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Voir la version complète : Libye: un échec cuisant pour l'Otan


TAGHITI
18/07/2011, 12h37
Quand les Américains ne veulent pas ou ne peuvent pas, l'Otan est impuissant. La France et le Royaume-Uni n'ont pas les moyens militaires de leurs ambitions politiques. Ces deux pays vont devoir en tirer les conclusions: se donner d'autres moyens ou disparaitre sur le plan géopolitique.

LES AUGURES AVAIENT PRÉVU un peu vite la chute rapide du colonel Kadhafi. Mais il semble bien que les Dieux militaires aient été avec lui. Barack Obama a transmis, le 14 juillet, au président russe Dimitri Medvedev le relais pour jouer le rôle principal dans les négociations avec Mouammar Kadhafi, sous réserve que la solution adoptée favorise l’avènement d’un régime transitoire. Les deux dirigeants sont convaincus que la guerre est terminée en Libye. Le président américain a ainsi accepté la suggestion russe, contre l’avis des chefs de l’Otan qui avaient rencontré les dirigeants russes à Sotchi. Une réunion durant laquelle Moscou et l’Otan avaient affiché leurs divergences. Mais si les Américains ne veulent pas ou ne peuvent pas, l'Otan est réduit à l'impuissance, une dure leçon quand la volonté politique, notamment française et anglaise, n'a pas les moyens militaires de ses ambitions.
Des résultats militaires mitigés

Washington s’est en fait inspiré d’une proposition libyenne relayée le 4 avril par Georges Papandréou, quelques jours seulement après le lancement de l’opération aérienne par l’Otan visant à aider les rebelles. Le Premier ministre grec avait alors accepté de jouer le rôle de médiateur entre l’occident et la Libye. Mais les chefs de l’Otan, Nicolas Sarkozy et le Premier ministre anglais David Cameron avaient alors marqué leur refus d’un dialogue tant ils étaient certains de pouvoir renverser le colonel Kadhafi par les armes. Il a fallu depuis déchanter.
Des rapports font état aujourd'hui de l’arrêt total des frappes aériennes de l’Otan contre les cibles gouvernementales libyennes. Les militaires sont parvenus à la conclusion que 15.000 missions de vol et 6.000 bombardements n’ont pas eu raison du colonel Kadhafi et quelques unes de plus ne changeront plus rien. Mouammar Khadafi a réussi à résister à cette offensive sans tirer un seul missile et sans faire appel au terrorisme de ses cellules dormantes en Europe. Il avait seulement misé sur l’essoufflement et l’inadéquation des seules frappes aériennes pour venir à bout de ses troupes. La campagne avait été planifiée pour une durée de 90 jours mais, après quatre mois, peu de signes montrent que le régime de Kadhafi est en voie de s'effondrer.
Le secrétaire britannique à la défense, Liam Fox, a avoué le 13 juillet être incapable de donner une date pour la fin des hostilités, en ajoutant que les forces navales et aériennes n’avaient pas les moyens de continuer les opérations: «Nous avons prévu des opérations comme celles que nous menons actuellement, mais personne ne peut prédire combien de temps cette intervention complexe prendra». Il a admis que la fréquence des frappes aériennes effectuées par les Tornado et Typhons de la RAF, aidés par les hélicoptères Apache, «avaient augmenté la pression à la fois sur le personnel et sur le matériel». L’Otan avait reconnu à demi-mot dès le mois de juin manquer d’avions de guerre pour faire respecter la zone d’exclusion aérienne au dessus de l’espace libyen. Elle avait épuisé son stock de missiles et de bombes tandis que les pièces de rechange manquaient. Le secrétaire britannique a confirmé que les industries militaires européennes n’étaient pas en mesure de garantir les efforts de guerre au-delà d’un mois.
Désengagement italien et échec du parachutage français d'armes

Illustration de l'impasse militaire et maintenant politique et diplomatique, les Italiens ont lâché leurs alliés. Ils s’étaient déjà ralliés aux frappes de l’Otan sous la seule condition qu’elles soient limitées à une action humanitaire et à la seule mise à disposition de bases militaires alliées sur son territoire. Mais les contraintes budgétaires et les pressions internes les poussent aujourd'hui à un retrait progressif du théâtre des opérations. Selon des sources de renseignements, l’Italie a discrètement retiré ses avions Garibaldi-551 pour éviter un revers. Le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini, semble vouloir en finir au plus vite. En Italie, le Conseil suprême de la défense a décidé «en accord» avec les alliés qu'il était temps «d'évaluer les actions possibles» dans le conflit libyen. L'Italie respectera tous ses engagements aux côtés des Alliés, mais a décidé de son retrait en raison «d'une disponibilité réduite de ressources financières».
La France aussi, contrariée de ne pas voir les rebelles de Benghazi prendre le dessus sur les forces gouvernementales, a réduit ses moyens militaires en orientant son soutien à des tribus berbères en lutte contre Kadhafi. Pour provoquer un soulèvement contre le dictateur, la France a procédé à un parachutage d'armes «en quantité importante» aux tribus berbères pour «faire la jonction» avec les mouvements d'opposition de la Capitale. Des armes ont été directement parachutées le 30 juin dans le Djebel Nefousa: lance-roquettes, fusils d'assaut, mitrailleuses et surtout missiles antichars Milan.
Mais le calcul a été très mauvais et Paris a pu constater que ces armes étaient utilisées par les rebelles pour piller les villages plutôt que pour combattre les troupes de Kadhafi. C’est pourquoi, le 11 juillet, le ministre de la défense Gérard Longuet a insisté sur la nécessité d’entamer un dialogue entre Kadhafi et les rebelles: «Nous avons arrêté la main qui avait frappé et nous leur demandons de parler entre eux. Il va falloir se mettre maintenant autour d'une table.» En fait, des émissaires de Saif al-Islam, le fils Kadhafi, étaient déjà en négociation avec le président Sarkozy. Tout en axant ses propos sur l’impossibilité des dirigeants libyens de rester au pouvoir, le ministre Longuet n’a exigé ni l’éviction du colonel Kadhafi par la force, ni son expulsion.

Part I

TAGHITI
18/07/2011, 12h38
..Part II

Accord russo-américain

Les présidents Obama et Medvedev ont réussi à s’entendre sur les conditions de négociations avec le colonel Kadhafi qui a infligé un fiasco aux troupes européennes, ce qui n'est pas pour déplaire à Moscou. L’Otan avait exigé l’inculpation de la famille Kadhafi devant le Tribunal pénal international mais il est fort probable qu’elle va réduire ses prétentions. L’acceptation de négociations reste le seul moyen de sauver la face. Sous prétexte d’un régime de transition, les rebelles qui n’ont pas réussi à évincer le dictateur se voient contraints de composer avec les loyalistes pour maquiller leur échec.
Le colonel Kadhafi tient à s’installer en position de force à la table des négociations et a enjoint à ses troupes d’accentuer leur pression sur les rebelles à l’ouest du pays. Un grand marchandage a débuté alors que Kadhafi fait mine de confirmer ses exigences: «nous visons la victoire et non le compromis». Il a même accepté de négocier sous réserve que les britanniques et l’Otan soient mis à l’écart. Hillary Clinton a été contrainte d’amender sa position en précisant que la reconnaissance du Conseil national de transition prendrait fin lorsque «un gouvernement représentatif pourra être établi».
Des sources militaires ont démenti le fait que les forces pro-Kadhafi de la (http://fr.wikipedia.org/wiki/Marsa_El_Brega)région de Bréga soient en difficulté dans une zone sous le contrôle théorique des forces de l’Otan. Les combats entre forces insurgées et troupes gouvernementales se concentrent maintenant autour de ce site pétrolier stratégique sur le golfe de Syrte. Par ailleurs, des troupes gouvernementales ont fait mouvement pour lutter contre une insurrection séparatiste dans les montagnes de Nafusa. Contrairement aux affirmations, les rebelles n’étaient pas aux portes de Tripoli et ont subi une lourde défaite. La décision de Kadhafi a été mal interprétée. Il a donné ordre à ses troupes de ne pas reprendre le bastion de Zintan pour ne pas donner argument à des frappes de l’Otan. En passant à l’offensive, Kadhafi a voulu montrer qu’il gardait la haute main sur le champ de bataille. La guerre en Libye semble presque terminée.
Jacques Benillouche

pyrhamid
18/07/2011, 14h36
lol echec cuisant oh patience est la mere des vertus ce conflit n'a que quelques mois

mehdi-amazigh
18/07/2011, 14h38
Fiasco et déroute totales................

pyrhamid
18/07/2011, 14h40
mais oui la france signe l'armistice avec kaddatfou dans les journaux ce matin on titrait: c'est vrai diktat"
tinquiete pas bientot ton pays va y passer aux reformes democratiques

mehdi-amazigh
18/07/2011, 14h46
Mon pays est le plus démocratique du Maghreb.........

On a attendu personne pour faire la révolution.........

pyrhamid
18/07/2011, 14h49
:mrgreen::mrgreen::mrgreen: :lol::lol::lol:ton dernier message je vais me le mettre en signature :mrgreen::mrgreen::mrgreen:

russkov
18/07/2011, 19h55
Pyrhamid,un vrai clown...!

mehdi-amazigh
18/07/2011, 20h01
Libye – (Vidéo de Brega) Où sont les « rebelles » ?

Surtout pas à Brega, probablement à Paris, Londres ou Washington. Les agences Reuters, AFP et tutti quanti nous bassinent depuis, sur l’entrée des chenapans libyens à Brega. Que nenni ! C’est le mystère élucidé d’un mensonge véhiculé depuis jeudi sur les ondes de tous les médias occidentaux. La désinformation prend un certain coup de massue avec Internet. Le mensonge ne peut plus rester longtemps en place.
Mais où sont donc les renégats de Benghazi ? Cette vidéo montre bien que tout se passe bien à Brega. Pourquoi cette propagande ? Depuis jeudi nous dit-on, ces derniers font des incursions dans la ville. N'ont-ils pas de caméras pour affirmer leur dire ? Il ne faut pas être arabisant pour comprendre que cette propagandastaffel goebbelienne est tritounette.

Les soi disant rebelles ne reconnaissent visiblement pas cette ville. Ils doivent être en périphérie, et font croire au monde entier qu'ils se battent. Or, selon nos informations, les pauvres traîtres ne savent plus à quels saints se vouer. Le soutien de la population de cette ville de l'Est libyen est encore très forte en faveur de Mouammar Kadhafi. Pourquoi ? Sarkozy, Cameron ou Obama ne peuvent répondre.

On ne s'attaque pas à un homme populaire. 5 mois après, les politiques européens ne veulent toujours pas négocier ? Leur extrémisme n'a pas de limite. Ces amateurs ne le savent sans doute pas. Les troupes de Kadhafi sont donc toujours à Marsa El Brega, soit à 160 km au sud de Benghazi. Ces galopins n'ont leur salut que par les bombardements sauvages de l'Otan. Mais où sont donc les "rebelles libyens" ? Personne à Brega ne le sait. Découvrez cette vidéo très parlante.
Le Nouvel Observateur

http://allainjules.com/2011/07/17/li...-les-rebelles/ (http://allainjules.com/2011/07/17/libye-video-de-brega-ou-sont-les-rebelles/)

oukil salah
18/07/2011, 20h06
Mon pays est le plus démocratique du Maghreb.........

On a attendu personne pour faire la révolution.........

c'est pour ça que le printemp arabe ,vous a sauté et allé chez les voisins

russkov
18/07/2011, 20h37
Merci pour cette vidéo ,elle est criante de vérités ,le gros problème de se conflit est la désinformation du pôle occidentale US ,France ,et des guignols qui pollue le net .

logone
18/07/2011, 20h46
je recoupe une information qui disait que les mercenaire de kadafi avait miné les alentour de brega avant de prendre la fuite.
(video recente)
sKUcNd2DH7s


Quant au commentateur de salon qui dit dans sont article de ***** que les arme envoyer aux tribu berbere ont été utilisé pour attaqué des villages, ont voit qu'ils vous prennent vraiment pour de la *****.

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