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goud
28/06/2011, 15h24
Le Maroc prend le leadership démocratique arabe

Lorsque le printemps arabe avait commencé à lancer ses bourrasques dans de nombreux pays arabes, nombreux sont les observateurs qui pariaient sur les citadelles qui pourraient résister longtemps à sa dynamique et à sa force. Des pays comme la Tunisie dont la poignée de fer policière était la plus accomplie a cédé sous la pression. D'autres comme l'Egypte dont le contrôle politique était poussé à l'extrême au point d'instaurer une république héréditaire ont vu leurs verrous sauter les uns après les autres.

L'onde de choc de ces deux grands bouleversements fut violente les monarchies du Golfe, traditionnellement protégés de la contestation sociale par l'inestimable plus value pétrolière ou gazière, tremblèrent sur leur fondations. Au Bahreïn où la mouvance chiite menace de prendre sa revanche, le feu couve. En Arabie Saoudite, quelques femmes qui osent conduire des voitures menacent de faire craquer l'ensemble de l'architecture de penser et de gouverner inspirée d'un autre âge. En Syrie, la nature meurtrière du régime de Bachar El Assad reprend le dessus. En Jordanie, le Roi Abdallah hésite à prendre le chemin de la reforme de crainte de se voir dilué dans le tourbillon. Au Liban où la seule bataille qui vaut la peine de sortir taquiner le pavé est celle qui dénonce le" confessionnalisme" érigé en mode de gouvernance, l'heure est à l'attentisme silencieux.

Dans l'Algérie voisine meurtrie par deux décennies pleines de violences politiques et de terrorisme, l'heure est l'autisme le plus absolue. Le régime prend l'image physique du Président Abdelaziz Bouteflika, blafard de maladie, la démarche incertaine, le phrasé hésitant, le regard presque absent.

C'est dans ce contexte effervescent que le Maroc fait le choix courageux de la démocratie et de la reforme osée. Les éditorialistes ont trouvé un vocable pour qualifier cette démarche : "une révolution tranquille". Il est vrai que le débat fait rage au sein de nombreux cénacles, à l'intérieur comme à l'extérieur du Maroc, de savoir si la nouvelle constitution marocaine est d'essence démocratique ou simplement une illusion d'optique. Le simple fait qu'un tel débat puisse exister et s'exprimer dans une sérénité relative est déjà en soi un signe distinctif de bonne santé.

Vu de l'étranger, le Maroc donne cette impression d'être un oasis de savoir vivre et de savoir gouverner, en comparaison avec d'autres contrées arabes où la rue est à feu et à sang et où règnent le chaos et l'incertitude sécuritaire. La nouvelle constitution que les marocains s'apprêtent à ratifier par referendum ce premier juillet les place indubitablement dans le peloton de tête des pays arabes à transition démocratique pacifique. Le Maroc se transforme par la force des choses en un laboratoire où est testée grandeur nature la volonté d'un pays dans sa totalité à envisager l'indispensable tournant démocratique. La recette fut réussie parce qu'existaient trois incontournables ingrédients.
- Le premier est l'apparition d'un mouvement de revendication démocratique pacifique qui n'a pas voulu se lier à des agendas obscurs et qui s'est limité à crier sa soif de reforme et de démocratie.
- Le second est l'existence d'un Roi qui a montré une grande capacité d'écoute et de réponses adaptées aux revendications.
- Le troisième est l'existence, quoi qu'on dise, d'une classe politique marocaine responsable capable d'encadrer et s'accompagner cette dynamique.

Il parait clair aujourd'hui que l'expérience marocaine finira forcément par déteindre sur d'autres pays arabes qui vivent à peu près les mêmes ressorts. Sur l'Algérie voisine d'abord. Il serait inimaginable que le Maroc puisse vivre sa mue démocratique sans que cela ait un impact majeur sur la gouvernance de ce pays qui avait habitué son monde à configurer ses choix en reflet aux évolutions de son voisin de l'ouest. A simplement lire les éditoriaux de sa presse renseigne sur le réveil des antagonismes entre forces conservatrices du statu quo et volonté réformatrice, entre appareil militaire et société civile. Les autres pays arabes comme les monarchies du golfe peuvent difficilement maintenir le même rythme de respiration politique. Ils seront, par la force des choses, acculés à opter pour d'avantage d'ouverture et de souplesse sous peine d'apparaitre comme des exceptions archéologiques.

Par Mustapha Tossa, Le Post

Badis
28/06/2011, 15h27
Les éditorialistes ont trouvé un vocable pour qualifier cette démarche : "une révolution tranquille".La propagande à coups de slogans éhontés.

Après le "roi des pauvres" maintenant c'est "la révolution tranquille".
C'est plutôt "l'enculade tranquille des pauvres".

kaiser
28/06/2011, 15h30
C'est dans ce contexte effervescent que le Maroc fait le choix courageux de la démocratie et de la reforme osée:mrgreen:

un journaliste baltagia!


il y a un petit pas vers l avant on ne peut pas le nier mais de là à parler de réforme osée!!!

houari16
28/06/2011, 15h31
Le Maroc prend le leadership démocratique arabe
Pas étonnant , l éloge ;) ?

Par Mustapha Tossa, journaliste franco-marocain

Algerinho
28/06/2011, 15h31
Quelle mue démocratique ? Que de la poudre aux yeux...IL n' y a qu'à entendre ce qui se dit hors de la Morrocan Agency of Propaganda...L'Algérie regarde ailleurs, vers l'avenir, surement pas vers un pays insignifiant à l'échelle mondiale...Le roitelet continuera à exercer son pouvoir absolu mais d'une manière plus déguisée, voilà la réalité...

kaiser
28/06/2011, 15h32
Le Maroc prend le leadership démocratique arabe

peut étre mais tellement trés facile c'est comme faire une course avec des mutilés:mrgreen:

mistaaywa
28/06/2011, 15h32
la propagande du makhzen sur fa montre ses limites et parrait si ridicule....

Arès
28/06/2011, 16h40
excellent article !:25: un conte de fées, un happy end a l’américaine ... rien a dire j'ai envie de chialer tellement je suis ému:lol:

RoboCop
28/06/2011, 17h23
Le Maroc prend le leadership démocratique arabe

Si démocratie, il y aura dans le monde Arabe, on pensera à élaborer un classement, pour l'instant les régimes promettent et, le peuple ne voit rien venir avec des constitutions taillées sur mesure, au profit des systèmes en place.
Dans l'Algérie voisine meurtrie par deux décennies pleines de violences politiques et de terrorisme, l'heure est l'autisme le plus absolue. Le régime prend l'image physique du Président Abdelaziz Bouteflika, blafard de maladie, la démarche incertaine, le phrasé hésitant, le regard presque absent.

Comme quoi, entre frères, on ne peut pas se passer l'un de l'autre.

arazigh
28/06/2011, 17h32
Dans l'Algérie voisine meurtrie par deux décennies pleines de violences politiques et de terrorisme, l'heure est l'autisme le plus absolue.
Les héros sont fatigués ...

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