais bon, que veulent les marocains dans l'ensemble ? Je ne saurais le dire.

soufiane_doujda
19/06/2011, 14h53
Quand même:

- Avant Le roi nommait les woulats+3oumals+ pdg des sociétés publiques+ chef de sureté nationale+ chef de police secrète lui seul sans rendre de compte a personne, maintenant c'est le président du gouvernement qui propose et le roi co signe.

- Avant le roi signait des traitais internationaux ou bilatéraux avec d'autres états sans rendre de compte a personne, maintenant il doit avoir l'accord du parlement pour ca.

- Avant les ordres du roi étaient indiscutables, maintenant elles le sont, seulement la personne du roi qui est inviolable mais on peut discuter ses ordres ce qui n'été pas le cas avant.

arazigh
19/06/2011, 14h55
--Amir Al Mouminine A quelque chose près, j'ai l'impression que tu cites la Constitution hollandaise ! Sauf que tu oublies (?) que l'essentiel des revendications d' "El Adl Wel I7ssane" qui mène le "mouvement du 20 fevrier" , revendique le pouvoir de soumettre ce pays à l'obscurantisme religieux.
NO PASSARAN !

Tamedit n-was
19/06/2011, 14h57
il a tout ! le pouvoir, l'argent du peuple, et les lois ... il veut y rajouter "le peuple" ..

BMW
19/06/2011, 15h07
- Avant Le roi nommait les woulats+3oumals+ pdg des sociétés publiques+ chef de sureté nationale+ chef de police secrète lui seul sans rendre de compte a personne, maintenant c'est le président du gouvernement qui propose et le roi co signe.

et le roi co signe.



- Avant les ordres du roi étaient indiscutables, maintenant elles le sont, seulement la personne du roi qui est inviolable mais on peut discuter ses ordres ce qui n'été pas le cas avant.


J'attends la 1 ere victime naïf qui appliquera a la lettre cet article ! le pauvre j'aimagine même pas ce qu'on pourra lui faire !

kaiser
19/06/2011, 15h14
-Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire est présidé par le Roi

l independance de la justice à la sauce arabe

Harrachi78
19/06/2011, 15h15
J'ajouterais que pour neutraliser ça :

- Avant le roi signait des traitais internationaux ou bilatéraux avec d'autres états sans rendre de compte a personne, maintenant il doit avoir l'accord du parlement pour ca.

On a prévu ça :

-Le Roi peut, après avoir consulté le Président de la Cour Constitutionnelle et informé le Chef du Gouvernement, le Président de la
Chambre des Représentants et le Président de la Chambre des Conseillers, dissoudre par dahir, les deux Chambres ou l’une d’elles
seulement.

Tellement bien dosé le "changement", que rien ne changera en vérité ... lol

BMW
19/06/2011, 15h16
-Le Roi est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire.



:mrgreen::mrgreen::mrgreen::mrgreen:

Men hna yban l3arboun

kaiser
19/06/2011, 15h21
ce n est pas une réforme mais une reformulation de la constitution

soufiane_doujda
19/06/2011, 15h22
BMW

Avant le roi pouvait choisir librement le ministre de l'intérieur, chef de sureté nationale chef de dst, 3oumals et woulats qui lui étaient fidèles et ne sont pas passables de poursuites car ils sont nommés par le roi. Maintenant ce sera le président du gouvernement qui propose, donc déjà le président du gouvernement ne proposera jamais les toutous fideles au roi comme c'étais le cas avant, en même temps ces personnes a présent savent qu'ils dépendent du parti élu et du président du gouvernement donc leurs postes dépends du vote du peuple, parce que si un autre parti arrive au gouvernement surement il choisira d'autres noms ... pour ca que dakhilia ne sera plus l'arme fidèle au roi et au dessus des lois comme c'étais le cas avant.

Donc il y a vraiment quelque chose de nouveau et dans le fond, quoique comme a dit rmid il y a quelque jours sur alarabia, il faut voir ce que ca va donner sur le terrain parce que on a l'habitude au maroc d'avoir de jolies lois mais sur le terrain c'est nada.

C'est surtout niveau justice ou c'est louche la reforme, malheureusement juristes et avocats marocains doivent s'exprimer sur cette reforme et dire si elle garantie l'indépendance de la justice ou pas ...

Le roi désigne 5 personnes du tribunal supérieur de magistrature!! je trouve ca louche ...

BMW
19/06/2011, 15h23
-Le Roi est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire.


Un arbitre et au même temps un joueur ! :rolleyes:


PS : Harrachi78, Exactement ! mais que faire ? allah ghalb :D

Harrachi78
19/06/2011, 15h27
En tout cas, je m'y attendais un peu, et je m'attends à exactement la même chose losqu'ils vont nous pondre le nouveau truc en Algérie, à la fin des "consultations" en cours ...

BMW
19/06/2011, 15h28
soufian , aucun wali ne peut être nommer sans la signature du roi , malgré que ces wali sont élu par le peuple

Et puis la théorie est une chose la pratique est une autre, les prérogatives du roi a été élargie relis la 1 ere page


Bla mankadbo 3la rousna :rolleyes:


Harrachi78:

et je m'attends à exactement la même chose losqu'ils vont nous pondre le nouveau truc en Algérie,


hhh tant mieux comme ça on est pareils :mrgreen:

soufiane_doujda
19/06/2011, 15h36
soufian , aucun wali ne peut être nommer sans la signature du roi , malgré que ces wali sont élu par le peuple

Et puis la théorie est une chose la pratique est une autre, les prérogatives du roi a été élargie relis la 1 ere page


Bla mankadbo 3la rousna

bmw avant le roi se contentait de signer SEUL, maintenant il contre signe et ce n'est pas lui qui propose les noms c'est le chef du gouvernement donc le roi a cédé plus de 50% quand même de son pouvoir sur ce niveau la.

harrachi

Même le roi d'espagne peut dissoudre le parlement ...

rodmaroc
19/06/2011, 15h40
@harrachi
je t'ai connu plus honnête..:)..le roi a perdu son pouvoir executif et son pouvoir de légiférer (sauf dans les domaine militaire et religieux)......c'est pas un petit changement...c'est une petite révolution.
un autre point qui va te faire plaisir, sa personne n'est plus ''sacrée''.

rodmaroc
19/06/2011, 15h42
Dissoudre le parlement ne relève pas du pouvoir exécutif....c'est un pouvoir d'arbitrage pour débloquer une situation....d'ailleurs, bizarrement le président du gouvernement a aussi cette prérogative ....donc quelque part on a deux arbitres.

soufiane_doujda
19/06/2011, 15h46
Constitution espagne:

TITRE II.-De la Couronne
Art. 56. 1. Le Roi est le chef de l’Etat, symbole de son unité et de sa
permanence. Il est l’arbitre et le modérateur du fonctionnement régulier des
institutions, il assume la plus haute représentation de l’Etat espagnol dans les
relations internationales, tout particulièrement avec les nations de sa
communauté historique, et il exerce les fonctions que lui attribuent
expressément la Constitution et les lois.
2. Son titre est celui de Roi d’Espagne et il pourra utiliser les autres titres qui
reviennent à la Couronne.
3. La personne du Roi est inviolable et n’est pas soumise à responsabilité. Ses
actes seront toujours contresignés dans la forme établie à l’article 64, faute de
quoi ils ne seront pas valables, sauf en ce qui concerne les dispositions de
l’article 65, paragraphe 2

Art. 57. 1. La Couronne d’Espagne est héréditaire pour les successeurs de S.
M. Juan Carlos I de Bourbon, héritier légitime de la dynastie historique. La
succession au trône suivra l’ordre régulier de primogéniture et de
représentation, la ligne antérieure étant toujours préférée aux postérieures;
dans la même ligne, on précédera le degré le plus proche au plus lointain; au
même degré, l’homme à la femme et, dans le même sexe, l’aîné au cadet.

2. Le Prince héritier, dès sa naissance ou dès qu’il aura été désigné comme tel,
portera le titre de Prince des Asturies ainsi que les autres titres attachés
traditionnellement au successeur de la Couronne d’Espagne.
3. Si toutes les lignes appelées à la succession en droit sont éteintes, les
Cortes générales pourvoiront à la succession de la Couronne dans la forme qui
conviendra le mieux aux intérêts de l’Espagne.

4. Les personnes qui, ayant droit à la succession au trône, contracteraient un
mariage malgré l’interdiction expresse du Roi et des Cortes générales seront
exclues de la succession à la Couronne ainsi que leurs descendants.
5. Les abdications et les renonciations et toute incertitude de fait ou de droit
survenant dans l’ordre de succession à la Couronne seront résolues par une loi
organique.

Art. 58. La Reine consort ou le consort de la Reine ne pourra pas assumer des
fonctions constitutionnelles, sauf en ce qui concerne les dispositions sur la
Régence.

Art. 59. 1. Si le Roi est mineur, le père ou la mère du Roi à défaut de ceux-ci, le
parent majeur le plus proche dans l’ordre de succession à la Couronne, selon
l’ordre établi par la Constitution, exercera immédiatement la Régence qui
durera pendant la minorité du Roi.
2. Si le Roi est inhabile à exercer son autorité et que cette incapacité est
reconnue par les Cortes générales, le Prince héritier de la Couronne, s’il est
majeur, exercera immédiatement la Régence. S’il ne l’est pas, on procédera de
la manière prévue au paragraphe précèdent, jusqu’à ce que le Prince héritier
atteigne l’âge de la majorité.
3. Si aucune des personnes pressenties ne peut assumer la Régence, celle-ci
sera désignée par les Cortes générales et elle sera composée d’une, trois ou
cinq personnes.

4. Pour exercer la Régence, il faut être espagnol et majeur.
5. La Régence sera exercée par mandat constitutionnel et toujours au nom du
Roi.
Art. 60. 1. Le tuteur du Roi mineur sera la personne que le Roi défunt aura
nommée dans son testament, à condition qu’elle soit majeure et espagnole de
naissance. Si le Roi ne l’a pas nommée, le tuteur sera le père ou la mère tant
qu’ils resteront veufs. Dans les autres cas, les Cortes générales nommeront le
tuteur, mais les fonctions de régent et de tuteur ne pourront être réunies que
dans la personne du père, de la mère ou des ascendants directs du Roi.
2. L’exercice de la tutelle est également incompatible avec celui de toute charge
ou représentation politique.

Art. 61. 1. Le Roi, au moment où il sera proclamé devant les Cortes générales,
jurera de remplir fidèlement ses fonctions, d’observer et faire observer la
Constitution et les lois et de respecter les droits des citoyens et des
Communautés autonomes.
2. Le Prince héritier, dès sa majorité, et le Régent ou les Régents, au moment
où ils prendront possession de leurs fonctions, prêteront le même serment et
jureront fidélité au Roi.
Art. 62. Il incombe au Roi de:

a) Sanctionner et promulguer les lois.
b) Convoquer et dissoudre les Cortes générales et convoquer les élections
selon les dispositions prévues dans la Constitution.
c) Convoquer un référendum dans les cas prévus par la Constitution.
d) Proposer le candidat au poste de Président du Gouvernement et, s’il y a lieu,
le nommer et mettre fin à ses fonctions, dans les termes prévus par la
Constitution.
e) Nommer et destituer les membres du Gouvernement, sur la proposition de
son Président.

f) Expédier les décrets décidés en Conseil des ministres, conférer les emplois
civils et militaires et décerner les honneurs et les distinctions, conformément
aux lois.
g) Etre informé des affaires de l´État et présider, à cet effet, les séances du
Conseil des ministres, lorsqu’il le jugera opportun, à la demande du Président
du Gouvernement.
h) Exercer le commandement suprême des Forces armées.
i) Exercer le droit de grâce conformément à la loi, laquelle ne pourra pas
autoriser de grâces générales.
j)Exercer le haut patronage des Académies royales.
Art. 63. 1. Le Roi accrédite les ambassadeurs et autres représentants
diplomatiques. Les représentants étrangers en Espagne sont accrédités auprès
de lui.

2. Il incombe au Roi d’exprimer le consentement de l’Etat à souscrire à des
engagements internationaux par des traités, conformément à la Constitution et
aux lois.
3. Il incombe au Roi, après autorisation des Cortes générales, de déclarer la
guerre et de conclure la paix.
Art. 64. 1. Les actes du Roi seront contresignés par le Président du
Gouvernement et, s’il y a lieu, par les ministres compétents. Les actes par les
quels le Roi propose et nomme le Président du Gouvernement et déclare la
dissolution prévue à l’article 99 seront contresignés par le président du
Congrès.

2. Les personnes qui contresigneront les actes du Roi en seront responsables.
Art. 65. 1. Le Roi reçoit sur les budgets de l’Etat une somme globale pour
l’entretien de sa famille et de sa Maison et il la répartît librement.
2. Le Roi nomme et relève librement de leurs fonctions les membres civils et
militaires de sa Maison.

rodmaroc
19/06/2011, 15h52
voilà ou réside la révolution au niveau du pouvoir exécutif.
l'article 60 de l'ancienne constitution stipulait clairement que : '' le gouvernement est responsable devant le roi et devant le parlement '' dans les faits il était responsable uniquement devant le roi....maintenant ce n'est plus le cas, il est responsable uniquement devant le parlement.

Dandy
19/06/2011, 15h55
En substance : tous les articles sur lesquels s'érigeaient son pouvoir absolutiste ont été reconduit...Il gouverne toujours...

rodmaroc
19/06/2011, 15h57
En substance : tous les articles sur lesquels s'érigeaient sont pouvoir absolutiste ont été reconduit...
Avoues que tu ne t'attendais pas à un tel changement Dandy.

Dandy
19/06/2011, 16h00
Avoues que tu ne t'attendais pas à un tel changement Dandy

Je dois avouer que je ne m'attendais pas à cela...Parler à la télévision de "changements" dans le sens de la démocratie et reconduire dans leur quasi-totalité les articles qui lui permettent de régner de façon absolutiste est un surprise de taille...

rodmaroc
19/06/2011, 16h04
Je dois avouer que je ne m'attendais pas à cela...Parler à la télévision de "changements" dans le sens de la démocratie pourtant le changement est radical...c'est l'avis des juristes et des partis politiques...
reconduire dans leur quasi-totalité les articles qui lui permettent de régner de façon absolutistec'est stupide de dire ca, il suffit de lire...;)
PS: si tu as des preuves je suis preneur.

Harrachi78
19/06/2011, 16h06
@harrachi
je t'ai connu plus honnête..:)..le roi a perdu son pouvoir executif et son pouvoir de légiférer (sauf dans les domaine militaire et religieux)......c'est pas un petit changement...c'est une petite révolution.
un autre point qui va te faire plaisir, sa personne n'est plus ''sacrée''.

Rassures-toi, je ne me suis pas départi de toute honnêteté, ou du moins pas volontairement ... lol

Non, j'ai lu la liste des "changements", et j'avoue que rien (d'important) n'a vraiment changé dans le texte, et que moins encore va changer dans les faits. C'est une manœuvre politique habile, faisant semblant de "lâcher" du pouvoir alors que le pouvoir demeure encore clairement entre les mains du monarque.

Il doit désigner le premier ministre parmi la majorité élue ? C'est devenu la moindre des choses depuis les derniers mois. Le problème demeure fondamental pour moi, car pour qu'il y est réellement "changement" il faudrait que la source du pouvoir et de la légitimité politique soit désormais une émanation de la volonté populaire, et pour que cela soit, il faut que le chef du gouvernement soit réellement et totalement libéré de tout autre pouvoir que celui de sa majorité parlementaire.

Or, cela ne peut se réaliser tant qu'il y'a un monarque régnant et disposant de pouvoirs encore supérieurs à l'élu en question. Je te rejoint donc quant à la "petitesse" de la révolution dans ce cas, et pour moi elle est encore trop réduite pour qu'elle révolutionne quoi que ce soit.

rodmaroc
19/06/2011, 16h15
@harrachi
'ai lu la liste des "changements", et j'avoue que rien (d'important) n'a vraiment changé dans le texte,voilà les 4 points cruciaux qui m'ont interpellé harrachi, et qui font que à mon sens tout a changé. et qu'on est entré dans une 2eme monarchie.
1-le gouvernement n'est plus responsable devant lui mais devant le parlement
2-il ne pourra plus limoger le gouvernement
3-il ne pourra plus légiférer par décrets car c'est du ressort exclusif du parlement (sauf dans le domaine religieux, et c'est tant mieux)
4-il ne pourra plus nommer les hauts fonctionnaires de l'état (les walis, les patrons de la police et des services secrets et de la banque centrale.. en somme ce qu'on appelle le makhzen) que sur proposition du président du gouvernement et avec son ok.
Franchement si avec ca on continue à dire qu'il y a pas de changement, c'est grave...

Harrachi78
19/06/2011, 16h29
... 1-le gouvernement n'est plus responsable devant lui mais devant le parlement ...

Normalement, si c'est de son élection même que le gouvernement tiens son pouvoir, il n'a à être responsable que devant le parlement, le roi devant pour sa part se contenter d’entériner les décisions des élus du peuple. Ceci pour le principe.

... 2-il ne pourra plus limoger le gouvernement ...

Mais il peut dissoudre le parlement dont est sorti le gouvernement par simple décret et sans autorisation de la part des concernés, ce qui de facto lui confère droit de vie ou de mort sur tout gouvernement.

... 3-il ne pourra plus légiférer par décrets car c'est du ressort exclusif du parlement (sauf dans le domaine religieux, et c'est tant mieux) ...

Reste à définir ce qu'est que le "domaine religieux" dans notre contexte musulman. De plus, je trouve cela excessif dans tout les cas puisque, en Islam, ce ne sont pas les chefs d’États qui "légifèrent" en principe.

... 4-il ne pourra plus nommer les hauts fonctionnaires de l'état (les walis, les patrons de la police et des services secrets et de la banque centrale ...

Habituellement, les hauts fonctionnaires et les tenants de l'administration publique ne sont pas aussi amovibles que les ministres et membres des gouvernements. D'autre part, quel que soit leur bord politique (si ils en ont dans nos pays), ils sortiront encore longtemps des rangs makhzeniens, et leur loyauté ira encore longtemps aux cercles qui les ont propulsés le long de leurs carrières jusqu'aux positions en question.

En d'autres termes, le roi aura encore assez de marge en la matière, et pourra donc faire intervenir ces relais plus ou moins encastrés (un peu comme notre oligarchie ici) pour que tel ou tel soit ici ou là-bas. Je reste donc très scéptique quant à un quelconque changement dans la situation.

soussi82
19/06/2011, 16h45
Franchement si avec ca on continue à dire qu'il y a pas de changement, c'est grave...

Rodmaroc

Tu perds ton temps surtout quand tu as affaire à des personnes qui vivent dans une dictature militaire et qui veulent donner des leçons

Même si le Maroc devient un modele de démocratie , ils trouveront à redire donc ignore....

rodmaroc
19/06/2011, 16h52
Normalement, si c'est de son élection même que le gouvernement tiens son pouvoir, il n'a à être responsable que devant le parlement, le roi devant pour sa part se contenter d’entériner les décisions des élus du peuple. Ceci pour le principe.c'est l'esprit même de la nouvelle constitution...le roi n'est pas le chef du gouvernement et il n'a pas le pouvoir de parler en son nom comme avant lorsqu'il était lui même selon l'ancienne constitution '' président du gouvernement ''
Mais il peut dissoudre le parlement dont est sorti le gouvernement par simple décret et sans autorisation de la part des concernés, ce qui de facto lui confère droit de vie ou de mort sur tout gouvernement.
dissoudre l'assemblée et appeler à de nouvelles élections dans les deux mois qui suivent n'est pas un acte anodin...c'est une décision d'arbitrage qu'il faut prendre en cas de crise ou de blocage...car s'il l'a dissout sans raison valable c'est probablement la même majorité qui va remporter les élections, et ca sera une grosse humiliation pour l'institution royale....sans parler des manifestations populaires que cela peut causer....non,ce n'est pas du tout l'esprit de cette prérogative.
Reste à définir ce qu'est que le "domaine religieux" dans notre contexte musulman. De plus, je trouve cela excessif dans tout les cas puisque, en Islam, ce ne sont pas les chefs d’États qui "légifèrent" en principe.c'est vrai, c'est une exception marocaine....mais tu sais au Maroc il y a une quasi-unanimité pour dire que le roi est le véritable rempart contre l'extrémisme religieux.
Habituellement, les hauts fonctionnaires et les tenants de l'administration publique ne sont pas aussi amovibles que les ministres et membres des gouvernements. D'autre part, quel que soit leur bord politique (si ils en ont dans nos pays), ils sortiront encore longtemps des rangs makhzeniens, et leur loyauté ira encore longtemps aux cercles qui les ont propulsés le long de leurs carrières jusqu'aux positions en question.

En d'autres termes, le roi aura encore assez de marge en la matière, et pourra donc faire intervenir ces relais plus ou moins encastrés (un peu comme notre oligarchie ici) pour que tel ou tel soit ici ou là-bas. Je reste donc très scéptique quant à un quelconque changement dans la situation.mais bien sur..il y aura une résistance farouche au changement de la part de ceux qui sont là depuis x temps..rien ne peut se faire du jour au lendemain...mais il était nécessaire que la constitution stipule de façon claire que les nominations aux postes sensibles ne soient plus un domaine réservé au roi....c'est très important.

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