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Voir la version complète : Le chaos budgétaire freine la préparation de la loi de Finances


magh91
22/07/2011, 18h25
Le recours à l’endettement extérieur n’est pas écarté
La note de cadrage n’est toujours pas prête

http://www.leconomiste.com/sites/default/files/p9_11.jpg A fin juin dernier, les dépenses de compensation ont atteint 21 milliards de DH, soit les 2/3 de l’ensemble de l’enveloppe renflouée. Quant au budget initial(17 milliards de DH), il a été englouti dès la fin du premier trimestre.


(http://www.leconomiste.com/article/885502-le-chaos-budgetaire-freine-la-preparation-de-la-loi-de-finances#) (http://www.leconomiste.com/article/885502-le-chaos-budgetaire-freine-la-preparation-de-la-loi-de-finances#) [/URL][URL="http://www.leconomiste.com/printmail/885502"] (http://www.leconomiste.com/print/885502)


Rien ne va plus. Même les membres du gouvernement manquent de visibilité en cette dernière décade de mois de juillet. Du moins pour certains d’entre eux qui assurent l’intérim de leur collègues partis en vacances. Et pour cause! La lettre de cadrage que produit chaque année la Primature pour la préparation de la loi de finances n’est pas encore élaborée. En tout cas, à l’heure où nous mettions sous presse, elle n’était pas encore communiquée aux membres du gouvernement. Ce document, faut-il le rappeler trace les grandes lignes du prochain Budget et définit les grands axes de la politique économique et sociale.
Selon une source proche du dossier, «il s’agit en effet, d’un léger retard par rapport au calendrier habituel». Retard, qui s’explique d’après la même source par l’agenda chargé de ce mois de juillet qui a été marqué par l’organisation du référendum sur la réforme de la Constitution. Laquelle prévoit aussi toute une panoplie de lois organiques. Sans oublier l’organisation des élections législatives en octobre prochain qui a pris de court un grand nombre de partis politiques, particulièrement les formations représentées au sein de l’actuel gouvernement. Du coup, nombreux les ministres qui sont préoccupés par la préparation de la campagne électorale. Mais la raison essentielle qui explique le retard tient surtout aux distorsions budgétaires de l’exercice en cours.
Selon notre source, il faut d’abord explorer les pistes pour redresser tant soit peu les équilibres ou à défaut asseoir une gestion salvatrice avant d’envisager la préparation de la prochaine loi de Finances. Autrement dit, comment préparer les bases du budget 2012 alors que l’essentiel des hypothèses de l’actuelle loi de finances se trouve compromis. Les solutions à explorer concernent bien évidemment le déficit budgétaire. Car, rien qu’en cinq mois les dépenses ordinaires ont explosé à un niveau très inquiétant. Et, le recours à l’endettement extérieur n’est pas écarté.
Qu’on en juge par les chiffres. Selon la direction des études et des prévisions financières du ministère des Finances, les dépenses ordinaires ont augmenté de 10% passant de 71,2 milliards de DH à 78,3 milliards sur les 5 premiers mois de l’année. Sur la même période, les dépenses de compensation ont quant à elles culminé à 21 milliards de DH, soit les 2/3 des crédits prévus pour toute l’année. Or, le budget initial (17 milliards de DH) a été englouti dès le premier trimestre sous l’effet de la hausse des factures énergétique et alimentaire. Les dépenses du personnel ont aussi augmenté de 7% à 34,2 milliards de DH. S’ajoute à cela, le coût du dialogue social dont le niveau atteindrait, rien que pour le reste de l’année en cours, 5 milliards de DH. Cependant, les dépenses d’investissement se sont repliées de 16% à 19,2 milliards de DH au lieu de 22,8 milliards à fin mai 2010. Pour redresser la situation, le Trésor peut encore puiser sur le marché intérieur. Mais la détérioration des finances publiques intervient au moment où celles de la balance des opérations courantes se poursuit, le déficit des échanges extérieurs des biens a crevé tous les plafonds. Déjà à fin mars dernier, le compte des transactions courantes a dégagé un solde négatif de 15, 7 milliards de DH. Et cerise sur le gâteau, les hypothèses de la loi de finances ont été toutes démenties par l’évolution de la conjoncture internationale.
A commencer par le prix du baril de brut qui doit se situer, selon les meilleures prévisions, à 105 dollars en moyenne annuelle au lieu de 75 dollars. Quant à la récolte céréalière, elle a certes dépassé la prévision initiale mais, phénomène de germination élevée, entre 30 et 40% de la production est jugée valable pour la provende. Autant dire que l’ouverture des importations sera faite avant terme. http://www.leconomiste.com/sites/default/files/p9b_1.jpg

A. G.

oukil salah
25/07/2011, 00h36
A commencer par le prix du baril de brut

decouvrir du petrole
voilà ce qui manque au maroc , pour s'envoler vers son destin

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