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Voir la version complète : Copa America - L'Uruguay sort l'Argentine


Pecos
17/07/2011, 09h21
L'Argentine est sortie de sa Copa America après 120 minutes d'un match intense face à son ennemi juré l'Uruguay. Elle a fini par céder aux tirs au but qu'elle a tant voulu éviter.

Le rêve d'une nouvelle Copa America sur son propre sol ne restera q'« un rêve » pour tous les Argentins. Comme en 1987 avec Maradona, l'Albiceleste a vu voisins uruguayens lui barrer la route de la gloire. Mais le scénario de la nuit dernière laissera beaucoup plus de regrets cette fois-ci. On en a même entendu avouer que certains avaient quitté le stade avant les tirs au but. La production d'adrénaline avait été trop forte. Nerveusement à plat ils ne supportaient pas de vivre la suite. Tous ceux-là vont comprendre ceci : avec le temps de l'élimination directe, la Copa est entré dans une phase où le mental pèse autant que la technique. Il est même certain que le mental va influer sur le physique et sur la tactique. La détermination et la volonté de dépassement priment plus que tout, et c'est dont la Celeste a fait preuve pour créer l'un des plus grands exploits de ce début de siècle, n'ayons pas peur de le dire. Fallait pourtant s'en méfier avec les demi-finalistes du dernier mondial, car le vers « Sabremos cumplir » (Nous serons à la hauteur) fait encore partie des paroles de l'hymne national.

Un état d'esprit conquérant

Bien sur comme dans tout exploit, il se cache quand même un grand « héros » à l'intérieur. Et comme la nature fait « bien » (ou mal les choses), c'est le portier Fernando Muslera, le plus argentin des uruguayens qui est né y a 25 ans à Buenos Aires, qui a eu l'honneur de changer l'histoire. Imperméable durant la majeure partie de la rencontre, grâce à son sens de placement, sa vigilance et son impressionnante souplesse, il forma presque à lui seul ce mur hermétique que l'Argentine n'a pas su franchir. Mais l'équipe uruguayenne a aussi mis dans la balance du match toute la qualité de lutteur de ce petit peuple sud-américain. Pendant que la rencontre montait en tension et en suspense on s'est surpris à penser que cette équipe, capable d'acharnement discipliné et don de soi même en infériorité numérique (durant 40 minutes) pouvait donner, dans des situations extrêmes une confiance monumentale et un état d'esprit conquérant digne des plus grands guérilleros.

L'histoire bien entendu ne pouvait quand même pas basculer dès la 5e minute quand Diego Perez se jeta dans la surface pour prolonger dans les buts une tête d'Alvaro Perreira (0-1), c'était beaucoup trop tôt. Mais cette ouverture de score montrait les réelles intentions de la Celeste, qui ne s'est jamais laisser intimider par les individualités adverses. Pourtant on pouvait craindre le pire, l'équipe concoctée par Sergio Batista était la même qui a laminé le Costa Rica (3-0) et comme Messi s'est senti pousser des ailes y a quatre jours dans la peau d'un passeur magique, il continuait sur la même lancée en délivrant une sublime passe à Higuain pour l'égalisation de la tête de madrilène (18e, 1-1). Or le festival ne se prolongeait pas bien longtemps, la pression qui les accompagnait dans ce stade de Santa Fé fut un peu plus grande que leurs espoirs. La grande trouille les a plongés dans un doute extrême. Plus rien ne se passait jusqu'au tir de Messi (63e) et cela malgré l'expulsion du buteur uruguayen Perez, quelques minutes avant la mi-temps.

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