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Voir la version complète : Les infections nosocomiales dans les hôpitaux en Algérie


morjane
19/07/2011, 16h59
Personne n’est à l’abri du danger que représentent le laisser-aller et le comportement passif de tous les concernés quant à la propreté de ces lieux. Patients, visiteurs et personnel médical courent le risque d’y contracter des infections nosocomiales dont on ne cesse de signaler le caractère dangereux puisqu’elles peuvent même entraîner la mort.

En dépit des critiques relayées par les médias, la gestion des déchets hospitaliers continue à se faire de manière aléatoire.

Seringues, pansements maculés de sang, flacons et autres consommables utilisés traînent à tous les coins des hôpitaux et à l’entrée des services. Le ramassage n’est pas systématique et ce type de rebuts se retrouve même dans les couloirs, attendant le bon vouloir du personnel chargé de l’hygiène. Les services de chirurgie sont les plus touchés, même si les autres ne sont pas prémunis contre ce danger.
D’ailleurs, la seule protection dont on peut se vanter – pour le personnel – consiste en l’utilisation de bacs spécifiques pour les seringues et les déchets en chirurgie et en maternité, des déchets qui, une fois hors du bâtiment, sont traités de façon contestable.

Que de fois n’a-t-on vu les médecins aseptiser eux-mêmes leurs éléments de travail (tables, appareils tensiomètres, bacs…) à l’aide d’un morceau de coton imbibé d’alcool, beaucoup plus pour leur protection. C’est là d’ailleurs qu’on est en droit de s’interroger quant à l’hygiène de ces gants en contact avec les bactéries et dont on se sert pour ausculter les malades.

Entre se prémunir soi-même et protéger le patient contre les infections nosocomiales, le choix semble être fait face à la rareté des moyens de protection et du manque de rationalité dans leur utilisation (il est en effet courant de voir le personnel paramédical utiliser un gant en guise de garrot pour une prise de sang).

Le personnel médical fait en tout cas ce qu’il peut pour échapper aux infections nosocomiales, mais le public en ignore tout faute de sensibilisation.

Des malades y sont chaque jour exposés, qu’ils soient hospitalisés (notamment en utilisant les sanitaires de l’hôpital) ou en consultation. Les visiteurs y prennent leurs aises, comme s’il s’agissait d’une promenade, et vont jusqu’à y emmener des enfants faute d’en connaître les risques.

La responsabilité des autorités sanitaires est fortement engagée, sachant qu’elles doivent impérativement doter les infrastructures hospitalières et les EPSP des moyens nécessaires pour y instaurer l’hygiène et préserver la santé aussi bien des malades que du personnel médical. Cela, les pouvoirs publics ne semblent y adhérer qu’en partie, les moyens n’étant pas mis à disposition des hôpitaux.

morjane
19/07/2011, 17h01
«Nous nous contentons juste de suivre les instructions de l’OMS en matière de lutte contre les infections nosocomiales. Parce que parler d’une prévention me semble relever de la prétention dans le cas du centre hospitalo-universitaire de Constantine». B. F., le résident auteur de ces propos a tenu à rappeler que le vent de la contestation qui a soufflé sur les lieux ces quatre derniers mois est lié aux conditions de travail exécrables qui, tel un métronome, «régulent» le fonctionnement de l’établissement dans sa partie la plus sensible qui sont les services et pénalise, voire met en danger la vie des personnes hospitalisées.

En revenant sur les orientations et instructions de l’OMS notre, interlocuteur dira que «s’agissant du respect des normes, il n’y a pas photo. Nous dépassons de très loin les normes en question et le plus grave et que l’on ne peut même pas évoquer une prévention qui aiderait à mieux prévenir dans le meilleur des cas ou au pire stabiliser la situation».Le jeune résident ne dispose pas de chiffres précis ou de statistiques, il ne s’en émeut pas «dans la mesure où ces infections ne sont plus l’exception mais la règle dans tous les services compte tenu de la grande anarchie qui règne au moment des déplacements pour une raison ou une autre des patients. Bien entendu, le foyer le plus infecté reste le service de réanimation et forcément celui infectieux où la manipulation des malades est importante».

Bébés, personnes âgées, malades chroniques, immunodéprimés constituent la plus grande catégorie des malades exposés, vulnérables et porteurs des germes infectants et donc multipliant la menace.

Une menace contre laquelle n’existe aucune velléité de contrariété, voire volonté officielle de donner le change en faisant afficher par les organes concernés du secteur une prise de conscience, aussi factice soit-elle, une disponibilité, une écoute des pouvoirs publics.

A cette situation apocalyptique qui ne souffre en réalité d’aucune exagération même si les satisfecit auto-attribués par le ministère de tutelle à son action, ses programmes, sa politique martèlent le contraire, il y a lieu d’ajouter l’absence de produits essentiels notamment les antibiotiques et plus particulièrement ceux permettant d’arrêter la progression des germes d’une manière radicale compte tenu de la résistance phénoménale de certaines infections.

«Or, nous travaillons comme dans un hôpital de campagne qui se trouve malgré lui en plein centre des hostilités. Autrement dit, avec des moyens de fortune. Il n’existe pas d’antibiotiques et il est exigé des familles de patients de faire preuve de débrouille pour nous aider à en disposer.»

Notre interlocuteur de nous mettre en relation avec un Constantinois qui a subi, pour des raisons ’indisponibilité de catgut dans les milieux sanitaires où il réside, une intervention chirurgicale à hauteur du rein mais dans un établissement relevant d’une autre wilaya.

L’infection nosocomiale assez complexe qui en a résulté a fait qu’il se fasse soigner dans sa ville. Celui-ci nous expliquera que «selon les analyses, mon organisme résisterait à 14 antibiotiques. Celui qui est réputé mettre fin à mon calvaire n’est pas disponible en pharmacie pour la simple raison que c’est un produit hospitalier. Or, il ne l’est pas également au niveau des structures hospitalières. Alors, comme vous pouvez le constater, je fais des accès de fièvre répétées, mon appareil génital me fait mal et mes mictions sont constituées de liquide purulent».

Nous passerons sur les témoignages de nombreux autres patients dont la détresse est, chaque jour, plus grande.

Les infections nosocomiales sont là et bien là.

Nous obtiendrons d’une manière quelque peu détournée des statistiques réalisées d’une manière sans doute arbitraire mais qui n’en restent pas moins proches de la réalité : 27%. Or, les normes mondiales notamment celles de l’OMS se situent au dessous de 5% et à 1% dans les pays nordiques.

Par la Tribune

ElisaK
04/08/2011, 23h57
pas étonnant j'ai vu en algérie dans la salle d'attente d'un médecin un jour de grande chaleur, une bouteille d'eau en plastique avec... un seul verre. Tout le monde buvait avec : vieillard qui toussaient à s'en rompre les poumons, maman qui donnaient à boire à leurs jeunes enfants ensuite.... UNE HORREUR ! Mais enfin où ces médecins ont-ils appris la médecine et l'hygiène ???

Nuit_Bleue
05/08/2011, 16h07
..............Mais enfin où ces médecins ont-ils appris la médecine et l'hygiène ???................

Juste manque de moyens !!!! Ont leur en donne pas ,juste assez pour une médecine primaire !
C est nos dirigeants les fautifs !

ElisaK
05/08/2011, 16h34
Ce n'est pas toujours un manque de moyens. Je ne suis pas d'accord. Un exemple, j'ai une belle soeur qui va chez le médecin un soir, elle avait la manchoire engourdie, tout un coté du corps pareil et elle voyait mal d'un oeil. Le médecin lui a dit de macher du chewing gum pour faire de la rééducation !!!!
Elle est allée chez une autre et résultat elle avait fait un AVC (Accident Vasculaire Cérébral) et de plus elle est enceinte de 7 mois !!!
C'est un manque de moyen ça ??? moi j'appelle ça de l'incompétence. Ils ne veulent que le fric et c'est tout. et des exemples comme ça j'en aurais des tonnes.
Pas besoin de gros moyens pour être propres. Mettre des verres en plastiques ne serait-pas mieux ? Voir ça chez un médecin c'est inconcevable tout de même !

Nuit_Bleue
05/08/2011, 16h43
Oui là c est inadmissible ce genre de situation, je dirais même des charlatans, de l ignorance, mais bon faut se dire c est des cas isolés, je suis certaine il existe en Algerie comme ailleurs de tres bons Docteur, faut juste tomber dessus!
Désolée pour ta Belle Sœur !Que Dieu lui vienne en aide !

ElisaK
06/08/2011, 18h16
Merci c'est gentil à toi mais ce qui me fait le plus mal c'est que si cet imbécile de médecin l'avait décelé de suite elle n'aurait pas eu de séquelles.
Il y en a sans doute des bons mais le problème c'est que tout le monde n'y a pas accès.
Pour les hopitaux c'est une catastrophe, ils sont bondés de monde et là encore soit il n'y a pas de médecins (ce sont des jeunes internes qui assurent les urgences et autres) soit les patients attendent des lustres avant d'être pris en charge pour qu'on leur donne du spasfon ou de l'aspégic quoi qu'ils aient !
Nous avons vu mon beau père mourrir dans des conditions terribles (il avait une tumeur cérébrale) faut de soins que ce soit par les médecins ou par les hopitaux. Rien pour le soulager, ils s'en fichaient royalement. Bref je suis écoeurée de ce plan là.
les dirigeants quant à eux partent à l'étranger se soigner quant ils sont malades et ils continuent à vivre....

Nuit_Bleue
06/08/2011, 18h38
Salam ElisaK,
Courage a toi ..
Mais tant fais pas tous ses profiteurs un jour auront leur récompenses, et devant la mort on est tous égaux, alors ils auront leur du par Dieu !!!

ElisaK
06/08/2011, 23h23
oui je me console ainsi.

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