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Voir la version complète : Le roi Mohamed VI reforme et Bouteflika fait semblant de reformer


karl22
19/06/2011, 22h48
EDITORIAL. L’un réforme, l’autre fait semblant de réformer. Si ce que le souverain marocain, Mohamed VI, propose à son peuple, en terme de refondation du pouvoir, ne s’apparente pas à une révolution démocratique, cela ne constitue pas moins une indéniable avancée démocratique dans ce pays voisin de l’Algérie.

Confronté à une contestation sociale et politique depuis le 20 février 2011, contestation amorcée dans le sillage des deux révolutions survenues en Tunisie et en Egypte, Mohamed VI a donc décidé d’aller droit au but : une révision constitutionnelle qui réduirait les pouvoirs du roi, souverain omnipotent, pour les restituer aux représentants du peuple. Pouvoirs du souverain réduits, prérogatives du chef du gouvernement renforcées, domaines de compétences du Parlement consolidés, tamazight, deuxième langue parlée au Maroc, officialisée…Cette révision constitutionnelle que propose Mohamed VI à ses sujets constitue davantage qu’une révolution de palais. C’est une vraie mutation démocratique dans ce pays du Maghreb, voisin direct de l’Algérie.
Sans doute quelques belles âmes ne manqueraient pas d’objecter que Mohamed VI, 47 ans, ne se résout à opérer un tel chambardement que parce qu’il est contraint de le faire sous la pression de la rue marocaine.
Sans doute aussi, d’autres belles âmes objecteraient que cette révision constitutionnelle qui sera soumise à référendum le 1er juillet prochain, ne sera pas de nature à changer fondamentalement le disque dur du régime monarchique en vigueur en Maroc depuis des siècles.
Ces objections sont sans doute vraies.
La nature monarchique du royaume ne changerait pas à l’issue de ce référendum du 1er juillet.
Certes le roi demeurera souverain absolu, commandeur des croyants, mais il n’en demeure pas mois qu’une grande partie de ses pouvoirs seront transférés vers des instances élues par le peuple, lequel exercerait un contrôle plus accru sur les gouvernants et les élus.
Et il n’en demeure pas moins que cette révision renforcerait les pouvoirs des élus, qu’elle donnerait davantage d’indépendance à la justice, qu’elle donnerait plus de pouvoirs, en terme de nominations des cadres de l’Etat, au chef du gouvernement, qu’elle consacrerait la liberté de culte et l’égalité entre les hommes et les femmes.
Alors, comment s'empêcher d’appréhender ces bouleversements qui surviennent chez le pays voisin à l’aune de ce qui se passe actuellement en Algérie?
Confronté à la même révolte populaire, avec des manifestations différente, avec des dimensions différentes, le pouvoir algérien n’agit pas moins d’une manière tout à fait singulière.
Au Maroc, un souverain décide de réformer le système politique, en Algérie, un autre monarque fait semblant de réformer le régime.
A défaut de répondre directement et clairement aux aspirations démocratiques exprimées par ces citoyens, le président Bouteflika a choisi de louvoyer.
Pour gagner du temps, le chef de l’Etat algérien a opté pour la création d’une commission nationale auprès de laquelle il a chargé de recueillir avis et analyses devant aboutir à une révision de la Constitution. Celle-ci n’interviendrait qu’après les élections législatives, normalement prévues en mai 2012.
C'est-à-dire, au plus tard, dans une année. C’est dire que cette éventuelle révision de la loi fondamentale interviendrait quand le président Bouteflika aura déjà 75 ans et bouclé la troisième année de son troisième mandat.
Pour gagner encore un peu plus de temps, pour donner davantage de temps à son clan pour se restructurer ou pour organiser sa retraite, Bouteflika a initié des assises citoyennes, une sorte de grand barnum politique au travers duquel la société civile est sensée formuler des propositions pour améliorer et parfaire la bonne gouvernance en Algérie.
Pour encore gagner du temps, le chef de l’Etat a chargé le ministère de l’Intérieur afin de recueillir les propositions des partis politiques pour améliorer, parfaire, affiner, la prochaine loi sur les partis.
En somme, au Maroc le roi Mohamed VI réforme. En Algérie, le président Bouteflika fait semblant de réformer.

Dèrnieres Nouvelles d’Algérie (DNA)

oukil salah
20/06/2011, 00h09
une révision de la Constitution. Celle-ci n’interviendrait qu’après les élections législatives, normalement prévues en mai 2012.

d'ici mai 2012 tous les pays arabes auront fini leures révolutions
le calme sera revenu partout , et pas la peine de le ressortir ce dossier de la Constitution , meme le peuple aura oublié qu'il y avait une révolution en 2011

si le peuple n y met pas la pression maintenant que c'est chaud partout
Boutef et son clan peuvent dormir tranquile

houari16
20/06/2011, 02h30
Cette révision constitutionnelle que propose Mohamed VI à ses sujets constitue davantage qu’une révolution de palais.

( DNA ) dit vrai et confirme , au royaume y a un Roi et ses sujets :redface: ?

absent
20/06/2011, 02h51
houari16

rien d'autres á dire,

la situation ou se retrouve l'algerie devrait t'interpeler, tous ses voisin preparent le changement et elle reste á la traine comme toujours

houari16
20/06/2011, 03h02
@khald
on ne peut changer un royaume de 1200 ans inscrite sur un disque dur , trés dur , rendu très résistant par le Palais

*Sans doute aussi, d’autres belles âmes objecteraient que cette révision constitutionnelle qui sera soumise à référendum le 1er juillet prochain, ne sera pas de nature à changer fondamentalement le disque dur du régime monarchique en vigueur en Maroc depuis des siècles.
Ces objections sont sans doute vraies.

absent
20/06/2011, 03h12
houari

je comprends que tu ne puisse parler de l'algerie et ca explique tout
que dieu vous vienne en aide

mahjoub
20/06/2011, 04h09
Khald,

erreur, il est payer pour parler du Maroc (royaume enchanter) et non pour l' Algerie.
D' ailleurs il est fan des generaux

santo
20/06/2011, 09h22
Voila un article qui incite au Courage Politique en Algérie
Malheuresement j'aurai aimer que d'autre publication algérienne, suivent cette exemple pour faire avancée les choses dans leurs pays, au lieu de jouer le jeu du DRS/FLN/Généraux qui veulent endormir le peuple...
J'aurai aussi aimer que des Algérien sur FA, au lieu de poster des Torchons soumie au DRS/FLN/Généraux, ou font la meme chose en postant des article qui donne la parole au 20/02 ( mais pas les articles annexe qui donne la parole au pro-constitution...) qu'il ait au aussi le Courage Politique pour le faire

ernestito
20/06/2011, 10h55
il faut avouer une chose;

le maroc a fait une avancée énorme par rapport à tous les autres pays arabes.
avant c'était l'algérie mais maintenant nous ne faisons que reculer, le pouvoir est dans un tel état de déliquescence que j'ai peur pour l'avenir;

Regardons les choses en face: il n'ya pas un seul jour ou les différents clans du pouvoir (FLN, RND, MSP, armée) ne se tirent dans les pattes, ils savent bouteflika mourant, ils essayent maintenant de placer leur pions sur léchiquier, mais on n'est pas dans un jeu, l'avenir du pays est en jeu

bendz
20/06/2011, 11h24
:lol: qu'a propose le roi du Maroc????certain marokis voyait deja une royaute a l'anglaise a l'espagnole a la suedoise et lui leur a propose une royaute a la saoudienne tout simplement!! il reste le maitre du pays certe il leur a jeter quelques miettes pour le reste....

santo
20/06/2011, 11h27
merci de nous le démontrer article a l'appuie...
par une analyse complète de l'ancienne constitution avec la nouvelle
et des comparatif avec les constitution des autres monarchie
le blabla juste pour provoquer ne m'interrese pas

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