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zek
30/06/2011, 16h15
Les Émirats arabes unis (É.A.U.) pourraient s’avérer un partenaire économique formidable pour le Québec. D’autant plus que la province tente depuis longtemps de diversifier ses partenaires commerciaux pour s’enrichir et diminuer sa dépendance aux États-Unis.

Les É.A.U. ont des projets immobiliers en cours valant plus de 800 G$. L’industrie de la construction est le marché qui représente les meilleures opportunités pour la Belle Province.

« Celle-ci pourrait s’emparer d’une importante part des contrats dans ce secteur », estime Alexandre Teodoresco, directeur général du Middle east trade agency, une agence qui se spécialise en développement des affaires entre le Québec et les É.A.U.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain organisait mardi une rencontre entre les gens d’affaires des É.A.U. et du Québec, afin de favoriser les échanges commerciaux entre eux.

« La rencontre d’aujourd’hui à elle seule verra des entreprises du Québec remporter pour plusieurs dizaines de millions de dollars de contrats », croit M. Teodoresco.

Remporter le million

La plus grande compagnie de construction du Moyen-Orient, Consolidated Contractors Company (CCC), était sur place. Elle engage 120 000 travailleurs et remporte plus de 7 G$ de contrats par année.

Elle est active dans la construction de ponts, de tunnels, de palais présidentiels et de projets pétrochimiques. CCC a construit trois usines de gaz liquide sur quatre au niveau mondial.

D’autres géants, comme Manazel et Aldar Properties, étaient aussi à Montréal. Cette dernière, la plus grande société de développement, de gestion et d’investissements immobiliers, travaille actuellement sur des projets évalués à 50 G$.

Cima Plus, société d’ingénierie ayant son siège social à Laval, compte brasser des affaires avec certains de ces géants de l’industrie. « Notre but est de décrocher l’équivalent de plusieurs millions de dollars de contrats », dit André Couturier, vice-président exécutif.

Un objectif qui pourrait s’avérer bien atteignable. « Les Canadiens sont très appréciés et les Émirats ont beaucoup d’argent et de projets », dit Alexandre Teodoresco.

Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, abonde dans le même sens. « Nos prix sont compétitifs et nos produits sont de qualité. Les entrepreneurs des É.A.U. aiment aussi notre flexibilité », dit-il.

« Par ailleurs, nous exportons beaucoup, et eux doivent importer tout ce qu’ils consomment », ajoute M. Leblanc.

SNC-Lavalin, La Vie en Rose, Dynamite ainsi que Bombardier sont toutes des entreprises qui opèrent déjà dans le pays.

Établir des liens

Cima Plus tente maintenant de s’implanter là-bas. « C’est une des conditions imposées par le gouvernement pour remporter des contrats », dit-il.

Les entrepreneurs québécois qui voudront faire affaires avec des compagnies du Moyen-Orient devront garder plusieurs choses en tête.

« La culture est différente. Les liens interpersonnels sont plus importants que les soumissions comme telles. Il ne faut pas faire l’erreur d’envoyer un employé junior discuter d’affaires », prévient M. Teodoresco.

Les intervenants présents à la réunion de la chambre de commerce étaient d’ailleurs tous des décideurs haut placés. « On ne discutait pas avec des commis », blague André Couturier.

Simon Lord
Canoë

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