PDA

Voir la version complète : Djokovic détrône le roi


Zirds
03/07/2011, 21h35
Après la place de numéro 1 mondial, Novak Djokovic décroche son premier titre à Wimbledon en battant (6-4, 6-1, 1-6, 6-3) Rafael Nadal.

Les rêves d'enfant sont souvent les plus difficiles à réaliser. Mais ce sont les plus beaux. «J'ai encore l'impression de dormir et de rêver. C'est difficile de mettre des mots, c'est le plus beau jour de ma vie», glisse Novak Djokovic après sa victoire (6-4, 6-1, 1-6, 6-3 en 2h29) contre Rafael Nadal. Lors de cette passation de pouvoir entre numéros 1 mondiaux, le grand Nole dépasse même les espérances du petit Nole, téléspectateur admiratif du tournoi londonien.

Il peut distribuer aux spectateurs du Centre Court toutes ses raquettes. Avec ce premier titre à Wimbledon et une future première place mondiale, ils (lui et ses outils de travail) viennent d'accomplir deux «belles journées de boulot». Dans le jeu, le Djoker domine son adversaire dans tous les compartiments et le doute devient le compagnon de galère de l'Espagnol. En défense, Novak Djokovic est plus fort avec une couverture de terrain impressionnante. En contre, il est plus fort avec des claques en coup droit et en revers décroisées. En attaque, il est plus fort avec des prises de balle précoces pour prendre de vitesse son adversaire. Tous les échanges longs tournent à son avantage.
Djokovic concrétise son rêve

Rafael Nadal perd tous ses repères, force et commet de nombreuses fautes. Seule sa première balle (78% et 5 aces) échappe au naufrage. Ultra dominé et sans solution, le Majorquin ne voit qu'une issue : la défaillance adverse. Elle arrive à deux reprises : au troisième set et à 2-0 au quatrième set. Novak Djokovic baisse d'intensité et Rafael Nadal se jette sur l'occasion. Mais il ne gagne pas en jouant mieux, il gagne parce que son adversaire joue moins bien. Le Serbe possède toujours les clés de la rencontre.

Dans l'adversité, le Djoker montre vraiment sa nouvelle dimension. Si proche de son rêve, la fébrilité l'assaille, mais il dépasse ses peurs. Débreaké à 2-1 sur un retour let gagnant, il ne tombe pas dans la frustration. En difficulté au moment de servir pour le match à 30-30, il vient chercher la victoire au filet sur un service-volée et sur une attaque de coup droit. Comme un grand, il concrétise son rêve d'enfant. Il peut arracher un brin de gazon et le grignoter pour savourer sa prise de pouvoir et sa 48e victoire de l'année. -

Sophie DORGAN

Cookies