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nacer-eddine06
12/08/2011, 01h22
Un étude de Bank of America Merrill Lynch fait un parallèle entre les conséquences de la chute de la demande de pétrole et les périodes de ralentissement économique de ces dernières années.



La chute du prix du pétrole est-elle systématiquement le signe avant-coureur d’un ralentissement économique au niveau mondial ? Certains signaux laissent en tout cas le penser. Alors que le coût de l'énergie représente aujourd'hui 9% du PIB mondial, un rapport de Bank of America Merrill Lynch publié mardi, pointe que cette part était identique lors de la récession en "double dip" des années 1980, mais aussi en 2008, deux périodes au cours desquelles l'économie mondiale avait basculé dans la récession.

Le "marc" du pétrole aurait donc beaucoup à nous révéler sur l'état de santé de l'économie mondiale. Le cours du baril serait un thermomètre très fiable. Depuis le 9 février 2011 aux Etats-Unis, ce dernier est passé sous la barre fatidique des 100 dollars, après sept mois consécutifs de chute. Et comme le rappellent les analystes de la banque d’investissement, ce fut aussi le cas en 2008, avant la grande récession. Mais cette année-là, le plancher des 100 dollars avait été crevé pendant six mois seulement…

"La baisse du prix du baril de pétrole peut être une bonne nouvelle pour les pays qui ont en ce moment des difficultés avec leur déficit public, puisqu'il va leur coûter moins cher", constate Gustavo Soares, analyste chez Bank of America Merrill Lynch. "Mais c'est loin d'être une bonne nouvelle, car cela nous apprend aussi que la reprise économique est plus faible que prévue", poursuit-il.

Les conclusions du rapport sont claires : "nous pensons que l’économie mondiale est désormais entrée en légère récession, au vue de la diminution de la demande en énergie et de la baisse des prix", indique le rapport. Et les projections de la banque d’investissement ne sont guère optimistes. La probabilité de voir les Etats-Unis entrer en récession (la contraction du PIB sur deux semestres) en 2012 a augmenté de 35%, selon la banque d'investissement.

Demande moins forte que prévue dans les pays émergents

Alors que le rebond aurait pu venir des pays émergents sur le marché du brut, le rapport révèle que la demande n’y est pas aussi forte qu’attendue. En Chine, la demande enregistre à peine plus de 8.5 millions de barils par jour, soit un ralentissement de 1,2% année après année, et une baisse moyenne de 9,5% sur les trois premiers mois de 2011. La consommation de brut en Inde et au Brésil aurait également ralentie, en réponse à des taux d’intérêts élevés qui brident la demande en biens de consommation, au premier rang desquels, les véhicules qui consomment de l'or noir.

Selon le rapport, dans un environnement en récession, la demande de baril pourrait se contracter de 0,4 million de baril par jour, au lieu des 1,5 millions de barils initialement prévus. Le décrochage sera particulièrement important en Amérique du Nord, où la demande chuterait de 620.000 barils par jour au lieu des 110.000 attendus. Du coup, d’ici le mois de septembre, si la baisse de la demande mondiale se confirme, le prix du Brent devrait avoisiner les 106 dollars, et le "light sweet crude", -le brut de référence sur le continent nord-américain, approcherait les 90 dollars avant la fin de l'année.

Le baril a 114 dollars l'an prochain

Pour faire face à la récession, les stimulus budgétaires mis en place par les Etats pourraient jouer un rôle déterminant et entraîner une remontée des prix du baril. C'est d'ailleurs là-dessus que les espoirs de Bank of America Merrill Lynch se fondent. En Turquie, depuis octobre 2008, la Banque Centrale a baissé son taux directeur de 8,75 % permettant ainsi une augmentation des crédits bancaires aux particuliers et aux entreprises. Les premiers achètent de nouvelles voitures, entre autres. Les second sont encouragés à investir dans de nouvelles usines consommatrices d'énergies.

Pour ceux qui attendent de voir le prix du brut baisser à la pompe, les réjouissances seraient néanmoins de courte durée selon la banque d'investissement qui maintient ses prévisions de 2012 sur le prix du brent à 114 dollars le baril. "La demande des pays émergents devrait continuer de croître", précise Gustavo Soares. Si une la récession mondiale devait s'accentuer, une baisse du prix du brent serait donc limitée dans le temps.
par Jeanne Dussueil

oukil salah
12/08/2011, 04h11
Pourquoi la chute des prix du pétrole est en fait une mauvaise nouvelle

parce que les caisses seront vides
et plus de cagnote en reserve

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